Archive pour mai 2019

Toto va Benais

mercredi 29 mai2019

Il y a de par notre beau pays de France d’immondes malfaisants, des chafouins méprisables, salisseurs de réputation, infâmes colporteurs de rumeurs éhontées dont l’unique but est de ternir la noble et belle figure de notre Toto National.
Même si son parcours fut chaotique et sa trajectoire sinueuse, il serait inélégant de rapporter ici ces petits tracas de la vie qui expliquent en partie certaines anomalies. Reconnaissons-lui simplement un gros gros talent et une chance insensée, car comme nous le martèle la devise « Il ne faut jamais présumer de rien », la sagesse nous le rappelle au quotidien. En l’occurrence notre camarade part de loin, Toto c’était la grosse cote début des années 60.
Remercions du fond du cœur Monsieur Tolmer père et Madame Tolmer mère d’avoir, le 11 mai 1960, pris la bonne décision. Evidente désormais, mais ô combien délicate en ces temps incertains, reculés et sombres où naquit notre ami. L’avenir ne se présentait pas sous les meilleurs auspices pour ce cher petit être. Le compte-rendu établi par la sage-femme est édifiant : “Deux de tension, à la limite du détectable, structure osseuse défaillante, conformation musculaire déficiente, la complexion de ce sujet laisse peu de place à l’optimisme, il devra de par ces caractères se limiter physiquement et se prédestiner dès le plus jeune âge à une activité professionnelle adaptée.”
Ces indicateurs, tous dans le rouge : un signe du destin. Sa vocation dès les premiers instants l’interpellait.
Ce fut tout le talent du couple Breton que de déceler chez notre ami, derrière une apparente nonchalance et cette vivacité de lémurien primesautier tant appréciée dans les soirées privées du 92, le graphiste virtuose qui sommeillait en lui n’attendant que sa rencontre avec le cabernet-franc pour laisser exploser tout son potentiel créatif.

30 ans d’histoire commune avec Catherine et Pierre Breton, mais aussi Bénédicte et Grégoire Hubau, Sylvie Augereau et Nicolas Reau, Thierry Germain, Laurent Lebled, un mur de 6m de haut pour résumer ces collaborations sur trois décennies et trois jours pour venir les apprécier dans les chais du domaine au 10 rue du Changeon à Benais, voilà qui devrait claquemurer définitivement le clapoir nauséabond de nos médisants.

La Glande Librairie

lundi 6 mai2019

Si je n’ai encore accouché d’aucun papier sur le très indispensable livre de notre camarade de jeu, Sylvie Augereau, « Le Vin, par ceux qui le font pour ceux qui le boivent » (Tana Editions au juste prix de 29€) c’est tout simplement parce que je l’ai lu, et ce, de la première à la dernière page, d’une lecture concentrée et studieuse. Elle connait l’étendue réelle de mon savoir, elle sait au milieu de quelle immensité en jachère il se situe, donc s’il est bien une personne que je ne peux leurrer, c’est Sylvie.

En conséquence il m’est apparu comme un exercice périlleux si ce n’est beaucoup trop casse-gueule d’en dire quelques mots qui ne soient pas trahis par mon système neuronal primitif, primitif et endommagé. Le bouquin de Sylvie, c’est le livre que tous les Mimi, Fifi et Glouglou attendaient, celui qui vous explique tout, tout simplement. Auquel on peut se référer dès qu’un doute vous hante*.

One step Beyond.

Après ouverture du paquet, à la lecture du titre « Le Grand Précis des Vins au Naturel »(Editions Homo Habilis), mon visage s’est empourpré, j’ai senti l’immodestie m’envahir le bulbe. L’hommage me touchait mais n’était-ce pas prématuré pour une biographie ? L’auteur ? Stéphane Lagorce. Certes nous nous croisons depuis des temps lointains dans des lieux parfois incertains, nous avons échangé des sourires complices et amabilités courtoises, nos phalanges se sont tutoyées en public. Mais de là à rédiger mon hagiographie de mon vivant ??? J’étais flatté, mais interloqué.  La table des matières a suffi à remettre mon égo d’épicier en place, les premiers mots de la préface de Bernard Plageoles, quoique désobligeants, pouvaient encore entretenir ma mégalomanie « Il y a un truc dont je ne suis pas fier, et que pourtant j’aimerais raconter ici. » Bernard, même s’il y eut des épisodes peu glorieux soigneusement gardés sous la cendre, rien de pénalement répréhensible ? Ou j’aurais oublié ? La phrase suivante me disculpait. Ouf ! Ne rien avouer, jamais, la règle. L’épiscopat reste mon conseiller le plus avisé en telles situations.

Bon alors d’accord, mais ce livre ???
Si j’étais un peu énergique, je le lirais et possiblement sa lecture me permettrait de comprendre ces subtilités techniques qu’égrènent les vignerons au cours des dégustations, je pourrais enfin cesser d’opiner benoitement du chef à la fin de chacune de leurs phrases. Mais  ne serait-ce pas déroger à tous mes principes ? Parler de ce que je connais ? Je vais le poser sur ma table de nuit et tenter un exercice inédit de télépathie, le transport en une seule fois de cette masse d’infos lors de ma prochaine phase de sommeil paradoxal. Je ne doute pas de la réussite de l’expérience, je vous tiens au courant.

*Vous remarquerez la tournure subtile employée pour éviter l’écueil du présent de l’indicatif du verbe habiter.

A la conquête du Monde, phase 1.

jeudi 2 mai2019

En plein printemps, Glougueule déploie ses ailes, prêt à prendre son envol pour rejoindre au firmament les quatre G.A.F.A. Sérieusement préparés par un des grands analystes de la Rue Taitbout, nous avons inscrit la conquête du Monde et de sa périphérie comme objectif numéro 1 pour 2019, reléguant de ce fait la maitrise de la station verticale en toutes circonstances au 2ème rang.

Avant d’inonder la planète, petit galop d’essai, nous tenterons de marquer de notre empreinte la 7ème Edition de « Sous Les Pavés La Vigne » Nous ressortirons de la naphtaline à cette occasion nos carrures d’athlètes survitaminés.