Mimi, Fifi & Glouglou – Tout bu, tout connu

20 avril 2015

MFG-107-1MFG-107-2MFG-107-3..MFG-107-4..MFG-107-5MFG-107-6MFG-107-7

Un peu de culture, que diantre! Ne fera pas de mal.

13 avril 2015

Qu’advienne un jeudi avec des amis, un jeudi au goût amer, un jeudi en manque d’inspiration. Nul vigneron persifleur présent sur la toile, les instances dirigeantes de L.D.P. aux abonnés absents, pas de camarade qui puisse au moins vous mettre sur la voie d’un potentiel commérage ou vous fournir la matière à la mise sur le marché de vilénies ciselées que vous savez fort appréciées au Nord de la Loire et dans la capitale. Que faire? Qui est susceptible de vous venir en aide dans un désarroi aussi profond?

Le Bouquin des Méchancetés

Chez Robert Laffont, une pure merveille dont vous vous délecterez, un livre de chevet indispensable.

L’éditeur Robert Laffont a pensé à nous. Dans sa superbe collection « Bouquins » vient de paraitre « Le Bouquin des Méchancetés », un travail incroyable, réalisé par François Xavier Testu. Une compilation extraordinaire de plus de mille pages, fruit de nombreuses années de recherche où l’auteur nous prémâche le boulot. Tel un dictionnaire, vous allez pouvoir vous balader au gré de vos envies et faire la connaissance du méchant de service d’abord à travers sa biographie puis vous délecter de ses perfidies et terminer par un écho formulé par ses contemporains. Cet ouvrage est une pure merveille aux saveurs délectables qui vous fournira à bon compte des réparties percutantes pour la somme ridicule de 30€. Finies désormais les attentes interminables chez votre médecin, vétérinaire, avocat, garagiste, fiancée, plus obligé de mettre le nez dans le Paris-Match de l’an passé, toujours à portée de main ce livre vous rendra le sourire et pourrait même vous procurer un bon gros paquet de plaisir.

DÔôo BrAaaZzziLL !

7 avril 2015
La baie de Cannes

La baie de Cannes avec en arrière-plan, les îles de Lérins.

Nous sommes à quelques heures de la révélation d’un des plus grands scandales de l’histoire du vin et les grugés de service ne s’en seront pas rendu compte. Il faut reconnaitre là, l’immense talent du chef d’orchestre, de l’auteur machiavélique de ce plan génial dont le nom est déjà apparu par ailleurs, dans le Jura si je ne me goure-je. Les grandes arnaques, en tous cas celles qui marchent le mieux, sont toujours les plus simples. Prenez une petite dizaine de vignerons que vous aurez piochée parmi les membres de l’association dont vous  êtes à l’origine et accessoirement le président, présentez-leur comme un privilège, dites-leur qu’il sont les élus, que vous organisez à leur intention un voyage exceptionnel en Amérique du Sud. Demandez-leur de nombreux échantillons en magnums dans de grands millésimes car ils vont devoir marquer les esprits des dégustateurs de manière indiscutable. Parlez de leur renommée naissante au Brésil qui se doit d’être confirmée, de marchés colossaux à l’export, de soleil à la sortie de l’hiver, de plages de sable fin, de strings microscopiques, des formalités, de la douane tatillonne, des acomptes en espèces déjà versés pour s’assurer les meilleures colonnes dans les revues spécialisées, des passages télé, des journalistes influents. C’est bien le bout du monde si vous n’en attrapez pas un du Beaujolais, deux ou trois de la Loire, un du Jura, deux du Rhône. Il vous aura fallu, pour parvenir à vos fins, la complicité d’un baron, un homme de l’art, un historique dont la réputation dans le domaine de la dégustation n’est plus à démontrer. Je ne peux citer son nom, trop dangereux, mais retenez que les deux syllabes qui le composent sont redondantes et identiques à la seconde qu’émet la sirène du camion de POMpier. Il aura par son discours consolidé tous les arguments que vous aurez avancés, il vous aidera à ferrer vos beaux poissons de ce début avril. L’appât n’en sera que plus facilement engamé. La suite du plan est d’une simplicité désarmante mais nécessite malgré tout une attention de chaque instant. Le plus difficile étant certainement de leur faire admettre que le vol Paris-Rio se fait désormais en 1h30 et que les locaux parlent naturellement un français sans aucun accent. La confusion mentale faisant partie du quotidien et régnant en maitre chez un certain vigneron du Saumurois, l’entourloupe aura été avec lui des plus aisée. Quant aux autres je pense que l’emberlificoteur en chef aura su endormir leur conscience par d’habiles discours comme il sait si bien en produire au quotidien, empocher le colossal pactole dont il les aura allégé sur ce coup et retapisser les nombreux rayons de sa gigantesque cave. Pour plus d’informations sur cette affaire, Glougueule vous conseille de suivre le fil de l’A.F.P., les détails ne devraient pas tarder.

Philippe Quesnot, envoyé spécial permanent dans les Alpes-Maritimes.

Silence, l’ennemi guette…

25 mars 2015

silence

 

… et Le Saleya aussi, chuuut…

Mimi, Fifi & Glouglou – Faim

16 mars 2015

MFG-94-1MFG-94-2MFG-94-3MFG-94-4MFG-94-5MFG-94-6MFG-94-7

On the Rhône again

13 mars 2015

Mise en page 1Trop facile : organiser un festival de BD à Condrieu, c’était le piège idéal pour attirer certains dessinateurs incapables de résister à la promesse de réjouissances à base de syrah et de viognier. Nous ne citerons que les plus familiers aux lecteurs de Glougueule : Jacques Ferrandez, Baru, Michel Tolmer seront ce week-end à Condrieu pour le festival Vendanges Graphiques avec plein d’autres à la volonté certainement tout aussi défaillante face aux bouteilles rhodaniennes.

30 nuances de gros rouge

5 mars 2015

30 nuances le 1er de tous

Trente nuances de gros rouge de Philippe Quesnot (en anglais Thirty shades of big red by Phil K. Know), à paraître le 13 mars aux Editions de l’Épure (en même temps que Tronches de vin N°2, l’excellentissime guide des blogueurs du vin) raconte la liaison torride d’une bouteille naïve et soumise avec un richissime patron de supérette grassoise. Complètement fascinée par son charme d’homme mûr, elle se laisse initier à la sensualité jusqu’à basculer dans des jeux de plus en plus dangereux. Elle finira par se faire percer le bouchon et liquider en quelques minutes. Loin de la niaiserie de la parodie qui en a été faite et adaptée au cinéma, ce livre contient de nombreuses scènes au contenu explicitement alcoolique qui vous suggèreront bien des bonnes idées pour pimenter votre vie de couple.

Trente nuances de gros rouge, Les Éditions de l’Épure, 136 pages, 12 €

Un communiqué en direct du Domaine Gramenon

28 février 2015
Tchamitchian et son gros violon

Tchamitchian et son gros violon. On me dit qu’il s’agirait d’une contrebasse.

Il y a comme ça parfois dans la vie des demandes qui ne se discutent pas, d’autant plus que je viens de transmettre ma demande de réservation et que ce midi nous nous sommes entretenus en tête à tête avec une Mémé, version 2003 de toute beauté. Alors que voulez-vous je suis faible et puis j’aime ça. Voici donc en droite ligne de chez Gramenon une annonce officielle que nous nous faisons un plaisir de porter à votre connaissance.

Les Vignerons Nouvelle Lune

Au Théâtre Golovine à Avignon le 4 mars de 16h à 22h

Écoutons Saint Gloud par la voix de son prophète.

20 février 2015

J’ai écouté le conseil que m’avait donné ce Glodoaldien venu célébrer le nouvel an avec nous. Quatre planches, une bonne terre bien noire chargée en humus et les bouteilles vides posées tête-bêche, bien orientées plein sud. Il m’a recommandé d’attendre cent jours après l’apparition de la fleur avant d’entamer mes vendanges, donc patience. En attendant et dans le cadre de nos expériences scientifiques menées en partenariat avec le CNRS, durant cette expérience Glougueule vous tiendra au courant de ses avancées. Ce saint homme, alors qu’il me demandait de lui remettre les clefs de ma cave, m’a aussi enseigné qu’un paquet de connaissance judicieusement investi dans un fond commun de placement pouvait à moyen terme rapporter son lot de sagesse et que je ne tarderai pas à le découvrir, devin avec ça.

Mon plan de semis de printemps.

Mis en place d’un carré de semis sur les conseils de mon ami Gloud.

Des Clodoaldiens, disciples d’Attila.

16 février 2015

Pour qui aurait vu « Sans peur et sans reproche* », film trop méconnu de Gérard Jugnot, notre fin d’année, et plus particulièrement celle de ma cave, ne serait pas sans lui rappeler les pillages des troupes de Charles VIII parties à la fin du XVe siècle conquérir le Royaume de Naples. Le Chevalier Bellabre et son régiment profitent d’allers et retours entre Royaume de France et Italie pour piller, saccager et violer. Avec une attention plus soutenue pour le château qu’occupe Dame Jeanne. Nous avons reçu le 31 un couple de Clodoaldiens missionné par leur saint patron pour tenter d’évangéliser une troupe de mécréants devant se réunir le soir même à La Seyne sur Mer. Comme il se doit, après les avoir cueillis à la descente de l’aéroplane, nous leur avons offert le couvert.

Un, deux, trois. Allez on boit.

Viognier, grenache et chenin, dans l’ordre d’arrivée. Pas de réclamation.

De toute évidence plus que les nourritures terrestres, les liquides retiennent toutes leurs attentions. Une bouteille du Viognier 2012 des frères Lattard pour mettre les papilles sur la bonne voie, suivie d’une exceptionnelle cuvée Pascal S. 1999 de chez Gramenon pour finir sur Les Rayelles 1997 du Château Pierre Bise. L’homme me conseilla de prendre quelques précautions quant à la soirée à venir et la durée du trajet toujours incertaine. La Tour du Bon 1998, Château Moulin Pey Labrie 1992, Les Comeyres 2009 de l’Anglore, Marguerite 2010 du Domaine Ganevat, Carco rouge 2004 du Domaine Arena et Fleurie 2009 d’Yvon Métras, tout ça en magnums et pour plus de sûreté il me conseilla de compléter mon choix par l’adjonction d’un carton de 6 bouteilles sur lequel il indiqua au marqueur « en cas ». Une Dolia 2010 de Dominique Hauvette, un « Pète la soif » de JP Thévenet, une Dilettante à bulles des Breton, un Mazière de la grande époque, un Buisson Pouilleux 2009 des frères Puzelat et Victoire 2012 de Nicolas Reau. Puis comme il était prévu qu’une certaine heure venue nous nous enverrions des messages de bonheurs à venir et félicité par nuages de fumée interposés, une bouteille longue et fine de 50cl, à l’équilibre instable, qui ne rentre dans aucun carton, à base de reine-claude distillée par un ami, Laurent Cazottes, que l’on ne nomme plus.

Chardonnay, gamay et encore chenin. Passez à l'encaissement.

Chardonnay, gamay et encore chenin. Passez à l’encaissement.

Et c’est à l’heure de nous quitter, alors que nous allions, ma fiancée et moi, prendre le chemin du retour, que nos évangélistes nous demandèrent de bien vouloir les déposer à l’aéroport de Nice afin de rejoindre leur contrée d’origine sous peine d’excommunication.  Partant à 10h, la durée du trajet étant d’une heure trente, l’heure de décollage à 15h passées et n’ayant pas à enregistrer leurs bagages, que pourrions-nous faire entre 11h30 et 14h, sachant que dans le congélateur somnolaient un troupeau de boudins noirs de chez Autran? Nous avons réfléchi à leur sort avec Bel Air et Clardy 2006 d’Alice et Olivier De Moor qui nous a remis sur les rails. Pour le boudin noir, Jean Maupertuis nous a bien aidé avec La Plage 2012 qui, après un petit coup de carafe, nous a régalé. Nous avons fini en douceur avec la Grande Sélection 2005 du Domaine Richou, un chenin moelleux qui nous a porté jusqu’à 14h. Au moment des adieux l’homme m’a conseillé, vu les quantités que j’ingurgite, de prévoir des semis de printemps afin de maintenir permanent un certain nombre de bouteilles arrivées à maturité, puis il m’a béni avec le maquereau fumé de chez Raimond Lecoq que nous lui avions offert, seul stratagème pour l’éloigner de notre cave.

Les beaux poissons de Raimond.

Anguille fumée entière accompagnée de ses maquereaux.

* Rappelons que nous avons dans ce film une des plus belles répliques de tout de le cinéma français. A chaque halte Bellabre honore Dame Jeanne, d’abord bien malgré elle ensuite avec son consentement puis son enthousiasme. Alors que Dame Jeanne montre quelque tendresse à l’endroit du Chevalier Bayard, Bellabre semblant jaloux, Dame Jeanne le lui fait dans la remarque, il avoue : »On viole, on viole et on s’attache! »