Dernière répétition.
5 mai 2012Demain sera un grand jour, quel que soit le résultat, de quelque tendance que l’on soit. L’événement nous marquera profondément, et dans notre quotidien, et pour longtemps : comme chaque année traditionnellement, nous nous retirons au mois de mai dans l’arrière-pays grassois pour méditer sur notre pôvre condition de mortels. Mais cette fois en plus il y a « La Présidentielle ». Alors notre ami Rénato a dit « Pas question de rater la cérémonie! Répétition générale chez moi vendredi soir et que chacun n’oublie pas d’apporter instrument et partitions! »
Quelque peu fautif je me suis senti, car beaucoup de travail et des amis dans la même situation ne m’ont pas permis de réviser mes devoirs et là-dessus « Le Professeur » reste intransigeant. Pour compenser et surtout l’amadouer, j’avais apporté une belle pièce que tout le monde aime chanter : « Marguerite ». C’est un des grands airs composés en 2009 par Jean-François Ganevat. Une merveille de chardonnay sur laquelle nous avons tous repris en cœur. Jacfé, qui joue aussi bien de son stylo que du sécateur nous fit goûter la dernière cuvée issue de ses vignes algéroises : un délicieux Sidi-Brahim 100% gamay et en magnum. Sur une friture d’anchois nous avons fait jouer « Granite 2010″ de Guy Bossard.
Pour ce qui est de la souris d’agneau avec ses petits légumes croquants, « La Grange des Pères 2006″ de Laurent Vaillé s’est révélée être parfaitement à la hauteur. Quant aux profiteroles au chocolat, glace à la vanille, entièrement réalisées par les petits doigts gourds de Rénato, « La Réveillerie 2004″ du Domaine Lemaire-Fournier a clos en fanfare ce délicieux repas préparatoire. Pour certains, il manquait le final avec en apothéose « Cigares et vieux alcools » et sa variante proposée par les productions de la Maison Cazottes. Mais il est vrai que la pratique nocturne de certains instruments peut déranger, alors nous avons décidé de nous préserver en nous promettant bien de ne pas oublier demain ce final. Nous prendrons la route lourdement chargés après vérification du tampon sur la carte d’électeur effectuée par notre représentant local du Politburo.
Cousinade
3 mai 2012Olivier Cousin tenait à vous remercier.
Même si rien n’est encore joué,
il veut célébrer le grand élan de solidarité pendant trois belles journées.
Voilà des mois que le vigneron angevin qui n’a pas le droit de dire d’où il vient cherche à vous dire merci.
Ces 1 300 signatures venues du monde entier l’ont beaucoup touchées. Même si on ne sait pas encore si elles ont ému le procureur chargé du dossier… Résultats probablement fin mai.
Peut-être aurons nous alors une autre bonne raison de faire la fête les 15, 16 et 17 juin chez Olivier.
« En fait, je voulais rencontrer tous ces gens qui m’ont soutenu. » prétexte l’accusé. « Et comme je ne sais pas faire de longs discours, on va écouter de la musique ! »
Pas moins de dix concerts, des spectacles sous chapiteau et du théâtre de rue , le tout bien arrosé par des vignerons de même jus.
Le tout à Martigné-Briand (49), sur les lieux même du crime…
Vendredi 15 juin, 21h – 1h
Compagnie Tralala Splatch « le Cabaret pataphysique »
Concert de blues
15 euros sur réservation
Samedi 16 juin, 17h – 2h
Concerts, dégustations de vins nature, spectacles
Entrée libre
Dimanche 17 juin, 11h – 19h
Pique-nique campagnard (on apporte son panier)
Concerts et spectacles
Entrée libre
18 h : spectacles de clôture
Compagnie Bernadette Bousse
Tralala Splatch « le Cabaret pataphysique »
15 euros sur réservation
tous les groupes sur www.myspace.com/anjoufeu2012
Réservations et contact : Eric 06 85 82 76 52 – lasouze.com@bbox.fr
Mimi, Fifi et Glouglou-Blind-test
23 avril 2012Coproduction VUILLEMIN / GLOUGUEULE
19 avril 2012Vous allez l’aimer et le porter tout l’été.
Ce somptueux ticheurte est le fruit d’une collaboration aboutie, d’une longue et judicieuse étude de marché, sujet de réunions préalables poussées. Son subtil graphisme vous autorisera toutes les sorties de route, les taches que vous rajouterez s’inséreront délicatement dans le dessin original. Philippe Vuillemin t’associe à son œuvre et te permet de te la péter auprès de ta rencontre d’un soir, car toi aussi tu es un artiste, dernier maillon du mouvement « tachiste ».
Heavy méthane
14 avril 2012A quoi bon vieillir si l’expérience ne nous apporte pas au moins une once de lucidité ? Mais moi, crétin que je suis, j’aurais dû m’en douter, le parcours était balisé, les indices pullulaient et je n’ai rien vu venir. Le fourbe avec sa petite face de poupon à bouclettes m’a bien berné.
Deux fois de la salade de pois chiches aurait déjà dû m’alerter, une pleine assiettée de gratin de choux-fleur et pour couronner le tout, ma fiancée qui lui prépare ces petits beignets de farine de châtaigne dont il raffole, il avale ça comme des cacahuètes. Pour avoir une idée de ce qu’il en ingurgite, il faudrait installer un compteur à l’entrée du gouffre. Content et repu, l’infâme m’a souhaité une bonne nuit et surtout de bien en profiter car « Demain la route sera longue! »
En effet J.C. avec ses treize stations peut remonter sur sa croix, moi c’est le trajet entier qui fut un calvaire. L’homme, sous prétexte qu’il entend mal, a nié toute production personnelle. « Si tel était le cas je l’aurais quand même bien entendu! Faut pas exagérer! PQ, tu énerves à la fin! » Certains lui trouvent la mine légèrement couperosée, soyez attentif ! Surveillez-le bien ! Ce sourire béat, la face qui rougeoie et cette décompression des joues, suivie d’un souffle d’aisance infinie. Cela ne vous rappelle rien ? Souvenez-vous de bébé dans son berceau, sa face réjouie et empourprée, le petit rictus qui apparait soudain, la crispation des muscles puis l’infernal fumet et le relâchement lumineux de sa face d’ange. Ça y est, vous y êtes ? Eh bien pour moi, Poupon la Peste a renouvelé la performance durant toute une journée entre Nice et Bourgueil. Je suis sûr qu’à plusieurs reprises, j’ai involontairement battu des records d’apnée.
Mimi, homme de voile, fils d’Eole, roi du vent.
A ce niveau de production, il ne faut plus gaspiller. Un gazoduc La Seyne – Fos serait d’un excellent rendement, joli complément de retraite. Pendant un temps, j’ai craint pour ma santé. Les yeux me brulaient. La gorge irritée, je vacillais. Monsieur mange exclusivement des produits bio, cela pose problème et demande indubitablement réflexion. Quel peut être le parcours interne de ces aliments? Y-a-t-il une dérivation qui leur ferait emprunter un trajet inconnu de la science? Un passage secret qui passerait par l’enfer du décor ? Comme dit son ami Karl Lagerfeld « Archhh! Mimi quel immenze myztère! »
Mimi, Fifi et Glouglou – Volonté
6 avril 2012Au fil des Cosse, aujourd’hui Matthieu.
29 mars 2012L’arrivée tonitruante sur la scène du judo internationale de Teddy Riner nous a permis, au travers des récits et anecdotes que sa mère a racontés, de sentir quelle était son anxiété, pour ne pas dire sa détresse, quand arrivaient les mercredis et qu’elle devait envisager comment maitriser sa petite tornade noire. 
N’en doutons pas, la maman de Matthieu Cosse a dû connaitre, quelques années auparavant, les mêmes affres. Lorsque l’on demandait au bambin quelle serait sa profession, il indiquait invariablement : marchand de menhirs itinérant, déménageur de pianos, éleveur de pachydermes, fort des halles, pêcheur de baleines bleues ou, plus aléatoire, vendeur d’enclumes à la sauvette. Heureusement Matthieu était né en terre d’Ovalie et put dépenser son trop-plein d’énergie sur les terrains, apprenant ainsi à ses adversaires d’un moment quels pouvaient être le quotidien d’un ruminant et surtout la vision macroscopique d’un carré de pelouse. En parallèle et dès quinze ans, il développa une grande passion pour le vin, phénomène qui correspond dans la mémoire rugbystique locale à une époque de profonde quiétude dans le championnat.
Le cépage choisi serait à l’image du rugby, rugueux mais chaleureux quand arrive la troisième mi-temps. Ce sera le Domaine Maisonneuve-Cosse en appellation Cahors. Mais quand on voit la taille de ses mains, et son gabarit, on se dit que 5 hectares c’est bien trop petit pour les occuper à plein-temps.
Alors, il y a quelques années, le hasard a placé sur son chemin un irlandais qui n’avait pas encore rencontré un de nos amis architecte, à savoir : il était encore milliardaire. Dans sa tête un projet immense et pour le réaliser, un bras droit, un vrai à la Guillermo Vilas, pas un champion du monde de l’immeuble. Matthieu serait son homme. Depuis 2008, les cent dix hectares du Château La Coste sont menés en bio-dynamie, un chai ultra-moderne dont la partie esthétique a été confiée à Jean Nouvel est sorti de terre. Un café-brasserie avec un espace librairie dessiné par Tadao Ando a vu le jour, et au hasard de la promenade que vous pouvez faire dans les vignes, la découverte d’œuvres d’artistes majeurs (Franck Gerhy, Calder, Louise Bourgeois….).
Tout cet univers sera à la portée des professionnels dès 10h le lundi 16 avril au cours d’une journée portes ouvertes du domaine. Matthieu en a profité pour inviter une cinquantaine d’amis vignerons qui vous ferons goûter leur dernier millésime et, si vous le désirez, l’art viril mais correct du plaquage.
Château La Coste – 2750 Route de la Cride _ 13160 Le Puy Ste Réparade – Tél 04 42 61 92 90
Mimi, Fifi et Glouglou – influences
22 mars 2012Opération « Figatellu »
15 mars 2012Il est encore trop tôt pour les oranges et les pomelos mais c’est parfait pour les derniers figatelli. Cette cuvée issue de vrais porcs corses de Pietroso, rapportée par ma promise, est particulièrement exceptionnelle cette année, l’équilibre entre le foie et le gras est parfait. Deux manières de le déguster : grillé ou cru. Pour la version grillée, l’accompagnement idéal reste la pulenda.
Une farine de châtaigne tamisée, jetée dans un grand faitout, additionnée d’une quantité très précise d’eau bouillante car il n’est pas question d’en rajouter par la suite, que l’on touille énergiquement pendant 20 minutes avec un bâton de bois nommé « pulindaghiu ». Autant dire que la pulenda n’est pas un plat de célibataire, d’autant qu’en dehors du touilleur fou il faut se trouver un bon gars costaud pour tenir fermement la gamelle sur le feu. Le touilleur devra s’agiter le bâton de manière centrifuge et régulière sans oublier de décoller méthodiquement la pâte qui se sera accumulée sur les parois, faute de quoi vous aurez un goût de brûlé.
Au terme des 20 minutes, vous retournerez la gamelle et, sur un torchon recouvert d’un voile de farine, la pâte cuite tombera sans résistance. A l’aide d’un fil à coudre et surtout d’un geste sûr et ample, vous découperez des tranches d’un bon centimètre d’épaisseur que vous passerez sur le torchon enfariné. Hé oui cette boule marron qui ressemble à une expansion de César est le fruit d’un savoir ancestral. Pendant ce temps, vous aurez collé le plus chétif au barbecue, sa mission étant capitale car le plus important reste la synchronisation, les deux composants devant absolument être servis chauds. Nous conseillons sans retenue un rouge de chez Grotonio et Fils. Non seulement c’est bon mais en plus c’est excellent, ce sont des amis, mon éventuel beau-père a bien connu Marie du temps où elle était étudiante à Nice, alors ce rouge devient naturellement incontournable.



































