Archive pour avril 2016

Si SĂ©vĂ©ro, c’est costaud.

lundi 25 avril2016

On n’a pas tous les jours l’occasion de se hausser du col dans les dĂ©gustations en ville, je peux mĂŞme avouer que mon niveau, proche de celui de mon camarade de jeu, frise l’indigence. Ce n’est peut-ĂŞtre pas un hasard si nous avons associĂ© nos incompĂ©tences pour crĂ©er Glougueule. Si vous ĂŞtes un tant soit peu observateur vous remarquerez que jamais nous ne nous autorisons l’Ă©mission d’un avis quelconque sur une cuvĂ©e, aussi bonne soit-elle. Des âmes charitables pensent que ce phĂ©nomène est en grande partie dĂ» Ă  notre Ă©ducation judĂ©o-chrĂ©tienne et que les nombreux enseignements qui nous furent prodiguĂ©s dans les recoins des sacristies, outre leur caractère initiatique, n’y seraient pas pour rien. Que nenni! Rien Ă  attendre de notre humanitĂ©, de notre magnanimitĂ©, pas de mansuĂ©tude, aucune grandeur d’âme, si nous avions le pouvoir, intraitables nous serions. Topor rĂŞvait d’un destin dictatorial uniquement basĂ© sur le plaisir de faire imprimer des timbres Ă  l’effigie de son postĂ©rieur et avoir ainsi la possibilitĂ© de se le faire lĂ©cher quotidiennement par ses sujets. Ah! Monsieur Topor comme vous manquez ici bas. Non, nous c’est uniquement par lâchetĂ© que nous sommes misĂ©ricordieux, de notre clĂ©mence, nulle trace par le passĂ©, rien Ă  en attendre.

Monsieur William

Monsieur William

Donc vous dire le bonheur que j’ai eu l’autre soir au SĂ©vero est difficilement exprimable avec des mots qui ne seraient pas considĂ©rĂ©s comme dĂ©placĂ©s, voire injurieux envers mes amis prĂ©sents autour de la table. Il Ă©tait question d’une bouteille dans une chaussette prĂ©sentĂ©e par William, le maĂ®tre du lieu. Un couple de Clodoaldiens, Alain et Pedro, experts BrĂ©siliens, mon partenaire de double et votre serviteur pour atteindre la demi-douzaine. Pourquoi ce soir-lĂ  la connexion s’est-elle faite entre mon neurone agonisant et ma papille ??? Toujours est-il qu’après immersion de mon appendice, la goutte hĂ©sitante qui pendait au bout me lança des signaux appuyĂ©s pour m’indiquer qu’une fois par le passĂ© mon odorat avait rencontrĂ© des molĂ©cules identiques. Un Ă©clair me secoua l’Ă©chine, mes yeux se rĂ©vulsèrent et la bave aux lèvres, de ma bouche infernale sortirent ces quelques mots portĂ©s par une haleine putride venue du fond de mon ĂŞtre “C’est un Chablis de chez De Moor!” puis extĂ©nuĂ© autant qu’hirsute je revins Ă  la raison “Une fois j’ai goĂ»tĂ© ça, c’Ă©tait au Bistral. D’ailleurs Toto c’Ă©tait avec toi, y avait Arnaud et Poutrelle!” Seul Ă©cho Ă  ma supposition, venant d’outre atlantique “Cela m’étonnerait beaucoup que ce soit un Chablis!” La Clodoaldienne dont la moitiĂ© de la bouteille avait transitĂ© par son Ĺ“sophage supputa que nous avions affaire Ă  un vin blanc de type français et qu’il serait judicieux de hĂ©ler sa sĹ“ur, la prĂ©sente Ă©tant dĂ©funte. Les instants qui suivirent sont Ă  ranger parmi les plus dĂ©lectables, car je sentais confusĂ©ment au fond de moi que malgrĂ© l’avis doctoral Ă©noncĂ© par le Carioca, ce que j’avais dit n’Ă©tait pas complĂ©tement stupide. William s’approcha de la table et après que nous lui eussions demandĂ© en chĹ“ur de nous rĂ©vĂ©ler la vĂ©ritĂ©, j’entendis ces quelques mots, que depuis je me repasse en boucle, “C’est la cuvĂ©e Bel-Air et Clardy 2013 de chez De Moor!” Ah P…unaise! Comme c’est bon d’ĂŞtre un petit gĂ©nie de la dĂ©gustation Ă  l’aveugle. MalgrĂ© le ton comminatoire et l’insistance appuyĂ©e que je mis pour qu’ils se prosternassent devant moi mes camarades de table ne saisirent point l’opportunitĂ© de m’Ă©lever au rang d’idole, s’en tenant Ă  une moue vaguement reconnaissante Ă  la limite de la condescendance. Mais de tout temps l’exception a tardĂ© Ă  ĂŞtre reconnue par les gens du commun. Vous verrez, peut-ĂŞtre, qu’un jour vous aussi après beaucoup de travail vous pourrez atteindre, mĂŞme de façon fugace, mon niveau. Ceci dit en toute humilitĂ©, bien sĂ»r.

Le Very Nice Petit Salon des Vignerons Glougueule le 9 mai

mardi 12 avril2016

Alors que nous ne nous prĂŞtions mĂŞme pas vie au-delĂ  de la fin du deuxième millĂ©naire, voilĂ  que nous fĂŞtons cette annĂ©e nos dix ans d’existence. Quoi de mieux pour cĂ©lĂ©brer cette dĂ©cade fulgurante, oĂą nous avons habilement su Ă©viter les embuches d’un potentiel succès mondial, qu’une rĂ©union sous le soleil avec des amis vignerons. La place Ă©tant limitĂ©e, seuls vingt et un d’entre eux seront lĂ  pour l’occasion le lundi 9 mai Ă  partir de 11h dans les locaux du restaurant Mr. Caramel au 50 Bd Jean Jaurès Ă  Nice. ZoĂ©, la force vive de Glougueule et notre espoir pour nos vieux jours, a dessinĂ© l’affiche que vous pourrez vous arracher dès le lendemain sur le site au tarif habituellement dĂ©risoire de 15€.Petit Salon Glougueule-web

Mimi, Fifi & Glouglou – Complot

lundi 4 avril2016

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