Archive pour octobre 2016

Mimi, Fifi & Glouglou – Désabusés

lundi 24 octobre2016

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Et soudain me revint un souvenir brulant.

mardi 18 octobre2016

Je ne sais pourquoi dimanche dernier je n’ai pas osé l’avouer aux amis présents. Pourtant je sais pouvoir compter sur leur amitié, leurs sentiments charitables et nous n’étions pas jeudi, alors j’aurais pu m’épancher. Certainement la peur de passer pour une évaporée que l’on abuserait aisément avec deux/trois bouteilles. Ternir ma réputation? Non, ça non, je m’accommode facilement de la honte. Toujours est-il qu’Olivier, de la Part des Anges, nous avait apporté deux petites daurades coryphènes qu’il nous a délicatement allongées sur la fonte émaillée de la plancha. Des rondelles d’oignons tout autour pour linceul, deux verres de l’eau des quatre douzaines d’huitres dégustées à l’apéro, quelques brins d’herbes arrachés à la végétation environnante. Une forme intuitive de la cuisine que j’ai toujours appréciée chez ce chauve autodidacte, pionnier des bars à vins azuréen.

Daurades coryphènes à la plancha.

Les daurades alitées dans un champ d’oignons attendant leur traitement dermatologique à base d’eau de mer.

Une cuisson impeccable, une chair délicatement iodée, à peine ferme, accompagnée d’un magnum de Tir à Blanc 2013 du Casot des Maillols. Une approche simple du bonheur sous la tonnelle couverte de jasmins. Le voyant œuvrer, m’est revenu en mémoire ma mésaventure Seynoise. Mimi, notre escroc à bouclettes m’avait, tel le moinillon échappé du couvent, abusé en me faisant croire que le temps de cuisson idéal avait pour base unitaire, la durée qu’il faut à deux types bien décidés pour descendre une bouteille de blanc rafraichi. Là, en l’occurrence, ses papilles d’expert avaient évalué qu’entre le temps de la décongélation (c’est sa façon d’entendre produit frais) et la cuisson proprement dite, on pouvait tabler sur deux bouteilles au minimum pour une cuisson rosée à l’arête, voire trois. Où j’ai été d’une naïveté confondante autant que coupable et aurais dû me méfier connaissant le personnage, c’est quand il m’a dit : “Je voudrais te la faire découvrir à travers une version inédite d’une recette exceptionnelle que m’a chuchoté à l’oreille un grand chef caribéen sur son lit de mort.” Mort! Mais de quoi??? Telle aurait dû être la question.

Tir au Blanc 2013 du Casot des Maillols

Et en magnum, s’il vous plait!

Cette erreur me fut fortement dommageable, je fus gratifié de profondes brûlures aux mains après avoir saisi le plat que notre maitre-queux m’avait intimé de sortir urgemment du four. Devenu informe par une durée anormalement longue; j’ai vérifié nous étions sur les bases d’une daube de sanglier;  l’amoncellement de chair avait le goût suave du thon émietté fraichement sorti de sa conserve. Arriva ensuite un moment magique. Alors que je trempais mes mains dans la Biafine, il prit une cuiller, la chair étant insaisissable à la fourchette, la chargea d’un peu de la délicate bouillie, tendit goulûment les lèvres, souffla lentement et longuement dessus, tout en accompagnant cette gestuelle de petits gloussements de satisfaction béats dans les “Hum! Humm!”, mâcha consciencieusement, fit une pause et se tournant vers moi : “Je crains qu’il ne manque une pointe de citron!” Tout était dit.

12°5 – la revue indispensable pour boire encore mieux, si c’est possible.

mardi 11 octobre2016

Mon origine normande explique en partie l’intérêt que j’ai depuis l’enfance porté à la dernière guerre. Les récits qu’en faisaient mes grands-parents alimentant mon imagination, je me suis rapidement demandé quelle aurait été mon attitude face à l’ennemi. Aurais-je combattu dans l’ombre en ralliant la résistance ou bien comme la majorité me serais-je contenté de courber l’échine ?

12°5 l'indispensable revue

L’équipe de 180° nous livrera désormais un nouvel opus tous les six mois.

J’ai récemment eu la réponse à cette question existentielle quand le bras droit retourné dans le dos et le visage écrasé sur le comptoir, Toto après m’avoir menacé de boire la dernière gorgée d’un 2002 d’Anselme Selosse m’a dit :”Bon! Tu vas te décider à nous le faire cet article sur 12°5 ou bien il va encore falloir que je m’énerve? Et tu sais que ce n’est pas joli-joli quand je pars en vrille? Tu le sais ça? Hein?” Après je n’ai pas tout compris ce qu’il m’a dit, je crois que c’était de l’allemand, je me souviens de schwein quelque chose. Lui aussi est d’origine normande mais j’ai l’impression que ses ancêtres ne s’étaient pas posés les mêmes questions que les miens.

Tolmer, le jajalogue.

Tolmer, le jajalogue.

Toujours est-il que j’ai rapidement cédé et me suis engagé à écrire un article sur la sortie de cette nouvelle parution semestrielle rédigée par l’équipe de la magnifique revue “180°”. J’ai cru comprendre que le fait que nous soyons amenés à participer le 15 octobre à Marseille, au 36 du Cours Julien, dans les locaux de Plus Belle la Vigne à un petit raout pour fêter sa naissance y était pour beaucoup. Ne l’ayant pas encore lue, je me suis dit qu’il me serait d’autant plus facile d’en dire du bien. Donc, en résumé, et pour cerner au mieux ma pensée, j’affirme sans ambages que cette revue est absolument incontournable pour tout amateur de liquides comme l’est sa sœur ainée “180°” pour le solide. Voilà! Cela devait être dit. J’ai bon là? Cela te va comme ça? Tu peux me lâcher le bras maintenant, s’il te plait?

Vendanges Solidaires, c’est parti !

lundi 3 octobre2016

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Ça aurait pu s’appeler les Restos du Foie, le Secours Quatre au litre ou Crois au Rouge français, mais dans tous les cas vous allez vous faire du bien en filant un coup de main à des vigneron-ne-s auxquels le ciel est tombé sur la tête. Comme le dit le grand Benoist Rey, mieux vaut boire du rouge que broyer du noir ! Pour participer, il vous suffira de vous rendre dans les restaurants et chez les cavistes participants ( liste sur la page facebook Vendanges Solidaires, une centaine d’établissements à ce jour ) pendant 3 semaines à compter d’aujourd’hui, et de vous laisser aller à votre pente naturelle, c’est à dire pratiquer l’altruisme gouleyant, le lever de coude responsable, l’abnégation de comptoir, aller presque jusqu’à la cuite philanthrope, bref, vous saigner aux quatre vins.

Si par malchance, vous êtes cloîtrés chez vous, il vous reste une solution, donner directement au bien nommé Pot Commun : http://www.lepotcommun.fr/pot/o9t50tns

Mimi, Fifi & Glouglou – Surenchère

lundi 3 octobre2016

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