Archive pour juin 2011

Mais que fait la Police ?

jeudi 30 juin2011

D√©cid√©ment les rues de Nice ne sont plus s√Ľres du tout, le maire a beau pr√īner le tout s√©curitaire en installant des cam√©ras partout, le compte n’y est pas. Jacf√© et moi nous sommes encore faits enlever samedi dernier et ce, incroyable, par les m√™mes malades.

Dans un premier temps nous avons bien essay√© de leur expliquer : « Mais messieurs, vous nous avez d√©j√† enlev√©s la semaine derni√®re. Nous avons tr√®s bien compris. Y’a pas que les vins « nature » qui soient bons. Les grands Bordeaux quand ils ont atteint leur apog√©e apr√®s de longues ann√©es de vieillissement sont vraiment excellents…. Oui tout √† fait… Il en est de m√™me pour les Bourgognes… Aucun probl√®me! » Essayant de prendre l’accent corse, le petit Marseillais nous dit : « Je crois que vous n’avez pas bien compris! Vos vins, m√™me pas vous prononcez le nom devant moi. Ils n’existent pas. √áa vous ne l’avez toujours pas assimil√©. Alors on va refaire une petite s√©ance de rattrapage….Antoine, envoie! »

Un type tout en noir au l√©ger embonpoint, avec une cagoule brod√©e « Patrimonio » et dessous¬† « Offert par l’Office de Tourisme » nous pr√©sente les bouteilles.

Pfffuittttt ! Jamais nous ne pourrons boire tout √ßa. Et l√† cette fois je les sens √©nerv√©s, pas question de discuter. Ils ont d√©cider d’enfoncer le clou. Chateau Giscours 1989, Trottevieille 1961, Ducru-Beaucaillou 1984, Branaire 1995. « Et pour finir nous vous avons mis de c√īt√© un petit Chateau d’Yquem 1999! »

Deux heures plus tard, le 4×4 noir aux vitres aussi fum√©es que nous, nous d√©posait devant la gare de Nice. La vitre s’abaissa et le marseillais nous regardant goguenard nous dit : « H√© les gauchos, prochain enl√®vement samedi, m√™me endroit, m√™me heure, j’ai comme l’impression que vous n’allez pas tarder √† y prendre go√Ľt. Bient√īt vous me supplierez pour y revenir, nous on a tout notre temps, on a l’argent! »

K√©no et son Jack pote auront-ils la volont√© n√©cessaire pour r√©sister √† la tentation de boire des coups m√™me s’il y a du soufre? Leur seule passion n’est-elle pas de picoler plut√īt que de d√©guster ?

Vous aurez les r√©ponses √† ces questions dans le prochain √©pisode de notre saga de l’√©t√© qui s’intitule : La Saga de l’√©t√©

Les dégustations de Mimie, Fifie et Glougloute

lundi 27 juin2011

Pas un ami. Mon Ami.

mercredi 22 juin2011

Que ne ferait-on pour un ami? Un ami c’est sacr√©. Apr√®s ma famille et mon tire-bouchon c’est ce que j’ai de plus pr√©cieux. Il faut √™tre attentionn√© et pr√©venant avec ses amis. Pour eux je prends soin tout au long de l’ann√©e de rester en permanence le nez au vent √† la recherche de ce petit cadeau personnalis√© qui leur ira droit au cŇďur et leur rappellera combien ils sont importants √† mes yeux.

Michel TOLMER est mon ami. Quand hier matin il m’a transmis le SMS suivant « 21h Michel BRAS » je savais que c’√©tait pure amiti√©, une pens√©e du matin afin de me faire partager ses joies √† venir. Les heures qui s‚Äô√©gr√®nent, la mont√©e en puissance soutenue par le souvenir de moments similaires. Dans l’escalier c’est d√©j√† le plaisir avec toutes ses promesses qui pousse ton imagination √† divaguer et te titille l’hypothalamus. Afin de lui faire comprendre que tout au long de cette journ√©e ma pens√©e l’accompagnerait je lui r√©pondais « Je t’em….! » h√©sitant entre les bras et une production corporelle. Il me confirma son choix par un « Tu m’embrasses? » Entre Michel et moi nul besoin de longs discours, nous sommes t√©l√©pathes. Sans confirmer, un « Tu m’encourages √† me r√©galer! »me parvenait. J’√©tais vraiment ravi de le sentir √† ce point en joie.

Afin de renforcer l’intensit√© jouissive de ce repas je me devais d’y ajouter une touche personnelle, ma pierre pour ce monument d√©di√© √† LA Gastronomie. J’ai le plaisir de connaitre du c√īt√© de Gaillac un couple de vignerons que je sais √™tre tr√®s proche du cuisinier de Laguiole. « Allo Bernard¬† bonjour! J’aurais besoin que tu me rendes un petit service dont Michel te sera √©ternellement redevable. Pourrais-tu t√©l√©phoner √† ton ami Michel BRAS et lui demander s’il serait possible de … » « √Čcoute c’est une bonne id√©e, j’essaie de joindre Michel et te tiens au courant! » Ce qui fut fait.

Vers 21h30 j’envoyais « Bonne app√©tit ??? » qui n’eut d’√©cho que « Whaouuuuuuuuuu ! » √† minuit pass√©. Cette simple interjection me faisait soudainement comprendre que mon plan avait √©chou√©. J’√©tais d√©pit√©. Comment √©tait-ce possible? Bernard est un homme s√Ľr, je savais qu’il ne pouvait √™tre √† l’origine de ce lamentable naufrage. Tant de plaisir et de joie m√™l√© en un seul mot, mais pourquoi? Alors que j’attendais tout autre chose. Pourtant Bernard avait sollicit√© l’aide de Sergio le sommelier, et de la r√©ceptionniste, dont je n’ai pas retenu le pr√©nom, qu’elle me pardonne.

LE PLAN

Si tout avait bien fonctionn√©. 21h pr√©cises Michel T. accompagn√© de sa cr√©ature de r√™ve Marie, se pr√©sentait √† la r√©ception du Trois Macarons. « Bonsoir! J’ai r√©serv√© une table pour deux au nom de TOLMER. » Et l√† NORMALEMENT la r√©ceptionniste consultant son registre, de l’index ex√©cutait plusieurs aller et retour en r√©p√©tant « Monsieur TOLMER, Monsieur TOLMER,……TOLMER avec un T… Quand avez-vous r√©serv√©?….. » En tournant les pages par acquis de conscience, elle s’arr√™tait bl√™me et disait « Monsieur TOLMER! Mais oui, nous vous attendions jeudi dernier! » Elle appelait « Monsieur Sergio, c’est bien vous qui me disiez la semaine derni√®re « Quel dommage¬† que ce Monsieur TOLMER ne soit pas venu! Sur recommandation de M. PLAGEOLLES, Monsieur BRAS avait pr√©vu un menu tout sp√©cialement pour vous!… Et l√†, malheureusement, nous sommes complet…. Vraiment d√©sol√©! »

J’aurais tellement aim√© faire ce plaisir √† mon Ami Michel.

Glougueule à Moulin Pey-Labrie

jeudi 16 juin2011

Toute l’√©quipe Glougueule profitera du Salon Off qu’organisent B√©n√©dicte et Gr√©goire Hubau √† Fronsac les dimanche 19 et lundi 20 juin pour annoncer la sortie mondiale de sa derni√®re production : « M. Picolage » le polo. La folle classe Glougueulienne √† l’√©tat brut.

La pr√©sence de Mimi, notre mannequin vedette, qui exposera ses sculptures, l’√©ventuelle participation de Fred de la Quincave en Guest√Ęche renforc√© par Gr√©goire, le ma√ģtre des lieux, permettent d’ores et d√©j√† d’annoncer de folles soir√©e X puissance 3, assur√©ment. Michel Tolmer profitera du lieu pour pr√©senter ses derni√®res peintures au monde d√©j√† √©bloui par le talent qu’il d√©veloppe dans chaque nouvelle aventure de Mimi, Fifi et Glouglou. Un autre ami, Christophe Lorenzoni, sera avec nous ainsi que son mobilier (√† voir sur son site http://www.225litres.com/225_litres/Bien_le_bonjour_!.html)

A bient√īt √† Ch√Ęteau Moulin Pey Labrie.

Les dégustations de Mimi, Fifi et Glouglou РLDP

mardi 14 juin2011

Mon Dieu, pardonnez-nous!

jeudi 9 juin2011

Nous √©tions tranquillement attabl√©s en terrasse, Jacf√© et moi, devant un petit magnum de Mauzac Nature des Plageolles quand trois types sortis de nulle part nous mettent un calibre sous le nez en braillant « Si vous bougez, on vous sulfate la grappe! » Yeux band√©s ils nous embarquent derechef sans m√©nagements dans un √©norme 4×4 noir aux vitres fum√©es. Cinq minutes plus tard nous descendons tant bien que mal un escalier pour aboutir dans une pi√®ce au sol couvert de graviers. L√† nos ravisseurs nous lib√®rent de nos entraves et nous redonnent la vue. Nous sommes dans une tr√®s belle cave au design moderne √©quip√©e comme il se doit pour pratiquer le noble art du « torchage de boutanches » sauf que l√† il y aurait plut√īt erreur, il s’agirait de « D√©gustation de grands crus entre gens de bonne compagnie ». Nous tentons bien de leur dire que nous n’avons rien √† voir avec cet endroit et les convaincre qu’il ne peut y avoir que m√©prise sur les personnes.

Un des encagoul√©s nous hurle « Vos gueules les gauchos! Vous allez boire ce que vous allez boire, y en a marre de vos vins √† la con ! » Nous sommes de toute √©vidence en pr√©sence de dangereux int√©gristes pr√™ts √† tout. Ils sont charg√©s totale SO¬≤ et toute discussion parait inutile. Le chef, un petit au fort accent marseillais, dirigeait les op√©rations : « Am√®ne, qu’on en finisse! »¬† Meursault 2003 de J-F Coche-Dury, Batard-Montrachet Grand Cru 2000 du Domaine Ramonet, Ruchottes-Chambertin 2002 de Christophe Roumier, Mouline 1981 de Guigal.

Les bouteilles se sont succ√©d√©es √† un rythme infernal, pas le temps de s’attarder, il fallait boire, toutes les boire. M√™me pas le temps de leur dire un mot. On √©tait au boulot. Nous ne serions libres qu’une fois les bouteilles vides. C’√©tait de l’abattage.

Jacf√© et moi ne sommes pas hommes √† nous en laisser compter par quelques bouteilles qui se trouveraient malencontreusement en travers de notre chemin, il nous est arriv√© par le pass√© d’affronter des temp√™tes de grenache dans l’avall√©e du rh√īne, agripp√©s √† certains comptoirs nous avons support√© de violents embruns. Nos beaux visages burin√©s en t√©moignent. Mais l√† nous √©tions √† d√©couvert, aucune connaissance du terrain, d√©stabilis√©s.

Que des vins inconnus dont on a juste entendu parler. Contraints, nous avons d√Ľ nous plier √† la volont√© de nos tortionnaires, nous avons tout bu jusqu’√† la derni√®re goutte. Je crains, Mon Dieu, qu’√† la fin nous y ayons pris du plaisir.

Que le saint patron des vins nature veuille bien nous pardonner.

Amen!