Archive pour la catégorie ‘Kopin’

De la bougnette condidérée comme un art majeur.

Jeudi 18 juin2009

13-06-2009-0041Une récente visite chez Mimi, notre mannequin vedette, m’a permis de constater à quel point cet homme remarquable maitrisait l’art du camouflage. Installez-vous en bout de table, à l’affût, et rapidement vous le verrez disparaitre dans le paysage culinaire. Justement ce jour là  il nous avait mitonné sardines à l’escabèche et une 13-06-2009-013daube de poulpe, animal marin qui, à son image, possède cette capacité à se fondre dans le décor. Il avait choisi son polo préféré « Tu peux r’boire », choix judicieux, accord parfait tonal avec sa couperose Made in Normandie. On préparera la surface dès l’apéritif avec une sous couche de vin effervescent, puis une première couche de sauce, trés importante car fondatrice et seule garantie pour la stabilité dans le temps des vraies taches, ensuite on alternera par quantités, si possible, égales liquides et solides. Et, à l’image des Stradivarius, le secret de la patine résidera 13-06-2009-027entiérement dans la qualité des cigares dont on prendra soin d’en bien répartir les cendres sur les zones à lustrer.13-06-2009-029 On fixera le tout à la bave de boxer, seule reconnue par la faculté. Mais le seul signe qui vous permettra de passer pour un expert, la signature de Mimi, le secret génial qui le rattachera à tout jamais à l’histoire universelle de la bougnette c’est la goutte de Calvados qui donne cette touche inimitable, ce léger fumet qui le distingue des autres productions, mineures pour la plupart. Longue vie à toi, Mimi, notre Inés de la Fressange, à nous.

Synchrobuvologie – Parte Tou

Dimanche 14 juin2009

nancy-anniv-lucile-056La deuxième journèe Monsieur Fred me l’avait vendue sur plan :  Diégo vient nous rejoindre puis nous filons en Opel Rekord jusqu’au studio du Guillaume. (REKORD et non Kadett comme je l’avais affirmé dans le premier tôme de cette saga, je tiens à rectifier car je fus vertement tancé par le propriétaire de l’auguste véhicule). Là, je participe en tant que guest tare au roman photo de cette célèbre revue de bandes dessinées. Je dois reconnaitre que cela me fait briller l’égo et qu’il m’arrive un phénomène que l’on pourrait assimilerantoine109 à un vague début d’érection. Retour au bercail, préparation des destriers de métal qui nous transporteront jusqu’au lieu de notre rendez-vous. Equilibrage savant des sacoches, sachant qu’un magnum vaut deux bouteilles et que chaque sacoche a un volume de 3.5 litres, quelle sera la différence de pression des pneus entre l’aller et le retour ? Grâce aux commentaires pendant la traversée cyclopédique de Nancy  je sais, si je me perds, qu’il faut à partir du pâtissier, qui est un des meilleurs, aller tout droit jusqu’au boucher qui est top et fait des saucisses à tomber, rejoindre l’excccccccellent boulanger, de là tu es à deux pas de la maison.nancy-anniv-lucile-090 Nous arrivons comme prévu à la fin du service, Yves est vite rejoint par l’Alex, propriétaire du lieu de perdition l’Echanson, suivi de peu par le couple SCHUELLER, vignerons aux pieds alsaciens à tête méditerranéenne. Et à partir de là Monsieur le Commissaire je ne me souviens plus de tout. Je sais que le premier à avoir dégainé c’est Yves avec un couple de bouteilles slovènes, un blanc, un rouge. Je me souviens que c’était Cotar le nom puisque nous nous sommes demandés s’il s’agissait du célèbre abbé qui se serait reconverti. Ensuite Alex a sorti une vieille cuvèe d’OSTERTAG qu’il nous a faite goûter à l’aveugle. Gérard a dégoupillé ses échantillons du millésime et quelques quilles de riesling. gerard-schueller-083Entre temps Antoine, propriétaire de ce magnifique endroit qu’est  » Au Grand Sérieux », nous avait servi un carpaccio de bœuf pour homme qui m’a bousculé les papilles. Tout ce que j’aime était là dans mon assiette. Le goût et l’odeur, la complexité des arômes et leur persistance, l’aspect, la quantité. Savoir que vous allez vous délecter et longtemps, en plus. J’aime. J’ai rendu mon assiette avec un sans faute, pas une trace. Dire que j’ai aimé cette entrée est peu dire. Deuxième acte : queue et joue de boeuf en cocotte accompagné de légumes croquants, petites pommes de terre nouvelles au beurre, sauce moutarde. Là j’ai tendu l’autre joue.  A cet instant Monsieur le Commissaire je me suis dit qu’il était l’heure de régler nos comptes et j’ai sorti le magnum d’Ultime 2003 d’Yvon, ils n’ont pas fait un pli. Plus nous en buvions, meilleur c’était et à ce jeu le redoutable la-belle-gamelle-101Nancéen n’a pas son pareil. Heureusement la sacoche renfermait une autre surprise, une Sagesse 2001 de Michèle AUBERY qui nous a permis de faire la transition avec le dessert. Antoine nous avait préparé des fraises, mais pas que, avec une pointe de menthe fraiche sur lesquelles Gérard nous a ouvert sa bulle « Naturellement Refusé ». Puis est venue l’heure de nous séparer, mais déjà je savais que ce repas comptait parmi les plus intenses. Antoine, si tu lis ces lignes sache l’étendue de ma gratitude pour ce fabuleux repas, pour renouveler un tel plaisir je serai capable de vilénies.

Juste dis-le !le-grand-serieux085-1

Le Jeu de Quilles

Vendredi 22 mai2009

benoit-jeu-de-quilles-375-2Jacques LACARRIERE rappelait ce souvenir. En sortant de l’école, il passait à la boutique de son père et tous deux, main dans la main, traversaient la place du village pour rentrer déjeuner. Un jour, au douzième coup de cloche son père émit un magnifique pet sonore et lui dit : « Tu vois mon fils, Dieu et moi sommes à l’unisson! ». Et bien, il en était de même ce jour-là. Michel TOLMER et moi, dirigés par nos estomacs, portions nos pas vers sa nouvelle bonne dernière adresse : Le Jeu de Quilles au 45 de la Rue Boulard dans le XIVeme  tél : 01 53 90 76 22. descombes-georges-381-2(En cas de famine rien ne vaut la truffe d’un faux maigre pour vous mener là où il faut.) A peine avions-nous poussé la porte que soudain nous vimes défiler devant nos pauvres yeux horrifiés les images de notre future et proche déchéance. Là, joviaux et hilares se tenaient Georges DESCOMBES et Jean-Baptiste ARENA, le coude greffé au comptoir, attendant qu’une table se libère. arena-jean-baptite-392-6N’écoutant que notre courage, nous décidâmes de leur tenir compagnie. Romuald coupa quelques tranches de jambon et à la fin du service sortit les fonds de casseroles, quelques flacons de bonne facture dont un excellent « Les Longues Vignes » de Chaussard et Gaubicher, puis plus tard, mais bien après, vint l’heure de nous séparer. 1969, deux astronautes : Armstrong et Aldrin se rencontrent sur la Lune. 40 ans plus tard, 2009, nous tombons par hasard sur nos camarades au Jeu de Quilles. Parfois ces percussions de l’espace temps me glacent les sangs. Brrrrr!

Pas d’effort sans douleur

Lundi 18 mai2009

20sur20-monaco-0441O.G. est homme de volonté. Aprés un accident de comptoir où il s’est brisé les deux coudes, décision a été prise de se les faire bloquer en position « extension », éloignant ainsi au maximum l’objet de tant de turpitudes. Dans sa précipitation O.G. a oublié malheureusement qu’il lui serait dorénavant difficile de se gratter le nez, entr’autre. Toujours est-il que notre ami semble trés fier de sa nouvelle paire. Vous remarquerez que la méthode a porté ses fruits au vue de la couleur des liquides. Quoique…

A l’aube

Jeudi 7 mai2009

le-grand-predateur-fig1Aux aurôres dans la savane est venu le temps des grands prédateurs. le-grand-predateur-fig2Aprés une nuit à sillonner son territoire afin de repousser les incursions de plus jeunes à la crinière plus dense, ce vieux mâle aux poils gris et parsemés profite de ce court répit pour se substanter, ses heures sont comptées et s’il lui reste une dernière femelle toujours fidèle, il y a bien longtemps que toutes les autres qui constituaient son immensele-grand-predateur-fig3 harem, du temps de sa splendeur, ont déserté. Toutefois il ne faudrait pas le sous-estimer; ne pas se fier à son côté empâté, les rondeurs masquent une grande vivacité et son désir intact de puissance et gloire, son appétit reste insatiable. Cette motte de beurre, ce bol de confiture et cette baguette de pain vont l’apprendre à leurs dépens. Vous allez découvrir en trois clichés toute la beauté, certes cruelle, mais tellement émouvante de ce grand félin qu’est le Ferrandezus Gigantus Magnus.

A Topia 2009

Dimanche 3 mai2009

morue-fraicheagneauMaquillage léger, un magnum de Grotte di Sole blanc 2007 d’Antoine ARENA dans une main, un de Fief du Breuil 2002 de Jo LANDRON dans l’autre. Je savais posséder tous les atouts de la séduction pour cette journèe. Sur les rouges je faisais confiance à mes camarades et, effectivement, nous eûmes droit à un joli défilé de magnums : St Joseph 2004 de Dard et Ribo, Mémé 2006 de Gramenon, Morgon Vieilles Vignes 2004 de Jean Paul THEVENET et 2005 de Jean FOILLARD.mona-mario-et L’apéro, ce fut Macon de chez mario-et-ses-beignets-de-sardineBLANCHARD. Comme dans « Les choses de la vie » de RESNAIS, tout repasse au ralenti. Mais y a ma pôv’tête, alors……. Si, à un moment j’ai eu dans mon champ de vision un Beaujolais 2006  d’Yvon METRAS, un « Chut DERAIN », les Ardilles de VILLEMADE, et puis du MOSSE et du VALETTE. Et puis nous avons mangé aussi ces délicieuses spécialités italiennes simples et goûteuses :luciano-et-art-pepino beignets de sardines fraiches farcies aux herbes; poulpe, petits pois et tomates; févettes, olives, coup de blanc du pays avec pain local bien cuit à la croûte dorée; pâtes fraiches à l’encre de seiche; raviolis aux artichauts avec haricots verts frais et parmesan; morue fraiche et version salée avec pommes de terre, tomates, olives; sanglier; agneau et toujours ces petits artichauts fondants. Y a eu aussi le Master ofolivier-et-sa-muse Cérémony : Art PEPINO qui a slamé « grave » ou « comme un ouf », notre jeune public choisira ou modifiera de lui-même. Est venu l’accompagné Luciano, chanteur d’opéra italien immigré à Brooklyn et puis Olivier nous a encouragé à nous retrouver en chantant son célèbre : « Et il est où ? et il est où ? » et puis l’heure des adieux arrivant nous nous sommes embrassés longuement pour certains, goulûment pour d’autres.hole Nos fiancées ont connu leur heure de gloire en nous intimant l’ordre de nous installer à la place du mort, de bien boucler et la ceinture de sécurité et nos bouches qui ne s’étaient pas fermées de la journée. Tellement tristes de nous séparer que rendus à Nice nous avons prolongé chez Olivier qui a eu le bon goût de nous rincer les papilles avec un Poulsard 2004 d’HOUILLON et OVERNOY, immédiatement prolongé par la version Chardonnay et, Ultime bouteille de cette grande et belle journée la sus-nommée  gourmandise d’Yvon METRAS en 99. calamarsPlus que 49 semaines avant la prochaine représentation de A  TOPIA 2010. Ca va être long, morue-saleeheureusement Mario vient chaque semaine à Nice livrer Le Vin sur Vin et La Part des Anges en légumes et il lui arrive d’apporter dans sa besace un de ces petits plats qui nous permettent de faire le rappel indispensable.

Vais-je bien les descendre?

Mardi 14 avril2009

gregoire-a-deauville-003

C’était à Deauville en février.

Ce matin-là, par bonheur,

l’homme de la Pampa, quoique rude, était resté courtois.

Armé jusqu’aux dents, au moindre regard de travers,

à la moindre provocation,

le Picard de Fronsac risquait de s’énerver.

Finalement, ses escaliers, il les a bien descendus,

et nous, ses Château Moulin, on les a bien descendus aussi.

INRAISIN, la filiale d’Inrezo est née !

Mercredi 1 avril2009

A tout ceux qui se posent la question : « Mais comment ces trois demeurés du bulbe ont-ils pu developper un blog aussi attrayant et performant ? » Nous ne pouvons plus cacher la vérité. En réalité, depuis le début, tapi dans l’ombre se tient celui avec qui nous ne sommes pas encore grand chose, mais que demain, si Dieu le veut bien, « Aïe! aïe! aïe! ça va donner grave, sa mère!  Monsieur TOLMER, Mademoiselle Sylvie AUGEREAU et moi-même nous étions lancés dans cette aventure improbable de création d’une « chose » sur la toile. Nous avions bien quelqu’idée de la complexité, mais vous connaissez le proverbe :  » A la réussite, nul n’est tenu! » Peter LOVE, notre correspondant parisien, nous a présenté Marie-Adèle LESEC, avocate au nom prédestiné, qui a porté GLOUGUEULE sur les fonts baptismaux de l’INPI. Jusqu’ici : Facile. C’est à ce moment que nous étions censés connaître la personne compétente qui, contre une forte rançon, nous développerait « Notre Blog ». Effectivement nous en avons trouvé un,  Raphaël, notre sauveur. Pas la tortue ninja, l’informaticien. Il est vrai qu’au départ Raphaël nous avait donné assez peu d’indices pour deviner quel était son métier. Savant mélange entre Kenny, le mutique personnage de la série South Park pour la capuche dans laquelle il avait emmitoufflé ses dreadlocks, et Droopy par l’énergie mise en oeuvre dès l’aube, qui ce jour là devait se situer autour de dix heures du matin. Les critères extrêmement restrictifs que nous avions définis pour « recruter » étaient tels que Raphaël fut immédiatement retenu. T'as soif ?Il faut reconnaitre que ces critères étaient semblables à ceux de kopin qui demande à kopin : « Eh Kopin! Comment tu choisis les filles? » « Eh bien Kopin, c’est simple. C'était bon ?Je choisis celles qui disent oui! » Michel, Sylvie, nos 500 ticheurtes et moi-même étions extrêmement contents d’avoir trouvé L’Homme qui s’avérerait être celui de la situation. En deux temps, trois mouvements Raphaël nous a contocté ce blog qui désormais fait notre renommée et, faute de nous permettre d’abuser de jouvencelles du troisième âge, nous permet, parfois de boire de bons coups. Depuis, tel ce milliardaire qui pour la deuxième fois s’offre un voyage dans l’espace à 35M de dollards parce qu’au départ il avait misé sur Microsoft, Raphaël se voit gratifié, A VIE, d’un exemplaire gratuit de chacun de nos Ticheurtes. Alors heureux ?C’est autre chose quand même, cela a une autre gueule . Et puis qui sait? Peut-être qu’un jour la revente chez Christie’s de nos productions lui permettra de s’offrir la Twingo d’occasion de ses rêves. Wounoze?

Alors LEFRED-THOURON, ce week-end ?

Lundi 9 mars2009

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Fred de la Quincave

Samedi 7 mars2009

La confraternité des gens de mer n’est pas un vain mot. La Quincave, 17 rue de Bréa dans le VIeme , est un batiment de haute mer capable d’affronter les pires tempêtes.quincave-184-9 A la barre Cap’tain FRED nous guide dans la tourmente, assisté d’Emeline, subtil touche féminine indispensable qui permet au marin perdu de garder une lueur d’espoir en se noyant dans l’immensité de son tendre regard. emeline-quincave-184-14Toto, fidèle moussaillon, ne rate jamais une occasion de venir écouter Cap’tain FRED  raconter ses exploits passés et à venir, évoquer la mémoire de ses anciens compagnons d’infortune, seuls, perdus en mer, obligés de s’hydrater avec des vins de mauvais négoce, toto-et-fred-quincave-184-10GREG le bordelais, dit Double Magnum à cause de cette prothèse en verre, seul ustensile susceptible de venir combler l’absence de ce membre emporté par un boulet ennemi,  MIMI la Bougnette au visage buriné par les embruns de comptoir, PIERROT  le Barreau aussi épais que ses cigares, JACFE dit Garde-manger, aux mollets si charnus qu’il aurait pu assurer deux jours de pitance à la chiourme, Le FRED dit LE Quintal, la terreur des bascules, capable d’essuyer un jéroboam de gamay tout en jouant de la mandoline avec Mademoiselle Anosporum. Que de voyages passés sur ce bout de trottoir, trois mètres carrés de bitume pour tout tapis volant, l’immobilité comme un art. quincave-184-11Avec Cap’tain FRED, ce jour-là, c’était escapade dans les chenins de traverse. Nous avons débuté par « You are So Happy » de la Maison Gaubicher et Chaussard pour finir par la rebaptiser « You are So Vide ». Qui dira la souffrance des marins en bordée.