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Ne tirez pas sur le Ponpon !

philippe 8 avril 2009 1 comment

Ma première fois a été comme toutes les premières fois devraient être. Aucune douleur, que du plaisir. pontonnier-bernard-9Aprés le travail j’étais allé retrouver trois marins en permission. Olive nous avait réservé la table en bois, nous y serions plus à l’aise, l’équidistance entre sortie et toilettes y est idéale. Mes trois capitaines Haddock avaient déjà mis quelques bûches dans la cambuse. Le programme de la soirèe prévoyait de récupérer à la gare toute proche celui qu’affectueusement ils nommaient “Ponpon”. Ponpon je ne le connaissais pas, je savais seulement qu’il était avec François MOREL une des figures incontournables des bars à vins parisiens, tous premiers à s’intéresser et surtout à faire découvrir ces vins dans leurs établissements. Vers 10h Mimi s’est éclipsé pour capter le colis. L’homme était grand et mince, des yeux ronds et malicieux derrière les lunettes. L’accent, le ton, les expressions trahissaient ses attaches parisiennes. Visiblement la promiscuité qu’impose le bateau aux gens de mer les rend plus chaleureux dans leurs rapports quotidiens. Les “Salut ma Poule !” faisaient écho aux ” meme-90-013Comment vont ces vieux phoques?” Connaissant l’amour des trois premiers pour le Domaine GRAMENON j’avais pratiqué une rapide descente de cave et soigneusement emballé dans ma chaussette rouge une jolie bouteille d’un trés beau millésime. Nous n’en étions encore qu’au début de soirée, les palais étaient quasiment vierges,  moment propice pour sortir le préservatif  du Cdt COUSTEAU. Aprés versage, reniflage et premier buvage, les avis fusèrent. Région,cépage, vigneron. Quelques éléments, mais pas l’essentiel. Petite pause entre deux gorgées et alors Monsieur Ponpon,qui ne l’avait pas ouverte  jusque là, d’annoncer tout net :” Mémé 90 !”……. Resilence….” celà ne peut être que çà!” De toute évidence les connexions étaient toujours bonnes. Je vérifiais malgré tout l’état de ma chaussette. Rien à redire, l’homme avait bu juste.

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philippe

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Afin d'accéder à l'aristocratie épicière, Philippe QUESNOT, alias PQ, suivra des études de grouillot en architecture et béton armé durant environ une quatorzaine d'années entre Paris, Evreux et Nice. Se sentant mûr pour se lancer dans la carrière qu'il a toujours voulu embrasser, il décide de créer, en partenariat avec un de ses anciens collègues, un complexe épicier qui tiendra à la fois du bazar, du foutoir et surtout dans 70m². Ce n'est que sur le tard, après sa rencontre avec Sylvie AUGEREAU et Michel TOLMER qu'il participera à cette magnifique aventure qu'est GLOUGUEULE. Dans un premier temps pressenti pour le Nobel de la Paix, il lui sera préféré qui vous savez. Le consortium tentaculaire de l'industrie du rire ne lui a toujours pas pardonné sa liberté de ton, souvent sarcastique et surtout la subtile alchimie de son humour si fin et léger qu'il sait si facilement mettre en œuvre pour notre plus grand bonheur.

1 comment

  1. ne pas tirer le Ponpon et ne pas pousser le bouchon
    en revanche on peut tout a fait tirer le bouchon sans pousser le Ponpon …

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