10 juin 2013
Comme à chaque fin de printemps, les années impaires, nous allons migrer vers l’Aquitaine. Certain prendra l’autoroute, faisant ainsi grimper soudainement la probabilité de mourir encastré dans une remorque folle remplie jusqu’à la gueule de sculptures monumentales, d’autre transportera, outre ses productions à base de tonneaux recyclés, moult cartons de ticheurtes, polos, tabliers et somptueuses affiches. 
Fronsac, le climat y est favorable aux grands rassemblements et la température idéale pour la dégustation. Une partie de nos vignerons préférés se retrouvera dimanche prochain 16 juin à partir de 10h au Château Moulin Pey-Labrie. Ce sera l’occasion de goûter leur dernier millésime et comme une chance n’arrive jamais seule, vous pourrez aussi venir y admirer la plastique parfaite de Michel Tolmer, qui y exposera ses dernières cuvées, les sculptures de Mimi, notre mannequin et les meubles de Christophe Lorenzoni (225Litres).
Femmes et hommes de Glou profiteront de l’occasion pour renouveler leur garde-robe sur le magnifique stand « Glougueule ».
Dernière minute : Réuni en Assemblée Générale Extraordinaire, le conseil d’administration de Glougueule a réussi à débloquer les fonds nécessaires à la participation exceptionnelle de Rémi Dazin, photographe professionnel, afin de mettre en chantier « Sélections de Groins Nobles », livre rare que déjà toutes les maisons d’éditions ne vont pas tarder à s’arracher. Vous aurez été prévenu, s’il n’y en déjà plus avant qu’il ne soit édité, ne venez pas nous plaindre.
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7 juin 2013
A l’heure où le dernier des crétins fait la une de la presse picole, où une inculte absolue fait le tour des plateaux télé après avoir fait le « beuze » dans une émission pour sous-développés mentaux, tapisser le central de Roland Garros, peinturlurer la pelouse du Stade de France, tatouer le front de Pujadas, tout ça nous aurions pu faire. Mais demander aux frères Antoine-Marie et Jean-Baptiste Arena de nous la glisser discrète dans l’épisode 3 de « La Corse, beauté sauvage* » à la 42ème minute entre les secondes 14 et 16, ça, cela a de la gueule, c’est autre chose.
Pendant plusieurs minutes ils nous parlent, face caméra, de la vigne et de leur passion commune pour leur terroir de Patrimonio, on y voit Jean-Baptiste conduire le tracteur, Jean-Baptiste jeter une feuille dans la benne avec les raisins, Jean-Baptiste chanter avec ses amis, mais rien, nada, pas la moindre présence publicitaire. Pourtant c’eût été facile de leur faire arborer notre logo. A tout ceci nous avons préféré Jean-Baptiste avec un Ticheurte Glougueule noir à quatre pattes entre deux pieds de vigne, image fugace, subliminale, légère, à la limite de l’anonyme, de la pub pour happy fews. Seuls ceux qui nous connaissent nous auront reconnus.
« Glougueule, une autre façon de communiquer »
* de Jean Froment, visible sur Arte+7
Tags : antoine-marie arena, domaine arena, jean-baptiste arena, patrimonio, pujadas, roland garros, stade de france
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26 avril 2013
Confusion des sens et des mots ou perturbation endocrinienne, j’aurais fortement tendance avec l’avènement de ce printemps à voir le mâle partout. Même si cela ne fait que quelques années que je détourne régulièrement mes vols vers le sud lorsque je croise au large d’Arles, le chaleureux accueil que nous avaient réservé Michel Miailhe et Yoann Tavarés, le jeune sommelier de La Chassagnette, me semblait sans commune mesure avec l’importance qu’ils auraient dû accorder à notre venue.

Ajoutez à cela le fait qu’ils nous faisaient inaugurer la Table de Cuisine et qu’à peine installés une bouteille emmaillotée déversa dans nos verres une jolie bulle au nez floral et frais. C’est au sourire perfide de Yoann, lorsqu’il me dit « Normalement!… Tu devrais trouver! » que j’ai senti comme un vent de conspiration. Cette mise en examen public devant ma fiancée, mon associé et un couple d’amis avait de quoi me tournebouler. J’allais devoir révéler à ma promise, en présence de tiers, que tous ces voyages d’études en terres vigneronnes n’avaient abouti qu’à ce triste constat d’échec : l’amant à table est lamentable.
J’avais beau me triturer le bulbe, rien n’arrivait en surface, nul souvenir, nulle référence vague à laquelle me raccrocher. J’échouais. De même qu’il avait sauvé l’ami Tolmer du lynchage lors de sa précédente venue, Michel finit par me venir en aide en libérant la bouteille de sa chaussette. Une bulle japonaise. Une bulle à base de riz, le Tavarès avait raison, normalement, si j’avais été bon, j’aurais dû me souvenir que deux fois dans ma vie j’avais mis mon nez dans un verre de saké, dont on retrouvait ici les mêmes notes florales et délicates.

Vieillir ne me porte pas naturellement vers l’indulgence envers les générations montantes et je comprends mieux pourquoi les vieux finissent seuls avec leur fusil appuyé contre la roue du fauteuil. La suite me donna raison, Yoann, l’insolent, insista et tenta de soumettre à mon indéniable talent de dégustateur quelques belles bouteilles dont j’ai préféré oublier les noms, tant il était aisé de les reconnaitre, m’attachant plus particulièrement à la cuisine où mes grandes capacités d’analyste olfactif ne pouvaient être contestées. Quel régal que ce velouté d’herbes amères… filet de lisette à la nage… légumes croquants… betterave et estragon… salade façon thaï misuna et …., belles asperges … vinaigrette safranée, yaourt de chèvre, roquette sauvage, agneau, carottes ……, poireaux crayons, …piment, citronnelle, etc…. Il me revient le souvenir d’un excellent repas avec en finale, pour garder une belle bouche fraiche, un champagne rosé de La Closerie au mieux de sa forme, tout comme nous. Et que dire du service, sinon qu’outre le fait de régler une douce addition, on se sent chez les Amis, ou presque. Quoiqu’un certain ait la taquinerie à fleur de tire-bouchon. Comment s’appelle-t-il déjà ???
Tags : arles, armand arnal, champagne, jérôme prévost, la chassagnette, la closerie, les béguines, michel miailhe, yoann tavarès
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16 avril 2013
Il ne suffit pas de stocker la matière, multiplier les repas, en amonceler les photos, encore faut-il avoir du goût, et franchement ce n’était pas gagné. Heureusement pour vous, à cet instant entre en scène celui qu’entre initiés nous appelons « l’esthlète », célébration incarnée du raffinement extrême de la culture picturale française de ce siècle naissant allié à l’excellence de la performance physique. Michel TOLMER, mon ami, m’appelle hier soir et me dit : »Didon, faudrait p’t être qu’on met une bouse sur le blog!…..et si qu’on mettrait tes dessus de table ???….y sont pas terrib’ mais je peux t’arranger ça en faisant du tri sélectif! »
Espérons que le résultat est à la hauteur de votre exigence. Rappelons que tous ces repas ont réellement eu lieu, aucun trucage ni doublage, même pour les séquences les plus périlleuses mettant en scène des vignerons ligériens. D’ailleurs, à cet effet, nous avons préféré flouter ou modifier les cadrages afin de respecter leur anonymat et notre intégrité physique, c’est ainsi que seuls les bras de Nicolas REAU apparaissent sur la photo intitulée « le roi du fist bottle ». Pour plus de révélations croustillantes, veuillez vous reporter à la page Facebook de LDP, dont l’activité n’est autorisée, en principe, que le jeudi.  Â
Tags : alain parodi, bénédicte hubau, dessus de table, domaine gramenon, gérard alonso, gérard bossé, grégoire hubau, la part des anges, le cigalon, le vin sur vin, le vinivore, michel jean, michel tolmer, michèle aubéry, mimi, nicolas reau, philippe quesnot, pierre breton, une île
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10 avril 2013
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