Archive pour octobre 2009

Adieu Brazil ! Bonjour Cellettes !

vendredi 30 octobre2009

L’obsession  irrépressible du corps parfait a souvent poussé de pauvres esprits à des choix sans retour. L’image imposée par les magazines est incontournable, on se doit de ressembler à l’Icône, alors pour continuer à plaire la facheûne victime sacrifie à la norme. Direction le Brésil et ses cliniques spécialisées qui vous implantent, vous réduisent, vous raffermissent, vous allongent, vous amincissent, vous injectent le produit miracle. Souvent insatisfaite et jamais remboursée.loire octobre2009 002

Eh bien, Mesdames, le laboratoire scientifique de GLOUGUEULE, en étroite collaboration avec Isabelle et Hervé VILLEMADE, a découvert et mis au point le produit miracle. Ce produit, dont on peut affirmer sans risque aucun d’être démenti par les plus hautes instances scientifiques, vous rendra plus belle de jour en jour, surtout de l’intérieur. Avec La Bodice, c’est plus qu’hier et moins que demain jusqu’aux bouts de les temps infinis du mOooooonde. Subtil assemblage de sauvignon pour 70% et 30% de chardonnay “La Bodice 2006” a produit des résultats au-delà de nos espérances. Mademoiselle D. B., notre blonde, dont on attend toujours le retour de la soeur jumelle *, s’est fort complaisamment prêtée à notre expérience.

Attablée au Restaurant Les Côtelettes (4 Impasse Guéméné – Paris IV – Tel : 01 42 72 08 45) il lui a suffi de deux verres de La Bodice pour se retrouver illico dotée d’une superbe paire de pectoraux. Alors on dit quoi ?loire octobre2009 003

Merci les VILLEMADE ! Merci La Bodice ! Merci GLOUGUEULE !

Domaine du Moulin

Isabelle et Hervé VILLEMADE

97 r Moulin Neuf – 41120 CELLETTES

Tél : 02 54 70 41 76

* : “Retour de la 2eme D.B.” Marche militaire célèbrant la division blindée du Mal LECLERC, première à entrer dans Paris en août 1944. C’est dingue ce savoir que vous accumulez gratuitement grâce à GLOUGUEULE.

J’aime beaucoup BOSSÉ.

lundi 26 octobre2009

tonnelles 307Je ne sais ce qui me fait  immanquablement penser à la couleur rouge lorsque j’évoque Catherine et Gérard BOSSÉ. Peut-être cet apéro au lendemain d’une soirée passée dans leur restaurant de l’île de Béhuard, qui s’appelait “Les Tonnelles”. La nature avait retrouvé ses droits et Béhuard était redevenue une île. Arrivés nuitamment, bottés, par un parcours initiatique qui longeait la Loire en crue, intermède en barque aux plus hautes eaux, majordome et candélabres à l’arrivée, puis les derniers mètres dans les ruelles sombres pour, soudainement,tonnelles 333 atterrir sur une autre planète faite de lumière et de cris de joie, d’entre-choquements de verres, jusqu’à l’aube.

Lendemain, fin de matinée, l’entre-deux eaux. Nous avions juste laissé derrière nous le petit-déjeuner. Grâce à un ciel bleu azur, le soleil de mars nous rôtissait la couenne. Trop tôt pour le déjeuner, trop tard pour une dernière salve de tartines, alors Monsieur Gérard qui revenait de son matinal marché dominical, posa sur la table une bourriche d’huîtres, deux Amphibolites de l’ami Jo LANDRON, pain de seigle et beurre. Les lézards se ranimèrent rapidement, s’ensuivit un brouhaha régulé par des “sluuuurp !” et des “glou! glou!”, en écho quelques sonores “buuuuuuuurp!” attestèrent de la vitalité de l’assemblée.

Les niveaux étant refaits, une nonchalance semi-digestive s’installa. Et c’est à cet instant qu’intervient le rouge, la couleur rouge. Gérard proposa de goûter en toute simplicité Le Bourg 2003 du Clos Rougeard. Nous le bûmes pour le plaisir, juste et uniquement pour le plaisir. Pas d’idée d’association mets et vins, pas de “cela aurait été meilleur ouvert 2h avant !” Non, comme ça, un beau dimanche de mars 2007. Et puis il y a eu la deuxième bouteille, comme toutes les deuxièmes fois c’est la meilleure. C’est l’effet qui s’coue! Décidément, Monsieur Gérard, c’est la classe intégrale !

Patron, allez ! Un autre coup de rouge !

Il y a quelques jours, mon GPS interne m’a mené sur les bords de Loire en compagnie d’un de mes associés, l’autre travaillant d’arrache-pied à la rédaction de son article semestriel. Treize heures, Catherine nous a réservé une table pour amoureux au plus près des cuisines,

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le temps que nos postérieurs impriment leurs augustes empreintes dans les fauteuils, un verre de “Calligrammes 2006” d’Eric NICOLAS à parfaite température nous attend. Saumon confit et coulis de piment doux, Nage de coquillages, huître et homard. Décidément cette région me plaît de plus en plus. Là, petite pause philosophique, nous discutons de l’influence des vins naturels dans l’oeuvre de Melle AUGEREAU. Soif, ça donne soif ces pensées profondes. Heureusement Catherine pourvoit à nos besoins vitaux.

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Un Anjou Villages 2003 de Patrick BAUDOUIN pour accompagner cette belle pièce de viande rouge qu’est l’Angus, bœuf écossais d’Aberdeen et fricassée de girolles. Tendre et goûteux à souhait, nous prolongeons la mastication au maximum afin d’en extraire tous les sucs. En fin de service, Gérard nous rejoint et peut constater ô combien nous apprécions sa cuisine. Pas besoin de lave-vaisselle, les assiettes sont rendues prêtes pour le service suivant sans passer par la case lavage. Aller chez Catherine et Gérard ce n’est pas aller au restaurant, c’est comme se rendre chez des amis que l’on a plaisir à revoir.

Et puis lui et moi possédons sur nos beaux visages d’éphèbes quinquagénaires ces cartes que la vie a dessiné au feutre rouge et qui retracent nos parcours chez nos amis vignerons et cuisiniers et que nous portons, face au monde ignare, comme autant de médailles. “Allonz’enfants d’la patrie, taratata, taraaaaaaaaaatata !!!!……..” Et puis j’aime aussi le côté taquin du BOSSÉ. A l’annonce par Michel TOLMER d’une éventuelle installation de ma fiancée et moi-même, entre Saumur et Angers, il a regardé le ciel et s’est demandé si c’était vraiment une bonne nouvelle. Pour adoucir ma peine profonde il a proposé de me cautériser la plaie au Morgon 2006 de CHAMONARD. Eh bien, en effet rien de tel que le gamay pour finir un repas en pente douce. Du fruit rouge et de la gouleyance.

Connaissez-vous la fin de “Sacré Grâal” des Monthy Python ? Cette fin en eau de boudin qui perturbe.

Eh bien là c’est un peu pareil. J’avais rédigé un texte drôle et subtil pour clore en beauté cet article merveilleux entièrement dédié à l’amitié que nous portons, Michel et moi, à Catherine et Gérard. Que son amour du rouge remonte aux alentours de mai 1968, mais tout ça léger. Eh bien NON! Le comité de lecture a trouvé à redire, je n’ose même pas évoquer ce que le Choletais avait proposé pour faire mieux. Comme si c’était possible.

“Messieurs les censeurs, bonsoir !”

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Une Ile

9 Rue Max RICHARD

49100 Angers

Tél : 02 41 19 14 48

Et les oreilles aussi

lundi 19 octobre2009

Pour le plaisir chacun a sa voix, mais pour en rester aux canaux historiques j’ai un ami qui me ravit sans charres. Auparavant j’avais un dealer patenté qui me livrait en avion des câbles d’argent et me sussurait que j’avais l’ouïe la plus fine à l’Ouest du Pécos.Mimetism 222 J’engloutissais de jolies sommes pour un piètre résultat. Puis un jour j’ai rencontré Euterpe, ou son représentant local pour être plus exact, je ne l’avais pas imaginé petit, cheveux blancs, d’origine guadeloupéenne avec des yeux pleins de malice. Le fait qu’il ne livrait pas à domicile m’a rassuré. Aprés, alors là c’est une autre histoire. Un jour j’ai entendu une paire de Vecteur Spec III drivée par une électronique hors normes, j’étais abasourdi. Comme pour les grands vins, il y avait tout. La précision de la scène sonore, la pureté des aigus, le soyeux des médiums et l’intensité contenue des graves. Là je me suis dit c’est CE son que je veux. J’ai d’abord trouvé les enceintes en occasion et ce n’est que le jour où William ANDREA m’a dupliqué son système personnel que j’ai retrouvé CE fameux son. Depuis j’ai viré les câbles de chez Van Cleef & Arpels et je n’ai plus rien acheté ailleurs que chez lui. Mimetism 223Je ne lis plus de revues spécialisées, juste j’écoute la musique. Je pense à tous ceux qui errent dans la sphère des vins préfabriqués, ignorants qu’ils sont du monde des vins naturels, eh bien il en est de même pour le son. Ceux qui pensent écouter de la musique avec leur “tout’en un” de chez Sony, ou pire de Bang & Olufsen sont à des années lumières de ce qu’ils éprouveraient sur un système de chez William ANDREA. Toujours le parallèle avec le vin, bien sûr cela a un prix mais on a qu’une vie, une paire d’oreilles et à la fin il n’y a pas de touche “rewind”. Faites-vous plaisir dés maintenant pour les Fêtes de la Toussaint et profitez des derniers systèmes que W.ANDREA vend à prix trés réduits. Il cède l’ampli et la platine CD à 1000€ l’unité + port au lieu de 6600€ la paire dans le commerce. Dix paires de ces magnifiques boucles d’oreilles sont à la vente, pas une de plus.

Pour tous renseignements complémentaires adressez-vous directement à lui au : 05 62 64 01 43 aux heures où un honnête homme travaille.

Nécessité fait l’oie.

samedi 17 octobre2009

vacances 2009 131Je l’avais bien vu sur le marché de Cordes sur Ciel, tel B.H.L. tout de blanc vêtu, la cinquantaine alerte, mèches grisonnantes au vent, assisté d’une  jeune fille dont les mensurations vous auraient fait acheter n’importe quoi, et m’étais dit que décidément les écoles de commerce sévissaient désormais  jusqu’au plus profond de la ruralité tarnaise. L’étal était imposant, les produits nombreux et en quantité. Bref, je me suis dit ” Si tu penses pouvoir me gruger facilement, tu te leurres,  Beau Blond !” Après avoir sué sang et eau, et maudit ces fichus promoteurs qui, pour vendre avec vue mer, construisent ces villages anciens avec des pentes démoniaques, est venue l’heure de manger.

Qui dit Tarn, dit Sud-Ouest et qui dit Sud-Ouest dit canard, oie, foie gras, magret, cou farci, enfin que des choses pour tempérer mon taux de cholestérol. Plutôt qu’une belle erreur,  j’ai choisi l’appel à un ami, donc coup de fil à Laurent CAZOTTES, l’homme qui fabrique ces liquides alambiqués, seuls capables de dissoudre ces concrétions dans mes artères. Laurent nous donne deux adresses dont un certain LEONARD. Léonard ? Léonard ?, ce nom me dit quelque chose,….P…. ! c’est celui de l’ hidalgo de Cordes. Je remercie mon sens intuitif de me faire passer pour un crétin auprès de ma fiancée et de Melle AUGEREAU, d’autant que je sais pouvoir compter sur leur charité sarcastique.

Heureusement j’avais la douce voix de Melle Tom Tom pour me consoler et me guider jusqu’au lieu-dit “Les Guys” à Castelnau de Montmirail. Il nous aura bien fallu cinq minutes pour nous tutoyer vacances 2009 136et dix pour que Christian mon ami, ah?  je ne vous avais pas dit que Christian était désormais mon ami, nous conseille judicieusement dans le choix de ses produits. Je galège comme ça, mais il est rare de rencontrer une personne avec qui, d’entrée, on se retrouve sur la même longueur d’onde. Nous sommes repartis avec de quoi tenir une partie de l’hiver et la promesse de faire plus puisqu’il semblait qu’il y avait affinités. Seul truc qui nous a tracassé, nous n’avons vu ni canard ni oie. Ceci vérifiant l’adage : Cent foies, Ni oie. N’est-il pas, pour le moins, saugrenu de ramer pour parvenir à l’adage ?

Conserveries LEONARD

“Les Guys”

81140 CASTELNAU DE MONTMIRAIL

L’Etna sans soufre

mercredi 7 octobre2009

Conscients des reproches qui nous ont été parfois adressés (Toujours les  mêmes, ça tourne en rond) , GLOUGUEULE a décidé de développer sa section Grands Reportages. L’un des nôtres s’est ainsi rendu en Sicile, sur les pentes de l’Etna pour constater l’éveil prometteur d’une viticulture de lave et de magma. L’Italie viticole s’est prise de passion pour la Denominazione Mont Etna, ses terroirs et ses paysages sublimes, malheureusement les résultats font souvent un peu trop “Dans l’chai & Gabbana”. Des vins taillés pour la compétition internationale à grandes rasades de produits pharmaceutiques. Pourquoi importer du soufre dans une région qui en regorge déjà?IMG_0734

Mais à côté des investisseurs un peu voyants, il existe tout une bande de fêlés, des Siciliens, des Belges, des  Allemands et une Aussie aussi. (Nombre de Siciliens se sont exilés en Australie au cours du XXe siècle, Anna Martens, elle, a fait le chemin inverse en passant par tous les vignobles de la planète).

C’est d’eux que viendront les expérimentations les plus susceptibles de plaire à l’impitoyable comité de dégustation de GLOUGUEULE. Rendez-vous donc, comme ils disent dans le JT deTF1, dans l’indolente petite bourgade de Solicchiata, à 600 m sur les pentes de l’Etna, chez Frank Cornelissen, ex-importateur de vins naturels en Belgique, qui peine à préparer un pied de cuve pour les vendanges imminentes. La pluie qui tombe depuis 3 semaines le rend un peu nerveux, comme tout le monde ici.

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Frank aime donner de l’oxygène à ses vins, les fermentations longues, voire interminables, se font dans des jarres de terre cuite qu’il enterre après pressurage dans de la pierre de lave moulue. Pas de soufre, levures indigènes, il ne laisse pas voyager ses enfants avant qu’ils soient assez aguerris pour supporter le choc. Frank adore faire preuve de mauvaise foi en critiquant certaines méthodes artisanales trop coûteuses en temps, alors qu’il peint une par une les bouteilles de MAGMA, sa grande cuvée. Mais il produit du “vino solo con uva”.

Anna Martens conseille un domaine voisin, le Passopisciaro, tout en planifiant ses propres vendanges imminentes. A l’inverse des vins à l’air libre de Frank, elle cherche à adoucir les tanins du cépage local, le Nerello Mascalese, par des macérations carboniques. Premier essai concluant sur le millésime 2008 dont le potentiel aromatique s’exprime pleinement, et qui sera mis en (rares) bouteilles en novembre.  Les controverses sur la macération carbonique se poursuivent chez Sandro, tenancier du bar à vins local, le bar Ox où se réunissent tous les vendredis soirs les fous de raisins de la région, un gang international qu’Anna a surnommés “les Misfits”. Notre Grand reporter a assisté, dans ce petit bar perdu de la Sicile profonde, à un nombre impressionnant de meurtres de bouteilles, les premiers soins étant heureusement prodigués avec vigilance par la femme de Sandro, sous forme d’assiettes de crostini et autres délicieusetés. Notre oeil exercé a vite repéré dans une armoire à vins la présence inattendue de etna-0696flacons qui dénotent un goût parfait de la part des tauliers, tels ces Suchots 2002 de Prieuré Roch. L’amitié franco-italienne sur ces bases-là, nous sommes pour!

Le lendemain, après dissipation des brumes matinales, nous allons faire un tour dans les vignes. Il y a deux notions qui comptent beaucoup ici pour distinguer les parcelles, l’altitude (jusqu’à 1000 mètres et plus) et la date des coulées de lave. Il ne faut pas trop considérer les choses comme acquises, une colère du volcan peut changer beaucoup de choses. Les pluies récentes ont dopé les terres fertiles et la végétation a un aspect sûrement inhabituel pour une toute fin d’été. Sur les pentes organisées en terrasses plus ou moins écroulées, c’est un magnifique enchevêtrement de plantes méditerranéennes, figuiers de barbarie et châtaigniers.

Anna veut pousser le terroir dans ses retranchements par un travail du sol et de la vigne qui n’a pas vraiment été entamé ici. Dans l’immédiat, un passage dans les vignes s’impose pour nettoyer les grappes dans la perspective des vendanges qui devraient intervenir d’ici début novembre.

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Omerta

mercredi 7 octobre2009

Impossible de conclure un article sur la Sicile

sans attirer votre attention sur les risques qu’encourent

ceux qui, comme le ravissant batracien ci-dessous,

ont la langue trop bien pendue.

Les gens d’ici prétendent qu’il se serait jeté

sous les roues d’une voiture,

mais bien sûr, nous n’en croyons rien.

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Un ami nous résume.

lundi 5 octobre2009
Blanquette de veau
de Maman
avec bergerac blanc
Moulin des Dames 1999
de la Famille Conti.
Nom de dieu
de bordel de merde.
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