Tagada tagada voilà les canons

24 novembre 2016

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Grande semaine du bojo

16 novembre 2016

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Triste journée pour les porcs

9 novembre 2016

presidentChez Glougueule, nous avons toujours défendu les produits de qualité, aussi nous pensons aujourd’hui avec tristesse à tous les porcs qui n’ont rien fait, mais seront immanquablement stigmatisés par le comportement de l’un des leurs. Ils n’avaient pas mérité ça.

Epicure de rappel

2 novembre 2016

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Attention, c’est samedi les Rencontres Épicuriennes à la Médiathèque de Villeneuve-Loubet ! Dès 11h Christophe Dufau (les Bacchanales à Vence) donnera un cours magistral de cuisine à une douzaine d’élus qui auront bien pris soin auparavant de s’inscrire, les non-élus auront pour charge de les surveiller et s’ils le désirent, commenter le résultat, même de façon acerbe pour bien rappeler qu’un autre choix de candidats eut été plus judicieux. A 14h projection du film de Jonathan Nossiter « Résistance Naturelle ». Ce sera l’occasion unique pour Michel Tolmer et Philippe Quesnot de s’auto-congratuler éhontément grâce au vigneron italien Stefano Bellotti, qui, pour le tournage du film enfila par hasard un des plus beaux ticheurtes qui soient, rendant hommage à la divine boisson. Puis à 16h séance de dédicaces avec la  participation en chair, en os et en crayons de Zoé Thouron, illustratrice, bédéaste et collaboratrice du blog Glougueule, Jacques Ferrandez, auteur de « Frères de Terroirs », Michel Tolmer avec ses deux volumes des Aventures de Mimi, Fifi et Glouglou et Philippe Quesnot, auteur du remarquable ouvrage « 30 Nuances de Gros Rouge » qui a l’avantage de présenter un excellent rapport prix/poids et d’une épaisseur idéale pour rectifier tout meuble bancal, après lecture. En outre – si « outre » est adapté en tel cas – enfin donc, en outre, nous aurons la chance d’être arrosés AVEC MODÉRATION par les vins de nos amis Roch Sassi du Clos Saint Joseph de Villars sur Var et Jo Sergi du Clos Saint Vincent de Bellet. Et, espérons-le, une très agréable surprise en provenance directe de Villié-Morgon avec un vigneron remarquable du Beaujolais.

Mimi, Fifi & Glouglou – Désabusés

24 octobre 2016

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Et soudain me revint un souvenir brulant.

18 octobre 2016

Je ne sais pourquoi dimanche dernier je n’ai pas osé l’avouer aux amis présents. Pourtant je sais pouvoir compter sur leur amitié, leurs sentiments charitables et nous n’étions pas jeudi, alors j’aurais pu m’épancher. Certainement la peur de passer pour une évaporée que l’on abuserait aisément avec deux/trois bouteilles. Ternir ma réputation? Non, ça non, je m’accommode facilement de la honte. Toujours est-il qu’Olivier, de la Part des Anges, nous avait apporté deux petites daurades coryphènes qu’il nous a délicatement allongées sur la fonte émaillée de la plancha. Des rondelles d’oignons tout autour pour linceul, deux verres de l’eau des quatre douzaines d’huitres dégustées à l’apéro, quelques brins d’herbes arrachés à la végétation environnante. Une forme intuitive de la cuisine que j’ai toujours appréciée chez ce chauve autodidacte, pionnier des bars à vins azuréen.

Daurades coryphènes à la plancha.

Les daurades alitées dans un champ d’oignons attendant leur traitement dermatologique à base d’eau de mer.

Une cuisson impeccable, une chair délicatement iodée, à peine ferme, accompagnée d’un magnum de Tir à Blanc 2013 du Casot des Maillols. Une approche simple du bonheur sous la tonnelle couverte de jasmins. Le voyant œuvrer, m’est revenu en mémoire ma mésaventure Seynoise. Mimi, notre escroc à bouclettes m’avait, tel le moinillon échappé du couvent, abusé en me faisant croire que le temps de cuisson idéal avait pour base unitaire, la durée qu’il faut à deux types bien décidés pour descendre une bouteille de blanc rafraichi. Là, en l’occurrence, ses papilles d’expert avaient évalué qu’entre le temps de la décongélation (c’est sa façon d’entendre produit frais) et la cuisson proprement dite, on pouvait tabler sur deux bouteilles au minimum pour une cuisson rosée à l’arête, voire trois. Où j’ai été d’une naïveté confondante autant que coupable et aurais dû me méfier connaissant le personnage, c’est quand il m’a dit : « Je voudrais te la faire découvrir à travers une version inédite d’une recette exceptionnelle que m’a chuchoté à l’oreille un grand chef caribéen sur son lit de mort. » Mort! Mais de quoi??? Telle aurait dû être la question.

Tir au Blanc 2013 du Casot des Maillols

Et en magnum, s’il vous plait!

Cette erreur me fut fortement dommageable, je fus gratifié de profondes brûlures aux mains après avoir saisi le plat que notre maitre-queux m’avait intimé de sortir urgemment du four. Devenu informe par une durée anormalement longue; j’ai vérifié nous étions sur les bases d’une daube de sanglier;  l’amoncellement de chair avait le goût suave du thon émietté fraichement sorti de sa conserve. Arriva ensuite un moment magique. Alors que je trempais mes mains dans la Biafine, il prit une cuiller, la chair étant insaisissable à la fourchette, la chargea d’un peu de la délicate bouillie, tendit goulûment les lèvres, souffla lentement et longuement dessus, tout en accompagnant cette gestuelle de petits gloussements de satisfaction béats dans les « Hum! Humm! », mâcha consciencieusement, fit une pause et se tournant vers moi : « Je crains qu’il ne manque une pointe de citron! » Tout était dit.

12°5 – la revue indispensable pour boire encore mieux, si c’est possible.

11 octobre 2016

Mon origine normande explique en partie l’intérêt que j’ai depuis l’enfance porté à la dernière guerre. Les récits qu’en faisaient mes grands-parents alimentant mon imagination, je me suis rapidement demandé quelle aurait été mon attitude face à l’ennemi. Aurais-je combattu dans l’ombre en ralliant la résistance ou bien comme la majorité me serais-je contenté de courber l’échine ?

12°5 l'indispensable revue

L’équipe de 180° nous livrera désormais un nouvel opus tous les six mois.

J’ai récemment eu la réponse à cette question existentielle quand le bras droit retourné dans le dos et le visage écrasé sur le comptoir, Toto après m’avoir menacé de boire la dernière gorgée d’un 2002 d’Anselme Selosse m’a dit : »Bon! Tu vas te décider à nous le faire cet article sur 12°5 ou bien il va encore falloir que je m’énerve? Et tu sais que ce n’est pas joli-joli quand je pars en vrille? Tu le sais ça? Hein? » Après je n’ai pas tout compris ce qu’il m’a dit, je crois que c’était de l’allemand, je me souviens de schwein quelque chose. Lui aussi est d’origine normande mais j’ai l’impression que ses ancêtres ne s’étaient pas posés les mêmes questions que les miens.

Tolmer, le jajalogue.

Tolmer, le jajalogue.

Toujours est-il que j’ai rapidement cédé et me suis engagé à écrire un article sur la sortie de cette nouvelle parution semestrielle rédigée par l’équipe de la magnifique revue « 180° ». J’ai cru comprendre que le fait que nous soyons amenés à participer le 15 octobre à Marseille, au 36 du Cours Julien, dans les locaux de Plus Belle la Vigne à un petit raout pour fêter sa naissance y était pour beaucoup. Ne l’ayant pas encore lue, je me suis dit qu’il me serait d’autant plus facile d’en dire du bien. Donc, en résumé, et pour cerner au mieux ma pensée, j’affirme sans ambages que cette revue est absolument incontournable pour tout amateur de liquides comme l’est sa sœur ainée « 180° » pour le solide. Voilà! Cela devait être dit. J’ai bon là? Cela te va comme ça? Tu peux me lâcher le bras maintenant, s’il te plait?

Vendanges Solidaires, c’est parti !

3 octobre 2016

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Ça aurait pu s’appeler les Restos du Foie, le Secours Quatre au litre ou Crois au Rouge français, mais dans tous les cas vous allez vous faire du bien en filant un coup de main à des vigneron-ne-s auxquels le ciel est tombé sur la tête. Comme le dit le grand Benoist Rey, mieux vaut boire du rouge que broyer du noir ! Pour participer, il vous suffira de vous rendre dans les restaurants et chez les cavistes participants ( liste sur la page facebook Vendanges Solidaires, une centaine d’établissements à ce jour ) pendant 3 semaines à compter d’aujourd’hui, et de vous laisser aller à votre pente naturelle, c’est à dire pratiquer l’altruisme gouleyant, le lever de coude responsable, l’abnégation de comptoir, aller presque jusqu’à la cuite philanthrope, bref, vous saigner aux quatre vins.

Si par malchance, vous êtes cloîtrés chez vous, il vous reste une solution, donner directement au bien nommé Pot Commun : http://www.lepotcommun.fr/pot/o9t50tns

Mimi, Fifi & Glouglou – Surenchère

3 octobre 2016

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Les dures journées du patrimoine.

26 septembre 2016

Le dimanche 19 septembre, sans crier gare, j’ai vu déferlé l’ami Franck avec en main le « Guide du Petit Pochetron » et dépassant une feuille collée maladroitement, à la va-vite, référençant ma cave comme lieu inscrit au Patrimoine et pouvant être visité ce jour, le bougre avait tellement l’air sûr de lui. Faute d’inattention, j’ai trop tardé à refermer la porte, et du coup se sont retrouvés autour de la table, Almut, antiquaire allemande spécialisée dans les bijoux anciens et les vieux brocanteurs, Philippe, vieux brocanteur grassois, principal et peut-être unique pièce de la collection d’Almut et Daniel Mathieu, le père d’Alex-ex-Bistral. Alors pour ceux qui se sont toujours posé la question du pourquoi du comment Alex peut manger et boire autant, j’ai la réponse : C’est héréditaire.

Daniel Mathieu

Grâce à lui nous avons évité le statut de naufrager du temps.

Parfaitement situé en bout de table, Daniel, le géniteur, a géré la circulation des bouteilles qui croisaient à portée de main, prélevant à chaque passage une taxe qu’il nous a dit être une tradition liée à cette journée du patrimoine, le plus ancien présent pouvant à sa guise ponctionner ce que bon lui semblait durant tout le jour et jusqu’à la nuit tombée. Afin de montrer à l’assistance ma bonne volonté j’ai ouvert une bouteille de Kopin 2014 du gang Ganevat, qui est à point en ce moment. Habitué des soirées exotiques des ambassades durant toute sa carrière professionnelle d’architecte itinérant, Daniel a réclamé en tapotant fermement une bouteille vide de son couteau, une bouteille de Champagne. J’avais justement au frais « Violaine » 2010 de Benoit Lahaye, délicieuse, malheureusement notre boite de « Mon Chéri » était vide, ce dont il me fit sèchement la remontrance. Franck s’est rappelé que lors de son dernier passage nous n’avions pas eu le temps d’ouvrir Marcel Lapierre MMV. Bon ben tant pis, il s’en était souvenu. Ah! Et puis journée du Patrimoine oblige nous avons convoqué « Mémé 2006 », encore pêchue mamie. Du coup nous nous sommes dit : « Serait-il possible de revenir sur 2005 avec Côte du Py de Jean Foillard, sans être happés dans les méandres de l’espace temps. 2014 – 2010 – 2005 – 2006 – 2005 – Nous vivions dans l’instabilité, l’enfer possible au fond du verre, nous étions complétement terrorisés.

Vivent les journées du Patrimoine.

Nous avons élaboré un projet de semainier. Le jeudi, ce n’est pas ravioli, c’est Mémé.

Daniel nous a dit : « Ne craignez rien les enfants, c’est moi qui pilote, faites confiance aux anciens, laissez l’expérience prendre le pouvoir! Je connais un moyen et un seul d’échapper à cette errance éternelle, c’est de boire un Moscato d’Asti de la Belle Alessandra Bera et derrière pour finir un Mauzac Nature des Plageoles Boys. Croyez-moi il n’y a plus que ça à faire! » Respectueux nous avons suivi à la lettre les conseils de notre ami. Il avait raison, ces deux magnifiques bulles nous ont sauvé d’une course intemporelle vers le fond à droite de la Galaxie, et au-delà. Puis nous avons convoqué les esprits en faisant de la fumée que nous avons chargée de vapeurs Cazottiennes. Bon ben en tout cas, sans Daniel nous étions perdus. P…! La vache on a eu chaud aux miches! Merci Daniel!