Sur la toile Emrys.

Voilà des gens, que sais-je, des jeunes je crois, qui par le truchement de la boite à lettres Glougueule sollicitaient notre conseil d’expert. Ils souhaitaient que nous leur donnions notre avis sur leur vin. Dans un premier temps, je tentais de les dissuader d’investir dans une aventure aussi hasardeuse, car qui nous connait un tant soit peu sait à quoi s’en tenir sur nos qualités de fins dégustateurs. Malgré cela j’ai reçu deux bouteilles de Emrys cuvée Hocus 2013, juste accompagnées d’une photocopie retraçant histoire et technique du domaine. Pas un mot, pas de numéro de téléphone, pas de trace dans les pages jaunes et blanches.

LA quille de Drutti et Gonzales

Hocus 2013 la cuvée de Driutti et Gonzales, vignerons mystérieux du Domaine Emrys .

Question immédiate : “De quoi t’est-ce qu’il s’agit?” Sont-ce de joyeux drilles qui auraient décidé de se moquer en créant tout spécialement pour Glougueule un vin fait de fonds de crachoirs ou une nouvelle approche du monde de la publicité. Se faire connaitre en ne disant rien, ne donner aucun indice, avais-je à faire à un fils de Séguéla? Et puis deux bouteilles? Je serais censé en envoyer une à mon compère parisien? Imaginez qu’à la dégustation j’aie un doute, un vague liège, un goût déviant. Que fais-je, si je me suis séparé de la jumelle? Pire, imaginez que cela soit bon, même très bon, voire excellent et là ce serait la version crapaud-buffle avec option nœud papillon. Vous vous êtes régalés, vous avez été étonnés. Vous avez choisi un jour où vous vous trouviez dans un bar à vins entouré d’un ami vigneron Corse venu vous livrer quelques cartons, du tenancier connu, outre par son appendice nasal et sa calvitie, par ses compétences indéniables de goûteur et d’autres attirés là par l’odeur du niellucciu frais. Ouverte sans cérémonial, j’ai irrigué mes camarades de ce vin sans mot dire. Chacun a relevé le nez et nous sommes tombés d’accord pour dire que c’était bon, après un certain temps d’ouverture cela aurait même pu être excellent, mais nous avons oublié de lui en laisser le temps. Donc bravo Jean François et consorts, ce vin m’a emballé, je dois même reconnaitre en ce jour du seigneur, avant vêpres et avouer mon lot de péchés de la semaine que j’y ai pris du plaisir et peut-être plus que je n’aurais dû mais maintenant la plaisanterie assez duré. Comment fais-je pour en obtenir quelques bouteilles? Sachez que tant que je n’aurai pas de réponse je resterai avec mon tire-bouchon posé sur le goulot de la survivante qui ne sera transférée vers la capitale chez Monsieur Tolmer qu’à réception d’une réponse concrète avec date de livraison dument enregistrée par un agent assermenté. Non mais faudrait pas croire que l’on peut me mettre la bave aux lèvres sans en subir les conséquences. Non je n’ai pas changé, j’ai juste modifié mon champ d’investigation, les bouteilles courent moins vite et ne s’enfuient pas en criant.

6 réponses à “Sur la toile Emrys.”

  1. BERTARINI gauthier écrit :

    Bonjour Philippe

    J’ai trouvé cela, puisse cette info te servir si tu n’as pas déjà trouvé

    http://lapassionduvin.com/phorum/read.php?4,882708,887061

    Nous aussi ,on veut goûter, car ma curiosité a été aiguisée par ton texte mystérieux.

    Sylvaine BERTARINI

  2. arno el pinardo écrit :

    Heureux d’avoir goûté cette cuvée il y a quelques semaines, non sans beaucoup d’enthousiasme également!!!!!

    Mon petit doigt me dit que l’un des deux compères pourrait se manifester… très rapidement!

  3. philippe écrit :

    Où ça? Où ça?

  4. philippe écrit :

    Je l’avais aussi trouvé, mais une fois mon laïus terminé. Alors j’ai fait semblant de ne pas le savoir. Je n’étais pas comme ça avant d’habiter le Sud.

  5. DRIUTTI Jean-Francois Xavier écrit :

    DOMAINE EMRYS
    DRIUTTI jean-Francois xavier

    Bonjour.
    Rien ne peux me rendre plus heureux que la lecture d’un tel article.
    Quel plaisir de savoir que l’on en a procuré !
    Pour l’instant le seul moyen de s’en procurer est de me contacter directement : domaine-emrys@hotmail.com. Le site web est en construction.
    Sincères salutations.
    Crdlt.

  6. philippe écrit :

    Voilà bien un commentaire qui m’a fortement embarrassé. Le publier c’est immanquablement voir les éventuelles bouteilles disponibles soumises à l’appétit du nombre. Ne pas le faire serait une faute grave, une atteinte à la déontologie Glougueulienne, et ça, ce serait intolérable. Je ne sais si je pourrais y faire face sans sombrer dans une forme de neurasthénie qui aurait tendance à me faire boire. Donc je m’abstiens et vous transmets le message.

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