Archive pour mars 2013

Olive

vendredi 22 mars2013

Olive et moi, c’est une vieille histoire. Il devait encore lui rester quelques cheveux sur le crâne et c’est sur le stand des Landron à l’hippodrome de Cagnes sur Mer que Jo me l’a présenté : “Tiens! Olivier!  Il va ouvrir un bar à vins à Nice!”. L’homme n’était déjà pas bien grand mais on sentait bien toute la détermination derrière la chauvitude du schtroumpft. A cette époque, dans le coin, le choix nous obligeait à pratiquer une forme d’ascèse volontaire, chacun se piquant la ruche à domicile; alors un lieu où il serait possible de boire en troupeau, forcément, cela m’intéressait.

Et fectiv’ment quelques semaines plus tard ouvrait La Part des Anges au 17 de la Rue Gubernatis à Nice.

Il y eut les mercredis de la Part où régulièrement une jolie tablée de dix se réunissait, chacun apportant ses plus belles bouteilles, il y avait là des artisans du bâtiment, quelques profs, un dessinateur, un arracheur de dents; toute la fine fleur de la boivitude locale du moment. En 2002,” la soirée lunettes Picsou” draina de nombreux vignerons qui jusqu’à l’aube firent durer le plaisir. Grotonio, Yvon Métras, les Valette et bien d’autres. Les premiers jours de juin de cette année là étant très favorables à l’expression corporelle, certains s’entretinrent avec lui jusqu’au petit matin. 2003 et la seule exposition de Michel Tolmer en région PACA, partagée entre 20/20 et Part des Anges. Énorme succès commercial qui permit à l’artiste d’acquérir une magnifique notoriété avec vue mer.

Même si les aléas du temps ont quelque peu espacé ces moments, Olivier reste pour moi un des piliers indétrônables de mes amitiés bachiques. Et c’est par hasard, chez une amie commune de la Vallée du Rhône, que nos liens se sont resserrés. Au cours de ce marathon gastronomique, la température s’est élevée de plusieurs degrés et comme deux vieux masaïs nous nous sommes retrouvés dans les bras l’un de l’autre, secouant nos sagaies en se promettant de renouveler cette antique tradition des mercredis.

C’est pourquoi ce matin je suis descendu dans mon antre afin d’y choisir une bouteille qui soit à la hauteur de l’événement. Rhône Nord, Côte-Rotie 1999 des Frères Jamet : “Bingo!” Juste la bouteille idéale que je lui avait échangée début des années 2000. Géraldine, la charmante petite demoiselle qui y effectue son stage, s’est chargée de l’ouverture et de la mise en carafe une bonne heure avant. Pour préparer le terrain, une bouteille de Jean-François Ganevat “Les Enfants terribles”  absolument renversante de gourmandise et de fluidité. Même pas dix minutes à quatre. Un risotto au jus d’ortie avec ses  artichauts piquants d’Albenga et petits brocolis poêlés avec un Sylvaner Zellberg 2001 de Julien Meyer (30 mois de barrique sans soufre, issu de raisins légèrement botrytisés) pour nous mettre sur les rails. Et là, un joli boudin, sa purée de pommes de terre, pile-poil avec la Côte-Rotie des Jamet : le bonheur.

En nous quittant Olive et moi nous sommes promis de remettre le couvert dans un avenir très proche. En attendant vous pouvez aller vous promener sur son site tout récemment créé :

http://www.la-part-des-anges-nice.fr/

Olive! Longue vie à nous et à notre amitié.

Mimi, Fifi et Glouglou – Ennui mortel

lundi 18 mars2013

Pierre Overnoy, héritier d’un empire.

mercredi 13 mars2013

Un récent documentaire mettait à jour la nébuleuse Coca-Cola, tout y passait et le résultat final était édifiant avec le constat amer d’un Mexique plus gros consommateur au monde où l’abominable mixture est moins coûteuse que l’eau. Mais ce que ne dit pas l’investigatrice, c’est que la pierre angulaire de ce système se trouve à Pupillin, dans notre beau Jura français.

Et si tout le petit monde du vin naturel connait Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon, son inséparable comparse, personne ne sait que nous avons là les futurs héritiers de cet empire colossal. Une enquête sérieuse telle que “Glougueule” sait les mener, courte et minutieuse, nous permet d’affirmer aujourd’hui avec preuves à l’appui que Pierre Overnoy est le petit-fils de J.S.Pemberton, fondateur de la firme de Knoxville.

Première preuve irréfutable : les initiales du grand-père J.S. Elles nous ont tout de suite indiqué la direction à donner à nos recherches.  J. pour Jaune (John) et S. pour Savagnin. Hé oui! J.S. était d’origine française, parti faire fortune outre-atlantique, et s’il avait troqué Overnoy pour Pemberton, il avait gardé ces deux initiales qui le rattachaient secrètement à son village.

La suite fut nettement moins aisée, les traces disparaissant à mesure que l’étau se resserrait autour de lui. Nous savions son occulte et immense influence au sein du conseil d’administration en grande partie due à son sens audacieux du marketing qui l’avait vu habiller le Père Noël en rouge, designer la bouteille, installer les premiers distributeurs automatiques. Mais rien où il n’ait laissé officiellement son empreinte.

Et puis le hasard nous a souri. Un soir sur les hauteurs de St Cloud, invités chez un couple d’amis, amateurs de vin et grands collectionneurs d’art, nous sommes tombés en arrêt sur une toile de Roy Lichtenstein qu’ils venaient d’acquérir dans une vente à New York. La réinterprétation à la trame d’une photo publicitaire de Wahrol, méchamment surnommé “La Petite”, nous apportait l’irréfutable preuve de l’implication de Pierre Overnoy dans la pyramide Coca-Cola. Décryptée, détramée, l’œuvre, comme une épreuve photographique dans son bain révélateur, nous livra son secret que nous vous laissons découvrir.

Tronches de vin

vendredi 8 mars2013

Le 15 mars sortira aux éditions de l’Épure “Tronches de vin”, un anti-guide des vins conçu par un collectif de blogueurs: soit cinq blogueurs du vin réputés, indépendants, et affichant, à travers cet ouvrage, la volonté d’être une alternative aux guides des vins et aux critiques professionnels établis, empêtrés dans des contraintes financières et des conflits d’intérêts parfois scandaleux.

En dressant le portrait d’une centaine de vignerons atypiques (et accessoirement de leurs vins), l’objectif pour les auteurs est de mettre en avant une viticulture différente, engagée dans une démarche plus globale, souvent consciente d’enjeux qui dépassent la seule production viticole : en vérité, le vin se trouve en première ligne de l’agriculture – enjeu systémique s’il en est – et, dans ce grand bazar liquide, chacun peut désormais, non seulement boire bon, mais surtout boire juste.

Les auteurs : Olivier Grosjean, 49 ans, est le serial-dégoupilleur du « Blog d’Olif » (www.leblogdolif.com/). Inconditionnel du Jura, où il vit, et grand spécialiste des vins « nature ».

Antonin Iommi-Amunategui, 38 ans, est le trublion de « Vindicateur » et « No wine is innocent » (www.vindicateur.fr/ ; http://blogs.rue89.com/ no-wine-is-innocent) ; pour lui, le vin ne doit pas porter de mocassins à glands, mais des banderoles de manif.

Guillaume Nicolas-Brion, 31 ans, a « du morgon dans les veines » (http://dumorgondans lesveines.20minutes-blogs.fr). Chien fou du vin naturel, il a un flair certain pour dénicher les perles du vignoble.

Philippe Rapiteau, 55 ans, tient « La Pipette aux 4 vins » (http://pipette.canalblog.com/). Vendéen, il connaît les vins de Loire comme sa poche, mais fraye régulièrement dans tout le vignoble.

Éva Robineau, 26 ans, sévit sur « Oenos » (www.oenos.net). Benjamine du groupe, sa fraîcheur souffle dans les voiles du projet.

Ce guide est réalisé en coédition avec Marie Rocher.

www.epure-editions.com

Nouvelle Lune le 11 mars en Avignon

lundi 4 mars2013

Michèle Aubéry et Maxime Laurent vous invitent à venir déguster les vins du collectif “La Nouvelle Lune”, dans le cadre sublime de la Collection Lambert en Avignon.