En Dive Brézé

24 janvier 2012

Attention, le plan Grand Foie va de nouveau être déclenché. Sous la pression, nous avons fini par céder. Notre volonté légendaire, celle qui nous fait dire non de la tête et tendre le verre pour le confirmer, une fois de plus nous a trahis. Quand en 2010 et 2011, nous sommes revenus de Brézé déguisés en Cap’tain Iglouglou et Commandant Picard, qu’il nous fallait décongeler certaine extrémité de notre personne si nous voulions satisfaire un impératif naturel, nous nous étions jurés qu’en dehors d’une proposition malhonnête, nous ne jouerions plus à faire l’esquimau.

Et puis voilà, les chausses étant ce caleçon, nous serons à La Dive les 29 et 30 janvier, facilement reconnaissables tout en bas à gauche, juste dans le courant d’air, après la bâche plastique qui maintient la chaleur. Le petit nez rouge tout nervuré de veinules en surpression ce sera Michel Tolmer, le gros rouge violacé ce sera PQ. De toute façon c’est simple, à la sortie du tunnel avant de déboucher sur le périphérique des douves du Chateau de Brézé, les néophytes marquent le stop devant notre stand, attendant pour s’engouffrer dans la circulation que nos nez passent au verre.

Rendez-vous donc à nos milliers de groupies dimanche prochain au Chateau de Brézé en toute proche banlieue de Saumur.

Grand jeu-concours/Les dégustations de Mr Picolage

17 janvier 2012

Ami Glounaute et des Jeudis L.D.P., en même temps que tu collabores au rétablissement des vérités du monde du vin avec ton hémisphère gauche, tu peux participer au Grand Jeu-concours GLOUGUEULE – Mr Picolage avec les autres.

Mr Picolage a testé les 16 vins ci-dessous. Chaque vin lui a inspiré un commentaire. Il te suffit de retrouver les bonnes combinaisons pour gagner un magnifique polo Mr Picolage qui, après t’en être revêtu, te permettra grâce à cet habile subterfuge d’aller donner les pires conseils que tu puisses prodiguer aux bricoleurs du dimanche qui te ruinent tes grasses matinées.

A) Ouaiiis ! – B) Problème – C) Whâo ! – D) Pas buvable – E) Je suis vraiment nul en dégust’ j’en ai reconnu aucun ! – F)  Le même en magnum, SVP ! – G) Intorchable ! – H) Très cher – I) Lourd – J) Bouchonné – K) C’est Noël ! – L) Préfontaines 61 – M) Magnifique ! – N) Quelle merveille ! – O) Un peu volatile… – P) Du jamais bu !…

Sélection de Groins Nobles

13 janvier 2012

Nul ne sait ce que sera l’ultime image qu’il emportera vers l’éternité, ni qui se cache derrière la caméra mais certains en ont déjà eu un avant-goût en pratiquant la dégustation « no limit ». Les grands apnéistes reviennent au monde en utilisant des gueuzes haute performance, eux pour rejoindre les vivants s’accrochent désespérément à des bouteilles censées leur procurer l’oxygène qui les portera sans encombres jusqu’au petit matin. Pour ceux d’entre vous qui ont pratiqué ce sport de l’extrême voici un petit exercice amusant que vous pouvez faire au sortir de vos soirées arrosées. Au vue des photos ci-dessous saurez-vous reconnaitre quel personnage du monde du vin vous prodigue les premiers secours suite à votre coma éthylique?

Le premier qui reconnaitra son sauveur aura gagné un éthylotest fluorescent, plus facile à récupérer la nuit sous le siège où ce p….! de bousin de m…. est allé se nicher.

Bonne chance à tous et souvenez-vous : Boivez avec modération!

Mimi, Fifi et Glouglou – L’angoisse

6 janvier 2012

Un dîner presque parfait

30 décembre 2011

Lorsque Mimi m’a appelé pour me dire qu’à l’aide de sa carte bleue, il venait d’attraper une magnifique daurade coryphène congelée, j’ai tout de suite compris qu’il me sollicitait pour jouer les petites mains. J’ai sorti ma perruque blonde et pris la route de La Seyne sur Mer. La daurade coryphène en pâté, beaucoup pensent que cette recette est d’une facilité enfantine, il n’en est rien. Le temps de cuisson est très important, je dirais primordial, un quart d’heure manque et c’est la catastrophe, vous vous retrouvez avec une chair nacrée et délicate dont le goût tout en nuances s’accompagne d’arômes finement iodés, beaucoup trop subtils.

Pour éviter cette erreur de débutant, Mimi a un secret. Il prend pour unité de temps l’apéro qu’il subdivise en X bouteilles selon la taille du poisson. En l’occurrence, il considéra que celui-ci nous imposerait deux, voire trois bouteilles. Après une Bodice d’Hervé Villemade et une Bubulles des Jousset, il prit soin de piquer la chair afin d’en vérifier la fermeté. Sous la pointe du couteau, l’arête résistait toujours. Sage, il prit le parti d’assurer au mieux le succès de ce mets de roi en sortant Les Béguines de La Closerie. Une mise ancienne qui était à la mesure de l’instant : parfaite. Cette dépense somptuaire nous priverait du caviar et du foie gras, mais elle nous permettrait d’atteindre le temps de cuisson parfait.

Nous finissions juste cette troisième bouteille qu’il se levait en braillant « Oh! P….! la daurade ! » Il renversa délicatement chaises et table pour ouvrir dans l’urgence la porte du four. Et comme en ce moment, il préserve son bras gauche de tout effort en le maintenant dans le plâtre, il me jeta un torchon et cria : « Sors-la vite ! Sors-la vite! Elle va être trop cuite ! ». Optant pour la brûlure au deuxième degré, je repliai le torchon et me saisis du plat tout en poussant un cri violent qui exprima toute la tendresse que je vouais à mon ami.

Nul n’était besoin de se précipiter, la cuisson était parfaite. La daurade s’étiolait magnifiquement dans le plat, faisant avec les quelques légumes qui avaient survécu un amalgame flasque du plus bel effet. La chair avait acquis cette légère nuance marronnasse gage de saveurs exceptionnelles à venir. Et effectivement, la vue n’avait rien à envier au goût. En bouche c’était….hum! comment dire ?….les mots me manquent pour exprimer au plus près les sensations gustatives que m’a procuré cette merveille. J’hésite entre deux nuances très proches. Difficile un jeudi d’émettre un avis qui pourrait, mal interprété, être perçu comme une remarque à la limite de la désobligeance par le Raymond OLIVER de La Seyne. Il faut dire, à sa décharge, que mes doigts enduits de Biafine ont pu dénaturer la délicate palette des saveurs.

Catherine LANGEAIS-QUESNOT

Zéro jaja, zéro blabla

21 décembre 2011

Eric Cuestas est-il doué de super-pouvoirs ? Et est-ce que ça ne serait pas aussi un peu le cas d’Amandine, sa femme ?

Quand vous poussez la porte du Temps des Vendanges,  leur cave-restaurant de Toulouse, vous ouvrez les yeux éblouis d’un gosse dans un magasin de jouets. Sur les étagères, un casting de rêve : l’élit’ de la vigneronerie nature au garde à vous. Des Prix Nobel du sans soufre jusqu’aux meilleurs jeunes espoirs, ils sont venus, ils sont tous là.

Mais du coup, par quoi commencer ? Alors on pose à Éric une question toute simple : « Qu’est ce qu’on boit ? ». L’espace d’un instant, il penche la tête, il se concentre, ça lui donne un air un peu soucieux. Le gars qu’accable la responsabilité de faire notre bonheur. Puis ses traits se détendent, un léger sourire erre sur ses lèvres et il se lance dans ce très long discours : « Ça, c’est bon. », marmonne t-il en désignant une quille.

Et c’est là que ça devient miraculeux : c’est toujours bon. Sur un échantillon représentatif de bouteilles bues sur ses conseils, jamais de jaja approximatif, jamais un pinard pas d’aplomb, jamais de « Tu serais venu avant-hier, ça goûtait d’enfer ! ». Même Michel Bettane le sait, les vins que nous appelons « nature » impliquent un sens de l’acrobatie qui ne les met pas toujours à l’abri de mauvaises surprises. Mais quand c’est Eric qui est au service, bizarrement, c’est que du bon. À se demander s’il est dans chaque bouteille. La dernière fois ( je venais me détendre un samedi midi avant de donner une très importante conférence devant huit personnes), c’était un aligoté 2009 en sur-maturité de De Moor qui plaçait la barre du plaisir très haut. Accompagné d’une assiette de charcuteries venant de maisons où, manifestement, les cochons sont sévèrement triés à l’entrée, du genre : « Vous, ça va pas être possible. Par contre, vous, le gros, derrière, vous pouvez rentrer ».

Mais tout ça n’était qu’un avant-goût, un préambule, des préliminaires, des prolégomènes. Le soir, la bave aux lèvres, direction Plaisance du Touch, dans l’agglomération toulousaine, où Éric et Amandine ont ouvert un Temps des vendanges bis. Voilà comment ça se présente : un emplacement sur un centre commercial houellebecquien, où a été greffée une enclave de bonheur. Ici aussi, il y a sur les étagères de quoi faire cracher à votre hypophyse un gros nuage d’endorphines. Vous faites « Oh ! »,  » aaaah ! »,  » whâoo !! », voire même « Oh P… de B… de M… », dans certains cas limites. Puis dans un deuxième temps, vous réalisez que l’euphorie qui s’est emparée de vous ne doit pas tout à l’accessoiriste, mais aussi à l’incroyable exploit de Marie Carmarans, dont l’immmmense talent de décoratrice a métamorphosé un bloc de béton brut en séjour enchanteur.

Ce soir-là, Eric avait organisé une dégustation autour de Banyuls, avec les vinaigres de Nathalie (La Guinelle) et les délicieuses cuvées de Yoyo, entre autres la Vierge Rouge, le très bel enfant qu’elle a eu avec Jean-François Nicq. Puis c’est Amandine qui a fait jouer ses super-pouvoirs : terrine de joue de boeuf à se mettre pas à genoux, mais presque, maquereau juste cuit, magret entier cuit avec l’os, des tripes à recommander à ceux qui n’aiment pas ça et une panna cotta à la compote de coings qui nous en a bouché un. Une magie discrète qui se résume à choisir les meilleurs produites à 200 km à la ronde, puis à leur accorder tous les égards qu’ils méritent : cuissons nickels, assaisonnements délicats. Moi, je ne regarderai plus jamais les centres commerciaux de la même manière. Entre le McDo et la laverie automatique, il est quand même possible de croiser des super-héros.

Tous à la campagne!

16 décembre 2011

Mimi, Fifi et Glouglou – La crise

12 décembre 2011

Nécro pas spirituelle

10 décembre 2011

Telle La Part des Anges, Mona s’est volatilisée hier des suites, pour l’instant, inexpliquées d’une intervention chirurgicale. Mona était une figure incontournable du 17 de la rue Gubernatis, alliant compétence, gentillesse et humour. Mona c’était surtout une sensualité à fleur de peau qu’elle avait très douce. Le petit monde des amateurs de vins niçois est en deuil. Selon la formule consacrée elle est partie trop tôt et tous les jeux de mots foireux que j’avais laissé mûrir afin de lui en offrir tout un bouquet resteront inédits, ce qui selon certains n’est pas plus mal.

En parallèle à sa passion du vin elle menait une carrière de « nez » en parfumerie et était l’auteur de plusieurs créations remarquées. Il vous suffira de taper « Mona Di Orio » pour vous apercevoir que d’autres personnes dans le monde sont abasourdies par cette nouvelle et partagent notre grande tristesse.

Nous présentons nos condoléances à sa famille ainsi qu’à toute l’équipe de La Part des Anges qui aura bien du mal à faire sauter les bouchons sans penser à elle en cette fin d’année.

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiii !

6 décembre 2011

Merci à vous tous qui avez rendu le sourire, la niaque et la soif à Olivier Cousin!

Il est allé ce matin porter son dossier à la gendarmerie (c’est la procédure qui file ensuite vers le procureur), gonflé par les multiples articles dans la presse et fier de tous les gentils témoignages que vous lui avez adressés. Il veut même en faire un livre…

Le brigadier s’est étonné.

Plus de 2 000 signatures…

« Vous avez beaucoup d’amis! »

Peut-être suffisamment pour calmer un peu ses quelques ennemis…

Notre bon avocat est confiant (merci Eric!).

Nous vous tiendrons au jus des sanctions.

La Loire est dure. Mais c’est la Loire…