Archive pour mai 2009

Cazottes liquide

mardi 26 mai2009


Laurent Cazottes distille tout ce qui lui passe sous le nez. Baie, fruit, fleur, tout mène Ă  l’alambic. Mais son flair l’emporte plus loin encore : il retrouve le goĂ»t lĂ  oĂą on l’avait perdu et s’en va vaporiser le consommateur jusque dans le bistrot qu’il vient d’inaugurer.laurent-c (suite…)

Le Jeu de Quilles

vendredi 22 mai2009

benoit-jeu-de-quilles-375-2Jacques LACARRIERE rappelait ce souvenir. En sortant de l’Ă©cole, il passait Ă  la boutique de son père et tous deux, main dans la main, traversaient la place du village pour rentrer dĂ©jeuner. Un jour, au douzième coup de cloche son père Ă©mit un magnifique pet sonore et lui dit : « Tu vois mon fils, Dieu et moi sommes Ă  l’unisson! ». Et bien, il en Ă©tait de mĂŞme ce jour-lĂ . Michel TOLMER et moi, dirigĂ©s par nos estomacs, portions nos pas vers sa nouvelle bonne dernière adresse : Le Jeu de Quilles au 45 de la Rue Boulard dans le XIVeme  tĂ©l : 01 53 90 76 22. descombes-georges-381-2(En cas de famine rien ne vaut la truffe d’un faux maigre pour vous mener lĂ  oĂą il faut.) A peine avions-nous poussĂ© la porte que soudain nous vimes dĂ©filer devant nos pauvres yeux horrifiĂ©s les images de notre future et proche dĂ©chĂ©ance. LĂ , joviaux et hilares se tenaient Georges DESCOMBES et Jean-Baptiste ARENA, le coude greffĂ© au comptoir, attendant qu’une table se libère. arena-jean-baptite-392-6N’Ă©coutant que notre courage, nous dĂ©cidâmes de leur tenir compagnie. Romuald coupa quelques tranches de jambon et Ă  la fin du service sortit les fonds de casseroles, quelques flacons de bonne facture dont un excellent « Les Longues Vignes » de Chaussard et Gaubicher, puis plus tard, mais bien après, vint l’heure de nous sĂ©parer. 1969, deux astronautes : Armstrong et Aldrin se rencontrent sur la Lune. 40 ans plus tard, 2009, nous tombons par hasard sur nos camarades au Jeu de Quilles. Parfois ces percussions de l’espace temps me glacent les sangs. Brrrrr!

Pas d’effort sans douleur

lundi 18 mai2009

20sur20-monaco-0441O.G. est homme de volontĂ©. AprĂ©s un accident de comptoir oĂą il s’est brisĂ© les deux coudes, dĂ©cision a Ă©tĂ© prise de se les faire bloquer en position « extension », Ă©loignant ainsi au maximum l’objet de tant de turpitudes. Dans sa prĂ©cipitation O.G. a oubliĂ© malheureusement qu’il lui serait dorĂ©navant difficile de se gratter le nez, entr’autre. Toujours est-il que notre ami semble trĂ©s fier de sa nouvelle paire. Vous remarquerez que la mĂ©thode a portĂ© ses fruits au vue de la couleur des liquides. Quoique…

A l’aube

jeudi 7 mai2009

le-grand-predateur-fig1Aux aurĂ´res dans la savane est venu le temps des grands prĂ©dateurs. le-grand-predateur-fig2AprĂ©s une nuit Ă  sillonner son territoire afin de repousser les incursions de plus jeunes Ă  la crinière plus dense, ce vieux mâle aux poils gris et parsemĂ©s profite de ce court rĂ©pit pour se substanter, ses heures sont comptĂ©es et s’il lui reste une dernière femelle toujours fidèle, il y a bien longtemps que toutes les autres qui constituaient son immensele-grand-predateur-fig3 harem, du temps de sa splendeur, ont dĂ©sertĂ©. Toutefois il ne faudrait pas le sous-estimer; ne pas se fier Ă  son cĂ´tĂ© empâtĂ©, les rondeurs masquent une grande vivacitĂ© et son dĂ©sir intact de puissance et gloire, son appĂ©tit reste insatiable. Cette motte de beurre, ce bol de confiture et cette baguette de pain vont l’apprendre Ă  leurs dĂ©pens. Vous allez dĂ©couvrir en trois clichĂ©s toute la beautĂ©, certes cruelle, mais tellement Ă©mouvante de ce grand fĂ©lin qu’est le Ferrandezus Gigantus Magnus.

Ambrose BIERCE

mercredi 6 mai2009

Dans son « Dictionnaire du Diable » fin XIXeme Ambrose nous confiaitbierce-ambrose4662

Je ne sais pourquoi j’aime tant Monsieur BIERCE

A Topia 2009

dimanche 3 mai2009

morue-fraicheagneauMaquillage lĂ©ger, un magnum de Grotte di Sole blanc 2007 d’Antoine ARENA dans une main, un de Fief du Breuil 2002 de Jo LANDRON dans l’autre. Je savais possĂ©der tous les atouts de la sĂ©duction pour cette journèe. Sur les rouges je faisais confiance Ă  mes camarades et, effectivement, nous eĂ»mes droit Ă  un joli dĂ©filĂ© de magnums : St Joseph 2004 de Dard et Ribo, MĂ©mĂ© 2006 de Gramenon, Morgon Vieilles Vignes 2004 de Jean Paul THEVENET et 2005 de Jean FOILLARD.mona-mario-et L’apĂ©ro, ce fut Macon de chez mario-et-ses-beignets-de-sardineBLANCHARD. Comme dans « Les choses de la vie » de RESNAIS, tout repasse au ralenti. Mais y a ma pĂ´v’tĂŞte, alors……. Si, Ă  un moment j’ai eu dans mon champ de vision un Beaujolais 2006  d’Yvon METRAS, un « Chut DERAIN », les Ardilles de VILLEMADE, et puis du MOSSE et du VALETTE. Et puis nous avons mangĂ© aussi ces dĂ©licieuses spĂ©cialitĂ©s italiennes simples et goĂ»teuses :luciano-et-art-pepino beignets de sardines fraiches farcies aux herbes; poulpe, petits pois et tomates; fĂ©vettes, olives, coup de blanc du pays avec pain local bien cuit Ă  la croĂ»te dorĂ©e; pâtes fraiches Ă  l’encre de seiche; raviolis aux artichauts avec haricots verts frais et parmesan; morue fraiche et version salĂ©e avec pommes de terre, tomates, olives; sanglier; agneau et toujours ces petits artichauts fondants. Y a eu aussi le Master ofolivier-et-sa-muse CĂ©rĂ©mony : Art PEPINO qui a slamĂ© « grave » ou « comme un ouf », notre jeune public choisira ou modifiera de lui-mĂŞme. Est venu l’accompagnĂ© Luciano, chanteur d’opĂ©ra italien immigrĂ© Ă  Brooklyn et puis Olivier nous a encouragĂ© Ă  nous retrouver en chantant son cĂ©lèbre : « Et il est oĂą ? et il est oĂą ? » et puis l’heure des adieux arrivant nous nous sommes embrassĂ©s longuement pour certains, goulĂ»ment pour d’autres.hole Nos fiancĂ©es ont connu leur heure de gloire en nous intimant l’ordre de nous installer Ă  la place du mort, de bien boucler et la ceinture de sĂ©curitĂ© et nos bouches qui ne s’Ă©taient pas fermĂ©es de la journĂ©e. Tellement tristes de nous sĂ©parer que rendus Ă  Nice nous avons prolongĂ© chez Olivier qui a eu le bon goĂ»t de nous rincer les papilles avec un Poulsard 2004 d’HOUILLON et OVERNOY, immĂ©diatement prolongĂ© par la version Chardonnay et, Ultime bouteille de cette grande et belle journĂ©e la sus-nommĂ©e  gourmandise d’Yvon METRAS en 99. calamarsPlus que 49 semaines avant la prochaine reprĂ©sentation de A  TOPIA 2010. Ca va ĂŞtre long, morue-saleeheureusement Mario vient chaque semaine Ă  Nice livrer Le Vin sur Vin et La Part des Anges en lĂ©gumes et il lui arrive d’apporter dans sa besace un de ces petits plats qui nous permettent de faire le rappel indispensable.