Archive pour juin 2012

Une page de pub

dimanche 24 juin2012

On ne choisit pas sa famille.

mercredi 20 juin2012

Lorsque ma seule et unique belle-sĹ“ur de mon unique frère m’a offert ce bocal “Le Parfait” de 2L,  je n’ai tout d’abord pas su comment je devais rĂ©agir. Devais-je l’en remercier ou profiter de l’occasion pour me fâcher avec eux et ainsi, enfin, devenir orphelin sur le tard? RentrĂ© Ă  la maison, j’ai bien pris soin de ne pas le ranger avec les comestibles. Il a ainsi trĂ´nĂ© durant quelques annĂ©es entre Javel et Destop. Et c’est Ă  l’occasion d’un de nos symposiums philosophiques dans l’arrière-pays grassois oĂą nous dĂ©gustons l’ovin naturel du coin que j’ai dĂ©cidĂ© de le ressortir. Est-ce la vue de ce documentaire sur le suicide collectif de la secte de Jim Jones en 1978 au Guyana, toujours est-il que j’ai senti le moment venu de faire ce grand pas vers l’inconnu en compagnie de mes vieux amis. C’est au deuxième jour que, l’esprit embuĂ© par diffĂ©rentes expĂ©riences gustatives, les hĂ©ros fatiguĂ©s ont fini par baisser la garde. Repus, nous venions de grignoter une dizaine de loups grillĂ©s Ă  la braise, arrosĂ©s d’un petit magnum d’Amphibolite de Jo Landron. Posant le bocal sur la table, j’Ă©tais Francis Blanche dans les Tontons Flingueurs : “Maintenant qu’on a piratĂ© le tout venant, on se risque sur le bizarre ?” L’enthousiasme gĂ©nĂ©ral a mis un certain temps Ă  se manifester. Il est vrai que la vue ne plaidait pas en ma faveur et c’est bien parce que l’ami JacfĂ© dispose d’un estomac basĂ© sur le principe de la vis sans fin, que du bout des lèvres il a murmurĂ© “Bon, ben s’il n’y a plus que ça!”. J’ai tirĂ© sur la languette de caoutchouc orange comme on dĂ©goupille une grenade. Ces choses oblongues Ă  rayures immergĂ©es depuis une bonne quinzaine d’annĂ©es dans cette mixture de vin blanc, carottes, oignons et autres ingrĂ©dients, Ă©taient-elles encore vivantes et de quelle façon allaient-elles manifester leur retour Ă  la vie? Les mines de mes camarades traduisaient assez peu d’empressement. Chacun se risqua de la pointe de la fourchette, impassible, sans manifester la moindre Ă©motion Puis le va-et-vient s’accĂ©lĂ©ra pour rapidement Ă©voquer la frĂ©nĂ©sie d’un banc de requins-fourchettes en crise. Dix minutes pour ne retrouver en bout de table que la carcasse vide. Le verdict de notre comitĂ© tomba net et avec grosses bavures rĂ©sumĂ© en termes imagĂ©s et concis dont je ne retiendrai que la première interjection, que l’on pourrait assimiler Ă  un cri de douleur, suivie de l’Ă©vocation d’un ruminant, suivie quelques secondes plus tard de l’inĂ©vitable : “Et tu peux en avoir?” HĂ© bien oui je peux en avoir, et du millĂ©simĂ© en plus. Car j’aime ma famille et plus particulièrement ma belle belle-sĹ“ur, cette chère chère Catherine, qui m’a promis de me rĂ©server les derniers bocaux qui se trouvent au fond du garage.

Miam!

Mimi, Fifi et Glouglou-Soutien psychologique

mardi 12 juin2012

Mimi, Fifi et Glouglou – Super-pouvoirs

vendredi 1 juin2012