Quelle belle déroute.

Pour le tour suivant nous avons dû changer de terrain, par bonheur la faible distance entre Nice et Villeneuve-Loubet n’impliqua qu’un très faible décalage horaire. Match au couperet à élimination directe, Coach Frankie avait anticipé et convoqué deux renforts de poids. Rénato en défense centrale, certes un peu lourd et à la technique de prise de verre approximative, mais infaillible dès qu’il s’agit de vider une bouteille. On dit souvent de lui que rien ne lui fait peur, sa tache étant de ne rien laisser passer, il l’accomplit à merveille. Oncques ne vit jamais un verre ou une bouteille, qui ne soient vides, quitter le terrain hormis pour prendre la direction du container. Autre renfort de poids, Manue, transfert de dernière minute négocié avec un célèbre club parisien. Manue en attaque, c’est la classe à l’état pur, capable de transpercer n’importe quelle défense grâce à sa descente faite de contre-pieds dévastateurs à même de déstabiliser n’importe quel néophyte peu habitué à ses dribbles sensuellement chaloupés.

6 à 0

Notre sélection pour le Mondial.

La nature du terrain sous la tonnelle, nous a dans un premier temps quelque peu déstabilisés, par bonheur nous avons su faire corps autour d’une V.O. de Selosse qui nous a ouvert l’appétit à la 11ème minute. 1 à 0. Encouragés par ce but opportun autant que rapide nous avons su nous maintenir dans le match en gardant notre cohésion et douze minutes plus tard Bodice 2011 de Villemade, bien démarqué, doubla la mise. Dès lors, nous avons déroulé et l’avalanche de bouteilles s’est déclenchée. Trois bouteilles en quelques minutes, incroyable! Tavel 2009 de l’Anglore, Vosne-Romanée Clos des Goillottes 1999 de Prieuré-Roch qui avait déjà marqué les esprits lors de la précédente rencontre et Morgon 2000 de Marcel Lapierre. 5 à 0 à la pause fromage, c’était au-delà de toute nos espérances. C’est Philippe Pacalet avec un Chablis 1er cru Beauroy 2004 qui nous remit sur le chemin pour sceller une victoire historique. 6 à 0. Dans les arrêts de jeu Cazottes marqua comme à son accoutumée avec sa Reine Claude dorée, qui je dois le reconnaitre fait partie de mes joueurs fétiches dès lors qu’il s’agit de terminer sur une note flamboyante. Un verre cassé par inadvertance permit à l’adversité de marquer notre unique manque d’attention. 7 à 1. Résultat mémorable. Et c’est dans la fumée des cigares et vapeurs d’alambic que nous nous achevâmes cet après-midi sportif. Et comme le dit Coach Frankie : “Le sport est indispensable à votre équilibre, s’hydrater à votre santé, mais prenez garde que par excès le premier ne prenne le pas sur le second, alors faisez gaffe. boivez!”

 

2 réponses à “Quelle belle déroute.”

  1. CHRISTIAN THENY écrit :

    Çà c’est du sport, espérons seulement que les rencontres n’ont pas lieu tout les quatre ans !!
    Pour ma part j’adore le 1er but , droit et tendu tout en finesse.
    Vive le foot !!
    Christian Thény

  2. Aurélien Chutaux écrit :

    Bravo pour ce match au sommet ! Un choc des titans qui s’est vite transformé en véritable leçon footballistique.

Laisser un commentaire