Philippe Quesnot : la vérité sur le phénomène Mimi, Fifi et Glouglou

La lumière ne me sied point et dénature la palette des subtiles nuances que collectionne mon visage. L’ombre me convient, je l’occupe sans déplaisir sur la scène de notre théâtre Glougueulien, les feux de la rampe pour Michel, les cintres pour moi. Il est mon Yves Saint Laurent, je suis son Pierre Bergé. Chacun son rôle, j’investis le mien avec toujours autant de plaisir depuis une quinzaine d’années, mais j’aimerais profiter de l’occasion de la sortie du 3ème opuscule des tribulations de Mimi, Fifi et Glouglou pour remettre les pendules à leurs places.

Quel serait leur succès si nos trois énergumènes étaient de réelles pointures, si nous devions assister à leur bonne fortune permanente ?
Sans risque, je dirais que leurs aventures n’intéresseraient personne car en vérité, mes biens chers frères, qu’aimons-nous dans la vie et plus particulièrement chez nos trois compères ? C’est qu’ils se gourent avec constance, que ces insuffisants se plantent magistralement, qu’ils échouent lamentablement, qu’ils se vautrent piteusement, voilà où réside notre bonheur. Non ?

Et comment en arriver là ?

Nulle affabulation, seul le vécu inspire.
Il aura fallu pour atteindre ce degré de véracité s’attacher les services d’un partenaire, à la fois coach et traceur, qui aura su préparer le terrain, anticiper, défricher et surtout apporter toute la suffisance de son inculture.
Je revendique donc une part de la gloire de MFG, mes plantages constants en dégustation, mes immenses lacunes et mon incommensurable ignorance devraient, s’il le fallait, plaider en ma faveur si je ne devais pas être reconnu à ce titre.

Michel grâce à son génie et sans mon aide, se serait certainement tout aussi bien ramassé au cours d’évidentes dégustations, aurait dit autant de foutaises, arrosé son auditoire d’aussi magnifiques inepties, mais tout ceci sans la fiabilité et l’apport de mes incompétences.

Pour avaler ce que de droit,                                                                                      

Philippe Quesnot

Fait à Grasse le 5 Mars 2021

5 réponses à “Philippe Quesnot : la vérité sur le phénomène Mimi, Fifi et Glouglou”

  1. FRED écrit :

    Que lirge, qu’entenge, qu’esgourdis-je, Michel Tolmer , un ami, un proche, un Kopin !!!! mon coude dérape, mon verre choit, pas lui ce n’est pas possible…..je lis et relis cet édito de Quesnot, mais il faut me rendre à l’EVIDENCE (un bar à vin, près de Marakech ), Mon toto, que j’admire depuis si longtemps, pour qui je donnerais ma dernière bouteille de Mémé 2008, :
    Michel Tolmer n’est qu’un aigre, doux certes, mais un aigre !
    F.

  2. Toto écrit :

    Damned, caramba, gotverdom ! Désormais, je ne peux panier ( à salades ), je suis confondu ( avec un Savoyard ), démasqué, sarkozyé, oui ! Je suis en aigre ! Oui ! Mais à ma décharge, comme disait Claude François ( ou Rocco Siffredi ), je voulais être un aigle. Mais je ne volais pas assez haut…

  3. bruno perrocheau écrit :

    Après avoir reçu en cadeau le premier et acheté le second à Angoulème dédicacé par le maitre, il me tarde de trouver le troisième te de passer encore de très très bon moment ! un vrai bonheur d’amateur non averti … bruno

  4. Julien G écrit :

    Et le frisson à chaque page que de s’identifier… On a tous quelque chose en nous de MFG. Est-il opportun d’en avoir conscience ? Devons nous fuir nos réalités ? À quand un MFG ami-ami au dans d’autres espaces temps acteurs et voyeurs…

  5. roux écrit :

    bravo une belle lecture qui reflète de bons moments de plaisir, de plantage et surtout de partage.

    que du bonheur quoi

    Gilles

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