Archive pour décembre 2010

Les vins d’Yeu ***

jeudi 23 décembre2010

Quand d√©but ao√Ľt, au moment de charger les bagages pour l’√ģle d’Yeu,¬†ma fianc√©e m’a demand√© « pourquoi tant de bouteilles? », pour une fois la r√©ponse √©tait vraie et la cause noble. « C’est pour le travail que je dois faire avec monsieur TOLMER, oui tu sais, cet √™tre fr√™le √† l’image du roseau, ce roseau que l’on plante en terrain humide afin de l’ass√©cher en profondeur, h√© bien¬†nous avons d√©cid√© de nous lancer dans la vid√©o ». GLOUGUEULE se doit d’√™tre √† l’avant-garde. Nos milliers d’abonn√©s ne nous pardonneraient pas de rater le train de l’Histoire ou de ne s’y¬†s’asseoir que sur un strapontin en seconde.  »¬†Ang√®le de ma vie, Amore mio, ma tou s√© c√© choses! No? »

Effectivement Michel et moi avions d√©cid√© qu’avec un peu d’imagination et beaucoup de volont√© nous pouvions acqu√©rir ce magn√©tisme d’outre-Atlantique qui fascine tant certain dessinateur de BD, le d√©collet√© en moins. Mais nous opterions pour une version plus proche de nous, plus m√Ęle, un juste milieu entre¬† OLIF, notre ami jurassien¬†et Mademoiselle FILION, notre cousine qu√©bequoise, en gros une Aur√©lia barbue et couperos√©e √† point.

Pas facile de nous d√©partager sur la couperose, je l’ai emport√© d’une courte t√™te. Restait plus qu’√† trouver le metteur en sc√®ne, cameraman, preneur de son, chef op√©rateur. Parmi la foule qu’il √©tait, sautant sur place et me criant « Moi! moi! moi! » Michel fut retenu. « Fastoche! Tu vas voir! ». Nous avons install√© un climat chaleureux propice √† laisser galoper nos imaginations : une prise = un verre, la bonne √©quation. La vid√©o qui suit vous permettra de constater l’efficacit√© de notre m√©thode. Concision du propos et clart√© d’√©locution ont √©t√© nos maitres-mots.


Avec ce premier opus nous espérons sincèrement avoir élevé le débat et apporté cette lumière tellement nécessaire aux débutants en quête de repères pour les accompagner dans leurs premiers pas vers un alcoolisme maitrisé et totalement débridé. Voilà !

*** Rappelons pour nos lecteurs qui auraient moins de trois ans, qu’est sorti en 2007 un ouvrage r√©f√©rence, √©dit√© par les Editions Ellebore,¬†portant ce titre, pour lequel les critiques furent plus qu’√©logieuses. N’en citons qu’une, celle du Petit Lig√©rien Lib√©r√© qui par la bouche de Bernard PONTONNIER s’exprimait en ces termes : « Ce livre est √©tonnant ! Vraiment √©tonnant ! »

Que dire de plus ?

Encore une innovation Glougueule!

jeudi 16 décembre2010

GLOUGUEULE vient de mettre au point l’iPot et rien ne sera plus comme avant. Avec ce petit bijou de technologie, d√©sormais, vos meursaults favoris vous suivent partout. Imaginez : les grands r√©citals de pinot, les grands noms de la saoule musique, l’int√©grale de Mark Angeli, tout √ßa accessible o√Ļ vous voulez quand vous voulez en chargement illimit√©!

GLOUGUEULE : Drink different

Nouvelles r√©v√©lations de WIKIL’HIC

mercredi 8 décembre2010

Des r√©v√©lations dont les ondes de choc n’ont pas fini de faire tinter les Spiegelaus sont parvenues aux services sp√©ciaux de GLOUGUEULE. Ils impliqueraient deux personnalit√©s au parcours troubles. Notre indicateur, qui a bien √©videmment voulu garder l’anonymat et fait depuis l’objet d’une protection polici√®re, nous a confess√© les faits suivants :

« Mimi dont vous connaissez partiellement la trajectoire fulgurante, tout √† la fois mannequin vedette, sculpteur-buveur, pr√©-bougnetteur de ticheurtes, capitaine au long cours emmanch√© d’un long gosier et Pompon, porteur d’un joli morceau de l’histoire bistroti√®re parisienne, architecte-d√©corateur,¬†interpr√®te-r√©f√©rence du¬†r√©pertoire de Boby Lapointe,¬†encyclop√©diste du design,¬†vinificateur en pays saumurois. Ces deux √™tres aux vertus de malfrats se sont associ√©s dans une entreprise d’un nouveau genre.¬†Intuition, ruse, psychologie, r√©sistance, m√©ticulosit√©, patience : qualit√©s des grands chasseurs de fauves au service d’une nouvelle discipline.

Quand r√©cemment ces deux amis m’ont invit√© √† les suivre dans une cave r√©put√©e du Bd Haussman et m’ont demand√© de photographier de mythiques bouteilles dans un ordre bien pr√©cis avec mon portable, je me suis interrog√© mais n’ai pas pos√© de questions, habitu√© que je suis par mon ¬†ami corse A.A. √† n’en pas poser. Puis ils m’ont expliqu√© que¬†le soir m√™me je resterai chez moi et ex√©cuterai leurs ordres,¬†via le mobile.

Reconstitution de la soirée.

21h :¬†sonnerie, Mimi, ton enjou√© : « Alors les mous du genou, on se retrouve en petit comit√© pour d√©guster des fonds de caves inond√©es? »

Deux tons plus bas : « Envoie la premi√®re! »

puis : « Ouais mais √ßa c’est de la gnognotte √† c√īt√© de ce que Philippe nous a sorti! »

Envoi de¬†la premi√®re photo : Substance d’Anselme SELOSSE, d√©gorgement 2004.

21h22 :¬†cette fois Pompon : « Vous nous faites rire avec votre mousseux de premier communiant, nous Philippe il a envoy√© Anselme, mais 98 et en magnum, alors……….!, …envoie la deuxi√®me ».

Ultime d’Yvon METRAS 2003.

22h04¬†: « D√©cid√©ment vous √™tes toujours un gland en dessous, nous, Philippe, y m√©gote pas : Ultime oui! mais 99 et toujours en magnum, alors vous pouvez toujours retourner jouer dans votre cours les morveux!……….la suivante dans¬†dix minutes ! »

Afin de ne pas vous ennuyer avec¬† ce r√©cit ¬†je vais abr√©ger et vous dire que j’ai transmis plus d’une dizaine de photos de bouteilles toutes plus d√©sirables les unes que les autres avec¬†leurs jolies¬†capsules cong√©s, avec entre autres un j√©roboam de Clos Goillottes 2001 de Prieur√©-Roch¬†qui m’a tir√© une larme. Dans l’√©num√©ration que les deux comp√®res ont bien voulu me faire par la suite surnage dans ma m√©moire, outre les premi√®res cit√©es : Poulsard 97 et Vin Jaune 89 de chez Pierre OVERNOY, M√©m√© de Gramenon 90, Rayas 89, Clos de B√®ze 90, et puis d’autres dont je pr√©f√®re oublier les noms.

03h06¬†dernier coup de fil : « B’alors les fafioles on f’est calm√©, on cause plus?…. H√© Phli’p!.Ph’lip !….¬†Y disent que ta cave f’est pas mal mais qu’il serait temps d’envoyer du lourd ! P…..! Philippe t’vas pas t’laicher infulter par des demi-sels… H√© Phlip!… T’aurais-pas un petit JAYER qui pinote sans frime ?…. Aaah! Tu vois¬†Pompon ch’tavais dit qu’y devait y en avoir! »

Fin de communication.

Renseignements pris le lendemain, la nuit s’est arr√™t√©e vers 4h37. Ce fameux Philippe, homme fort charmant au demeurant √† qui j’envoie toute mon amiti√© et qui sait o√Ļ me joindre si besoin,¬†outre une l√©g√®re gueule de bois a eu la franche sensation de s’√™tre laiss√© emporter bien au-del√† de ses pr√©visions. Apr√®s v√©rification, il a bien constat√© que Mimi et Pompon √©taient des invit√©s de rang 2, potentiellement 3 mais en aucun cas 6 comme ils s’av√©raient avoir √©t√© trait√©s. Il a bien senti passer le vent de l’arnaque sans toutefois en avoir recueilli les indices. »

Suite à un incident indépendant de notre volonté, Didier BENUREAU nous sauve la mise.

mercredi 1 décembre2010

En v√©rit√©, GLOUGUEULE vient de signer un des plus gros transferts de ces dix derni√®res ann√©es. Nous avons recrut√© Le Po√®te de la Champagne, le Barde qui chuchote √† l’oreille des barriques de Pinot meunier, celui que tous ses fans historiques¬†appellent « P√©pin le Bref ». Tout s’√©tait parfaitement d√©roul√©, il avait pass√© la visite m√©dicale, sign√© son contrat pro, et c’est au cours de sa pr√©sentation √† la presse, rev√™tu de son maillot GLOUGUEULE fra√ģchement imprim√© du num√©ro 10, celui des meneurs de jeu, que le drame s’est produit.

Alors qu’il tendait son bras au bout duquel se trouvait¬†un verre, il ressentit une violente douleur au coude, r√©miniscence d’un ancien accident de comptoir. Evacu√© en urgence afin de subir les premiers examens, nous avons fait appel √† Didier BENUREAU, dont nous admirons tant¬†l’oeuvre et la parfaititude du corps qui, par amiti√© pour GLOUGUEULE, a bien voulu nous interpr√©ter ce sketch¬†en hommage √† J√©r√īme PREVOST car, et vous l’aviez tous devin√©, notre recrue n’est autre que le c√©l√®brissime J√©r√īme qui nous a¬†affirm√©, dans un longue conversation t√©l√©phonique, que ses futures chroniques sur GLOUGUEULE allaient faire mal, tr√®s tr√®s mal, qu’il allait sortir des affaires dont personne n’osait parler, que dor√©navant les dossiers enterr√©s allaient ressurgir : Les pots de vins africains, Les r√©tro-commissions sur les ventes de Beaujolais Nouveau au Japon, Les contrefa√ßons de Pr√©fontaines, Kiravi et¬†autre Villageoise que l’on retrouve¬†dans les rayons des caves les plus branch√©es de la Capitale.

Gageons que la venue de J√©r√īme dans notre √©quipe apportera un souffle nouveau et b√©n√©fique et au moins quelques mill√©simes anciens de son excellent champagne et comme disait Sylvie AUGEREAU : « Je me demande si nous l’aimerions autant s’il ne faisait pas aussi bon ? »

« Ca? »