Archive pour la catégorie ‘Philippe Quesnot’

La Glande Librairie

lundi 6 mai2019

Si je n’ai encore accouché d’aucun papier sur le très indispensable livre de notre camarade de jeu, Sylvie Augereau, « Le Vin, par ceux qui le font pour ceux qui le boivent » (Tana Editions au juste prix de 29€) c’est tout simplement parce que je l’ai lu, et ce, de la première à la dernière page, d’une lecture concentrée et studieuse. Elle connait l’étendue réelle de mon savoir, elle sait au milieu de quelle immensité en jachère il se situe, donc s’il est bien une personne que je ne peux leurrer, c’est Sylvie.

En conséquence il m’est apparu comme un exercice périlleux si ce n’est beaucoup trop casse-gueule d’en dire quelques mots qui ne soient pas trahis par mon système neuronal primitif, primitif et endommagé. Le bouquin de Sylvie, c’est le livre que tous les Mimi, Fifi et Glouglou attendaient, celui qui vous explique tout, tout simplement. Auquel on peut se référer dès qu’un doute vous hante*.

One step Beyond.

Après ouverture du paquet, à la lecture du titre « Le Grand Précis des Vins au Naturel »(Editions Homo Habilis), mon visage s’est empourpré, j’ai senti l’immodestie m’envahir le bulbe. L’hommage me touchait mais n’était-ce pas prématuré pour une biographie ? L’auteur ? Stéphane Lagorce. Certes nous nous croisons depuis des temps lointains dans des lieux parfois incertains, nous avons échangé des sourires complices et amabilités courtoises, nos phalanges se sont tutoyées en public. Mais de là à rédiger mon hagiographie de mon vivant ??? J’étais flatté, mais interloqué.  La table des matières a suffi à remettre mon égo d’épicier en place, les premiers mots de la préface de Bernard Plageoles, quoique désobligeants, pouvaient encore entretenir ma mégalomanie « Il y a un truc dont je ne suis pas fier, et que pourtant j’aimerais raconter ici. » Bernard, même s’il y eut des épisodes peu glorieux soigneusement gardés sous la cendre, rien de pénalement répréhensible ? Ou j’aurais oublié ? La phrase suivante me disculpait. Ouf ! Ne rien avouer, jamais, la règle. L’épiscopat reste mon conseiller le plus avisé en telles situations.

Bon alors d’accord, mais ce livre ???
Si j’étais un peu énergique, je le lirais et possiblement sa lecture me permettrait de comprendre ces subtilités techniques qu’égrènent les vignerons au cours des dégustations, je pourrais enfin cesser d’opiner benoitement du chef à la fin de chacune de leurs phrases. Mais  ne serait-ce pas déroger à tous mes principes ? Parler de ce que je connais ? Je vais le poser sur ma table de nuit et tenter un exercice inédit de télépathie, le transport en une seule fois de cette masse d’infos lors de ma prochaine phase de sommeil paradoxal. Je ne doute pas de la réussite de l’expérience, je vous tiens au courant.

*Vous remarquerez la tournure subtile employée pour éviter l’écueil du présent de l’indicatif du verbe habiter.

A la conquête du Monde, phase 1.

jeudi 2 mai2019

En plein printemps, Glougueule déploie ses ailes, prêt à prendre son envol pour rejoindre au firmament les quatre G.A.F.A. Sérieusement préparés par un des grands analystes de la Rue Taitbout, nous avons inscrit la conquête du Monde et de sa périphérie comme objectif numéro 1 pour 2019, reléguant de ce fait la maitrise de la station verticale en toutes circonstances au 2ème rang.

Avant d’inonder la planète, petit galop d’essai, nous tenterons de marquer de notre empreinte la 7ème Edition de « Sous Les Pavés La Vigne » Nous ressortirons de la naphtaline à cette occasion nos carrures d’athlètes survitaminés.  

Glougueule sera à la Dive ce week-end, on devrait s’y croiser.

mercredi 30 janvier2019

Si vous voulez continuer à boire…

vendredi 26 octobre2018

Notre planète va mal, les populations d’insectes ont chuté de 80% en trente ans, les oiseaux de 30% en quinze ans et la communauté des vignerons ne va guère mieux. Combien seront-ils encore demain ? Chez Glougueule, à bien y réfléchir, les insectes c’est pas trop notre truc et nous n’avons jamais reluqué les oiseaux comme pitance potentielle, ou alors les vraiment gros. Par contre les vignerons nous sont indispensables, vitaux, sans eux notre Monde n’a plus d’intérêt, nulle survie possible.

Alors si vous êtes comme nous, aidez-les en participant à l’opération Vendanges Solidaires et apportez un soutien financier, aussi minime soit-il, pas trop quand même, en vous rendant  ici sur le site de KissKissBankBank  !

 

3 nouvelles affichettes Glougueule

lundi 15 octobre2018

Rien n’y fera, ni fourberies, ni vilenies, encore moins les menaces, quant aux flagorneries, nous nous gaussons (Hi! Hi!) nous n’en avons cure, notre marche en avant est inexorable, irrémédiablement enclenchée, Glougueule Editions devient incontournable, demain rien qui n’ait trait au domaine du vin, aucune nouvelle affiche ne pourront se faire sans nous. (Gniarf! Gniarf!) Bon! En attendant de dominer le Monde, nous étendons notre emprise sur les affichettes 30×40 avec la sortie de 3 nouvelles productions Tolmeriennes. Petite série, qualité d’impression, subtilité du traitement des sujets, humour délicat, tout ce que vous aimiez déjà chez nous, vous le retrouverez.

Pétillon est mort.

lundi 1 octobre2018

Je ne suis pas certain que l’exceptionnelle qualité du millésime 2018 dans le Beaujolais et le Jura suffira à me faire passer ce sale goût persistant. Le 12 avril Mimi décidait de nous pourrir la journée en quittant la scène. Sortie de Vingt en vrac, virée projetée dans le Beaujolais, pile le moment idéal pour nous plomber. Notre mannequin ne supportait pas que nous le laissions seul et allions parfaire notre formation sur le terrain sans lui. Et aujourd’hui, message d’un ami : Pétillon est mort. Arf ! Nous avions eu la chance de le rencontrer Toto et moi lors d’un repas d’étude et de synthèse durant un après-midi au Jeu de Quilles en compagnie d’une poignée de Kopins dessinateurs. Un lien s’était créé qui perdurait depuis, échange d’originaux contre du vin et chaque année nous nous souhaitions les vœux, avec le privilège à chaque fois de recevoir une carte, un dessin sur le thème du vin. L’homme était charmant et sans manière : un Pétillon Naturel.

Le jazz et le jaja

vendredi 31 août2018

« Ah ! L’est pas facile tous les jours mon Albert ! Vivre avec un génie n’est pas chose zézée ! » Ce propos de Madame Einstein, je pourrais le faire mien. Il est vrai, côtoyer au quotidien Michel Tolmer n’est pas facile mais que dire de la satisfaction rencontrée lorsqu’il rentre de son atelier expression graphique et musique avec au fond de son petit cartable six magnifiques dessins. Que faire sinon les éditer en un superbe portfolio « Le Jazz et le Jaja » en vente sur Glougueule.fr au prix dérisoire de 15€.

 

Tout Glougueule à Paris

mercredi 4 juillet2018

 

Mylène Pratt Maroquinerie – 14 Rue Duguerry – 75011 Paris

Grande nouvelle : désormais nos abonnés parisiens pourront se procurer directement et à un prix vegan, puisque sans porc – huhuhu ! – la plupart* des produits iconiques qui ont fait notre renommée au-delà du périphérique et plus loin encore : l’intégralité de nos affiches ainsi que la collection complète de nos œuvres littéraires au 14 rue Deguerry dans le XIème chez Mylène PRATT Maroquinerie. L’Atelier-Boutique est ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h sans interruption mais il est toujours préférable de téléphoner auparavant afin de s’assurer de la présence de notre amie.

MYLENE PRATT MAROQUINERIE – 14 Rue Deguerry – 75011 Paris – tél : 06 16 85 56 41

* Sauf les t-shirts qui se commandent sur le site. Paiement sur place par chèque ou espèces, ou pré-commande par paypal sur le site + retrait à Paris

Laguiole de l’autre.

lundi 14 mai2018

Était-ce le tressaillement de ma cuisse, mon grand couturier, ce muscle sublime assidument sculpté par la pratique intensive du tennis de table à haut niveau ? Le vibreur de mon téléphone ? Ou une manifestation inappropriée ? Deux petites notes étouffées, caractéristiques, éliminent ma première hypothèse, une rapide analyse en fait de même pour la troisième car même lorsque je m’agite frénétiquement, les sons que j’émets et aime toujours d’ailleurs, n’appartiennent pas à ce registre.

« 21h – Michel Bras – Toto »

 

Alors que, timorée, la presse officielle détourne le regard, le comité de lecture de Glougueule est unanime.

Voilà qui valide mes supputations, pas d’ambiguïté possible et que l’on ne s’y trompe pas, ces quelques mots à l’allure sibylline mais d’une concision chirurgicale, étaient un pur message d’amitié, la pensée matinale d’un être attentionné, entièrement mobilisé, dont la volonté unique était le partage d’un immense bonheur à venir, une invitation à communier durant toute cette sainte journée, à l’accompagner jusqu’au pied de l’autel. Une incitation à tenir le voile pendant qu’il honorerait furtivement la mariée, n’oubliant pas de les agiter de concert afin que mon olfactif en profitât, une délicate attention.

Mais que ne ferait-on pour un ami ? Les amis c’est sacré, la réussite d’une vie, tes souvenirs pour l’éternité, au terme tu les comptes autour de la boite, moins de quatre te condamnerait à une sortie ridicule. Il faut être attentionné et prévenant avec ses amis. Pour eux je prends soin tout au long de l’année de rester en permanence le nez au vent à la recherche de ce petit cadeau personnalisé qui leur ira droit au cœur et leur rappellera combien ils sont importants à mes yeux.

Alors pour lui dire combien j’étais touché par tant de sollicitude, je lui répondais « Je t’em… ! » hésitant un instant à lui ouvrir les bras. Il voulut dissiper ce léger doute : « Tu m’embrasses ? » Pas le temps de lui confirmer mon attachement profond : « Tu m’encourages à me régaler ! »

Bien sûr que je t’encourage, si tu savais comme cela me fait plaisir de te savoir à Laguiole et moi à Grasse, couvert de poussière, ruisselant au fond de mon épicerie à pousser les chariots. Je suis ravi de sentir ton cœur à ce point chargé d’allégresse, tout ton être tendu vers ces instants de félicité gastronomique, de jouissance extatique, bienheureux béat. Alors en moi s’est posé la question de savoir comment participer à distance à cet événement, le magnifier, apporter modestement ma contribution à l’édification de ce mémorial culinaire, t’aider à le graver à jamais dans ta petite tête de piaf scrofuleux et mesquin.

Outre ses talents de graphiste, Michel Tolmer est un prestidigitateur de haut vol. Admirez l’entourloupe.

« Ah Bernard, bonjour! J’aurais besoin de ton aide, que tu me rendes un petit service. Pourrais-tu téléphoner à ton ami Michel BRAS et lui demander s’il serait possible de … ?»

« Écoute, j’essaie de le joindre et je te tiens au courant!” Ce qui fut fait.

Vers 21h30 j’envoyais « Bon appétit ?» qui eut un « Whaouuuuuuuuuu ! » pour seul écho à minuit passé. Cette simple interjection me faisait brutalement comprendre que mon plan avait échoué. J’étais dépité. Comment était-ce possible? Bernard est un homme fiable, je savais qu’il ne pouvait être à l’origine de cette faillite, il avait sollicité à coup sûr l’aide de Sergio, le sommelier, et de la réceptionniste.

 Tant de plaisir et de joie mêlés en un seul mot, alors que j’attendais tout autre chose. J’étais effondré.

Si tout avait bien fonctionné, à 21h précises mon Ami accompagné de sa créature de rêve, se présentait à la réception du trois macarons, tout en ajustant ses boutons de manchettes en ivoire prohibé, d’une voix suave et profonde, il s’annonçait “Bonsoir!.. J’ai réservé une table pour deux au nom de TOLMER.” Et là, NORMALEMENT, la réceptionniste consultant son registre, de l’index exécutait plusieurs allers et retours en répétant “Monsieur TOLMER, Monsieur TOLMER,……TOLMER avec un T comme dans TREMOL…. Quand avez-vous réservé?…..” Elle tournait les pages par acquis de conscience puis elle s’arrêtait soudain, blême et disait “Monsieur TOLMER! Mais oui, nous vous attendions jeudi dernier!” Elle appelait fébrile « Monsieur Sergio! » Puis un peu plus fort parce que Monsieur Sergio n’aurait pas entendu. « Monsieur Sergio ! » C’est bien vous qui me disiez il y a tout juste une semaine “Quel dommage  que ce Monsieur TOLMER ne soit pas venu! Sur recommandation de M. PLAGEOLES, Monsieur BRAS avait élaboré un menu tout spécialement à votre intention! Votre venue était chaleureusement attendue… Et là, quelle déveine ! Nous sommes complets…. Je ne vois vraiment pas comment nous pourrions faire?» Et Monsieur Sergio de renchérir « ! Vous jouez vraiment de malchance Monsieur TOLMER. La 5, une de nos plus belles tables, dont la réservation a été annulée en début de soirée, nous venons de l’attribuer il n’y a pas cinq minutes à un couple de petits commerçants Grassois.”

Le plan que j’avais échafaudé n’avait pas fonctionné, le dernier rouage en était la cause. Au dernier moment notre réceptionniste avait craqué, trop jeune pour mentir sans avoir le sentiment de faillir.

Quel dommage, j’aurais tellement aimé que cette soirée soit inoubliable !

Nouvelle extraite de “Vingt en Vrac” aux Éditions de l’Épure.

https://www.epure-editions.com/collection-mise-en-appetit/vingt-en-vrac-195-45.html

Mimi a pris un dernier cap.

vendredi 13 avril2018

Mimi, un capitaine sévère avec l’ensemble de l’équipage mais juste malgré tout. Le petit personnel garde un excellent souvenir de cet homme dur au regard d’acier.

Tu seras parti un jeudi matin aux aurores, un jeudi LDP pas comme les autres. Partir plus tôt que prévu était dans tes habitudes, il fallait que soudainement on plie bagages pour rentrer à La Seyne suite à la découverte d’un rendez-vous hyper- important avec ton chien, la réalisation d’une sculpture monumentale en bronze ou l’impérieuse nécessité de déambuler dans ton jardin, t’occuper de tes plants de tomates. Mais là, Mimi, tu nous as laissés sur place alors qu’il y avait encore tant à faire. Nous sommes désemparés.  Qu’en est-il de la transmission ? Du partage des savoirs ?

Cette méthode de dressage canin dont tu ne nous laisses que les bases ? Une approche toute personnelle des rapports entre maître et chien. Le boxer définissant le périmètre dans lequel il autorise son maître à se mouvoir et marquant l’ensemble de ses vêtements du sceau de sa bave afin de bien le lui rappeler et prévenir d’éventuels intrus que cet homme n’est pas libre et lui appartient.

Qui saura recréer la recette de la Bouillabaisse à la Mimi, corriger au jugé la trajectoire de ces poissons surgelés que tu prenais soin de capturer hors-saison sur l’étal de ton poissonnier-bijoutier et d’un geste auguste, d’un seul, éclabousser sur un rayon de plusieurs mètres une assemblée médusée par tant de dextérité ?

Et l’Art de la bougnette ? Qui saura nous en enseigner les préceptes fondamentaux ? Bien au-delà du tachisme, tu auras su porter au zénith ce noble art trop ignoré. Quelle couleur de ticheurte avec du curry ? Le tissu idéal pour une sauce au vin ? La longueur du cordon des lunettes pour ne rien perdre d’un plat succulent ?

Une trace sur le papier et quelques-unes sur tes voitures comme autant d’indices pour apprendre de toi, de ta maestria automobilesque. Par chance nous avons parmi nos amis des adeptes inconditionnels de ta technique qui sauront transmettre aux générations futures les rudiments de ton approche toute particulière de la conduite des véhicules roulants dotés de moteur à explosion.

Et le mannequinat ? Qu’allons-nous faire ? Il y a bien Grégoire et Fred, mais qu’en est-il de la relève à plus long terme ? Là pour le coup tu ne nous as rien laissé, pas de consignes ni suggestions. Espérons que Karl aura gardé trace de ton passage et pourra nous transmettre les vidéos de vos défilés mémorables. Sinon nous solliciterons Inès, je suis certain qu’elle aura su à ton contact collecter de précieux renseignements et noter ces recommandations que tu lui as prodiguées et lui ont permis d’atteindre perfection et notoriété.

Comment parler de toi sans évoquer ton immense amour de la mer ? J’ai retrouvé dans mes archives un feuillet isolé d’un traité de stratégie nautique que tu envisageais de rédiger, ce premier chapitre consacré entièrement à l’abordage statique laisserait pantois bien des tacticiens.

Constat à l’amiable entre deux véhicules dont un terrestre.

Nous rappellerons aux béotiens que tu es le premier, et à notre connaissance le seul, à avoir su repousser l’attaque d’un navire, repéré B sur le plan, en mobilisant judicieusement toute la capacité résistive de la lunette arrière de ta voiture, repérée A. Celle-ci cédant malencontreusement sous l’infernale pression tu as su grâce à ton approche instinctive de la résistance des matériaux solliciter en urgence ton rétroviseur central qui te permit de stopper l’avancée du mât de beaupré du vaisseau et ainsi t’assurer la victoire. Ce haut fait d’arme faisant l’objet d’un constat dûment authentifié sur le registre de la capitainerie du Port de La Seyne sur Mer et de ta compagnie d’assurance.

Je ne sais pas si c’est l’idée de devoir ingurgiter la salade de pois chiches du Grofé mais tu nous as quittés ce matin alors que nous nous apprêtions à te rendre visite. Tu as emprunté  une ultime tangente te menant je ne sais où ? Alors Mimi pour te faire pardonner de nous faire tant de peine, en nous attendant tu vas tourner dans le coin et nous trouver une petite cantine ombragée au bord de l’eau avec une cuisine généreuse et une cave honnête, nous ne saurions trop tarder. Ah ! Vérifie quand même la qualité des liquides et demande, s’il le faut, un approvisionnement en Calva, Rhum, Poire et Reine-Claude, et puis réserve une grande table ronde que nous puissions nous parler. Nous t’embrassons affectueusement.  Putain Mimi ! Tu nous manques déjà.     

Toto et ton PQ.

PS : Si tu trouves que les vins manquent de volatile, préviens-nous, nous t’apporterons des vinaigres de chez Vincent.