Articles avec le tag ‘mimi’

Je suis un bi-table.

mardi 9 septembre2014

Plusieurs fois j’étais allé l’admirer Boulevard Haussmann du temps de ma vie antérieure au Nord de la Loire, du temps où je passais l’hiver dans une veste en mouton. De cette époque certainement me reste en témoignage sur le visage des stries rosacées du plus bel effet, particulièrement au soleil couchant quand lui et moi étalons nos palettes en parfaite harmonie. Ma table, celle devant laquelle je bavais; même pas besoin d’y poser quoique ce soit de comestible, le processus s’enclenchait seul; cette table était celle de mes rêves mais le prix avec plusieurs zéros me la rendait hors de portée. Alors j’ai tiré une croix sur cette envie, je me suis raisonné, me suis accommodé de toutes les autres au gré des hasards.

Protis table Petite Venise

La plus belle table du monde.

Internet est apparu avec ses sites de rencontre particulier à particulier. Longtemps j’ai tapé “Protis – Table Petite Venise” sans résultat, sauf à me faire renvoyer sur le site officiel du fabricant, seule différence quarante ans après, les francs se sont transformés en euros. Elle est toujours aussi désirable, ses dimensions idéales, ses proportions parfaites, son design épuré, ses arcs de cercle qui, en se déployant, vous font passer d’une table carrée de 1.20m x 1.20m à une ronde de 1.60m de diamètre portant votre capacité d’accueil de six à dix convives confortablement installés autorisant ainsi le dérapage du magnum au jéroboam et surtout, surtout, son pied central qui est si bien conçu qu’elle reste stable quoi que vous lui fassiez subir.

Je me promenais donc un jour sur la toile et avais lancé ma recherche amoureuse quand ce site qui ne précise pas s’il s’agit d’y trouver des champignons ou d’y piqueniquer me signale qu’un exemplaire de l’objet de toutes mes convoitises se trouve être à la vente, et ce, à un prix abordable. Bingo! Restait à convaincre Mimi, notre mannequin, d’utiliser son énorme gouffre à gas-oil pour une promenade en banlieue parisienne. La promesse de manger et boire avec Monsieur Plus et, comme c’est presque sur la route, aller vérifier chez les Villemade que sa sculpture n’a pas bougé en prenant rendez-vous en fin de mâtinée, disons après 11h30. Comme ça, la marge restante entre dégustation et repas sera réduite au maximum.

En descendant l’escalier, elle est ma première vision matinale et à chaque fois je me dis qu’elle est, sans doute possible, la table idéale, celle que tout homme normalement constitué a envie de posséder.

Mais il y a quelques mois, j’ai honte, je suis retourné sur ce site de rencontre, il avait enregistré ma recherche et sans que je lui demande, m’a transmis la photo d’une autre “Petite Venise”, cette fois elle était blonde, peut-être plus jeune et surtout son homme avait dû se tromper dans le montant qu’il en souhaitait. Je ne pouvais pas laisser passer cette incroyable occasion. Alors sans trop réfléchir j’ai pris mon téléphone et quelques secondes plus tard j’étais le propriétaire d’une seconde “Petite Venise” qui irait s’installer sur les bords de Loire afin de ne pas perturber la régulière en wengé. Jusqu’ici chacune ignore l’existence de l’autre et c’est tant mieux, pas facile tous les jours d’être un bi-table.

La table Petite Venise a été dessinée par Bernard Dequet et Pierre Le Merrer pour la Société Protis.

Comment conserver vos cigares ? Le Professeur Bernard P. répond en exclusivité pour Glougueule.

lundi 9 septembre2013

Depuis qu’à la déjà longue liste de mes indélicats penchants, certains de mes “amis” ont ajouté la combustion lente de feuilles de tabac amassées de façon ordonnée et cylindrique, je recherche tout enseignement susceptible d’améliorer mes faibles connaissances en ce domaine. J’ai ainsi récemment bénéficié des savants conseils de Monsieur Bernard P., rencontré en son domaine ligérien de Montsoreau. Je tombais à point nommé, le Professeur venait de tester une nouvelle méthode de réhydratation sur un magnifique sujet : double corona “Hoyo de Monterrey” issu des meilleurs terroirs cubains. Celui-ci avait passé tout un après-midi à se prélasser sur le tableau de bord de sa rutilante automobile. Autant un chien ou un enfant le supporteraient, autant notre délicat cigare n’avait-il pas du tout apprécié le traitement qui lui avait été réservé. Aux grumeaux, les grands remèdes. Monsieur Bernard eut l’idée de le ranimer en le plongeant quelque temps dans la douce moiteur d’une de ses caves troglodytes. Il en est de la cuisson des dorades coryphènes* comme du temps indispensable pour ramener un cigare à la vie, tout est question de subtile durée. Monsieur Bernard P. et notre Mimi ne sont pas amis de longue date pour rien et ont dû fréquenter les mêmes établissements. Là aussi la mesure était dépassée et ne restait comme dernière et fatale issue qu’un digne enterrement.

“Odieux de M’enterrer” est son épitaphe.

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*voir cet article sponsorisé par Biafine, datant de décembre 2011.

https://www.glougueule.fr/2011/12/un-diner-presque-parfait/

Saluons la naissance d’un nouveau titre de la presse picole

lundi 6 mai2013

PICOLOGIES MAGAZINE

Les dessus de Table. La Galerie du Miam

mardi 16 avril2013

Il ne suffit pas de stocker la matière, multiplier les repas, en amonceler les photos, encore faut-il avoir du goût, et franchement ce n’était pas gagné. (suite…)

Maudit Dick ou de l’importance d’un jeu de quilles

mardi 12 février2013

La mésaventure survenue au courageux Jean-Pierre Dick lors du récent Vendée Globe lui a valu le respect général. Réussir à ramener son bateau et franchir la ligne d’arrivée en 4ème position malgré la perte d’une quille est un authentique exploit.

Cependant, à Glougueule, cet incident nous a interpellés. Comment peut-on être assez léger pour s’embarquer pour un tour du monde avec UNE SEULE QUILLE ?!!! À ce niveau de la compétition, une telle impréparation est stupéfiante ! Jamais évidemment nous n’oserions donner des leçons à de grands navigateurs capables de défier le Cap Horn, mais enfin, nous, pour une simple balade en mer du côté de Porquerolles ou Brégançon en compagnie de Ponpon et Mimi, JAMAIS il ne nous viendrait à l’idée d’embarquer sans un jeu de quilles complet. En mer, tout peut arriver et Monsieur P.B., notre responsable de l’avitaillement, ne plaisante pas avec la sécurité.

Pfff… Les gens sont d’une imprudence ! Et après, ils s’étonnent !