Dimanche prochain chez Quedubon.

15 juin 2016

L’ami Gilles Bénard et son équipe ont eu la gentillesse, après que nous les ayons harcelés dans un premier temps, menacés dans un deuxième, de nous inviter à participer au Salon Vivent Les Vins Libres qui se tiendra dimanche prochain à partir de 10h au 22 Rue du Plateau – Paris XIX – Tel 01 42 38 18 65 – Métro : Buttes Chaumont, Pyrénées, Jourdain. Vivent Les Vins Libres chez QuedubonNon seulement, les inconditionnels pourront faire dédicacer leurs reliques pinardières, dont les célébrissimes Mimi, Fifi et Glouglou I et II ainsi que les EXxxxcellentes 30 Nuances de Gros Rouge,  toutes éditées par la fabuleuse maison d’édition L’Epure, la celle qu’à pas peur des grosses, mais en plus et pour la première fois dans la capitale et certainement l’unique vus les résultats de nos analyses,  vous pourrez claquer tout votre bel argent sur le stand Glougueule qui aura pour l’occasion réquisitionné un nombreux personnel entièrement dédié à la vente de ticheurtes, polos, débardeurs. Vous pourrez aussi acquérir pour une somme négligeable, proche du dérisoire,  l’ensemble des cinq affiches dont la toute récente de Zoé Thouron qu’elle l’a faite avec ses jolis petits doigts de Lorraine. L’entièreté des bénéfices sera consacrée à la recherche d’un institut médico-illégal qui accepterait de nous accompagner sur le bout de chemin qui nous reste tout en nous servant des coups à boire qui se tiennent. Donc, n’hésitez plus, vous ferez une bonne action. À dimanche !

Les noms des gens qui vous remplirons le verre.

Une pensée charitable.

13 juin 2016

En revenant du fond du jardin où je suis allé, au péril de ma vie, cueillir sur l’arbre quelques poignées de cerises, j’ai soudainement eu à votre attention une pensée chrétienne. La petite brise fraiche du matin, le soleil encore sage, l’univers sonore occupé par le chant des merles, la perspective de cette journée identique à la précédente, toute faite de repos et de pensées philosophiques plus profondes les unes que les autres, sincèrement,  pourquoi tant d’injustice me suis-je dit? Alors pour vous apporter un peu de douceur, remerciez ma fiancée insulaire,  je m’en vais vous donner la recette de ce qui a été mon petit bonheur du goûter de la veille. Prenez 100gr de farine de châtaigne que vous tamisez puis ajoutez 100gr de farine de blé, mélangez, ajoutez 125gr de beurre que vous aurez fait fondre, malaxez en y incorporant 50gr de sucre, une pincée de sel, deux passages de cannelle, un de gingembre et un soupçon de noix de muscade.

Tarte aux cerises de mon Groupe à moi.

Tarte aux cerises de mon Groupe à moi.

Laissez reposer un bon 1/4 d’heure au congélateur ou une heure au réfrigérateur. Allumez le four à 180°, puis faites 6 parts que vous allez tabasser et transformer en 6 galettes rondes de 15cm de diamètre posées sur un feuille de papier de cuisson. Au centre de chacune d’elle vous disposez 7 cerises avec leurs noyaux, vous rabattez la pâte grossièrement tout autour en essayant si possible de lui conserver un côté étanche. Saupoudrez de sucre et au four 30mn à 180°. Surveillez, préférez une cuisson excessive à la limite du carbonisé. Vous aurez, bien sûr, eu la sagesse de prévoir 2 tartes par personne. Question liquide, le choix est vaste, de la Guigne de l’ami Cazottes, pour les purs et durs, en passant par un Cerdon ou le délicieux « Pète la soif » du gang Thévenet et pourquoi pas un cidre. Enfin, je crois que vous saurez vous laisser guider par vos papilles. Vraiment je vieillis, voilà que la carte météo du jour me porte à la compassion, la pitié, c’est misère, je me décrépis de l’intérieur, me laisse envahir par des sentiments bien peu épiciers. Je programme sans le savoir mon prochain cauchemar, ma vision ultime, une pancarte immense « SPAR t’accuse! » en lettres de feu.

Le Very Nice Petit Salon est termined.

6 juin 2016

Eh bien voilà, les Amis, c’est fini, il m’aura quand même fallu un mois pour rédiger cet article indigent, tellement l’évènement m’a fatigué, lessivé. Et encore je dois reconnaitre que Laurent Cazottes a largement participé à la bonne marche de ce salon. D’ailleurs je vous adresse ce petit mot de Corse où je tente lentement de me remettre de tous ces efforts démesurés. Ce fut donc une très belle journée qui s’est terminée fort tard pour certains et raisonnablement pour la plupart aux alentours de 2h du matin. L’écho rapporté par les vignerons était unanime, ce fut vraiment un Very Nice Petit Salon. Plus d’une centaine de visiteurs tous pro avec la venue de bon nombre de sommeliers et restaurateurs des Alpes-Maritimes et du Var, certains venant même de bien au delà, de fort fort loin, de Marseille, c’est vous dire la portée. Tout avait commencé le dimanche soir par une soirée de pré-chauffage chez Christophe Dufau Les Bacchanales à Vence qui nous a chamboulé les papilles avec quelques plats renversants, limite démoniaques.  A Nice, chez Mr.Caramel, tout était fin prêt à 11h pour accueillir les visiteurs. Jacques Ferrandez et Michel Tolmer verre dans la main gauche et crayon dans la droite dédicacèrent leurs BD un peu, burent et boivèrent beaucoup. Pour ma part je n’en signais qu’un seul seul mais quel exemplaire! A Emilie Pelletier qui avait quitté son Grand Huit parisien tout spécialement. Zoé Thouron remporta un très joli succès suite à l’accrochage de ses dessins originaux. Mimi, l’égérie de Glougueule, nous fit admirer ses dernières sculptures et Christophe Lorenzoni, créateur de 225litres, ses meubles recyclés. Le succès est aussi dû à l’aide que nous ont apporté les élèves-sommeliers et leur professeur Jean-François Reviron du Lycée Escoffier de Cagnes sur Mer.

Un Gramenon ? deux grammes oui !

31 mai 2016

Tout en Bulles – Substance – Marguerite – Carco – Mémé – DilettanteOncle Léon – Isidore – Vin d’Autan. Les quilles défilent rapidement sur un fond bucolique en plan large – Richard Wagner et ses vierges guerrières occupent tout l’espace sonore – Léger travelling arrière – ralenti sur un magnum de Mémé 2000.

La stabilité verticale de l’image n’est pas exempte de reproche, mais bon, on se doute de la provenance amateur de la source.

Cela repart : Ultime – Comeyre – Pète la Soif – Vin de Méditation – Cornaline – Les Laquets – Côte du Py.

Une sélection drastique pour un casting de rêve.

Une sélection drastique pour un casting de rêve.

Ça sent le long métrage – la machine s’emballe – la netteté en pâtit – l’arrière-plan quitte le bleu azuréen pour basculer sur un vert gazon – Apparition dans le champ, juste en haut d’un arc de cercle qui vient masquer l’image et se déforme pour envahir le cadre – Obturation totale sur un noir intense et silencieux – quelques secondes sans émission – les Walkyries se sont tues – et cet avertissement : « Suite à un arrêt momentané d’une catégorie de notre personnel, je ne peux assurer correctement la continuité de mon émission. Je vous prions de excuser moi ». Arrivent en arrière-plan sonore les tambours de la Marche des Eclopés – retour sur un écran figé, un écran d’un rouge lumineux et gourmand, gourmand comme un beau jus de grenache bouillonnant, une promesse d’ivresse.

Cet air entêtant de Gainsbourg que Jacques a siffloté et chantonné toute la matinée aurait dû nous alerter « …et bang ! On embrasse les platanes…Et à gauche, à droite… Et à gauche, à droite. » Mais là ça a fait « Et à gauche, à droite, droite, droite… »

Heureusement intervention rapide de l'antenne locale de Pochetrons Sans Frontières.

Heureusement intervention rapide de l’antenne locale de Pochetrons Sans Frontières.

Laurent aussi l’a senti, dès le départ, il m’a dit « P… ! L’Grofé, il envoie ! » Nous avions à peine eu le temps de caler nos fesses dans les deux voitures suiveuses que l’ami avait déjà pris le large debout sur sa moto de trial. Censé nous ouvrir la voie et évaluer les risques de rencontres inopportunes, il devait être le borgne guidant les aveugles vers la Terre Promise, là où dans un fil d’eau claire et fraiche se prélassent dans l’onde vive bouteilles et magnums de bière alors que nous pratiquons le noble art qu’est la pétanque, école de sagesse, de grâce, d’humilité et de fairplay.

Pas le temps de passer la quatrième que nous étions stoppés net par un attroupement en bord de route, deux voitures et une dizaine de personnes. Dans le lot, à part nos camarades de jeu, un couple d’étrangers avec leurs enfants et dépassant du troupeau, un casque de moto, visière en biais comme une virgule barrant le visage de notre Grofé, maquillé à la râpe. Laurent, cette fois dans l’analyse et le diagnostic, laissa tomber la synthèse « Poussée de rosacée intense et non circonscrite! ».

Un mouchoir en papier humecté de salive aseptique, un toucher délicat d’apprenti-boucher allié à une véritable envie de bien faire malgré une vision trouble, permit à Rénato de désincruster la plupart des graviers. Les derniers furent extraits du bout de cet ongle que d’ordinaire il réservait à des tâches tant auriculaires que nasales.

Pendant qu’il prodiguait les premiers soins, du coin de l’œil les touristes nous dévisageaient, dans le regard, une sorte d’ahurissement mêlé d’angoisse à peine voilé. Sans prononcer un mot, après que le père ait donné le signal du départ en fracturant du coude les côtes de sa femme, ils ont très rapidement quitté le terrain des opérations.

Huit types coiffés de calottes, chéchias et autres kippas formant par leurs exhalaisons fétides un nuage instable d’alcool, arrivant précipitamment sur les trousses d’un potentiel fugitif ou otage en fuite par ces temps de psychose islamique aigue peuvent facilement perturber le chaland.

Jacques, casque de guingois, sourire de « ravi » aux lèvres et yeux dans le lointain, nous expliqua se souvenir s’être inquiété, un peu tardivement il est vrai, du changement soudain de nature du revêtement de sol. Ce qu’il n’avait pas analysé visuellement avec son seul neurone disponible, via la selle, son arrière-train le lui avait transmis dans l’instant. Le système nerveux central hors service, celui-ci prit le contrôle des opérations. L’information fut déchiffrée et transmise au poste de garde le plus proche encore ouvert à cette heure-là. Application de la procédure d’urgence avec passage en mode recyclage interne, toute communication avec l’extérieur devenant dès cet instant impossible lui imposa pour le reste de la journée, le bassin en avant, une démarche étriquée, un peu pincée. Après une vingtaine de mètres passés à tenter de rééquilibrer désespérément la moto, la trajectoire étant définitivement corrompue et l’heure de la sieste aidant, D’Jack avait opté pour la solution sage en telle situation, se coucher, si possible dans cette herbe tendre, toute proche, si proche. Malheureusement avant d’atteindre son carré de gazon, il testa du museau le pouvoir abrasif du bitume, d’où ce maquillage façon betterave râpée.

Plutôt qu'un film, la photo de la partie de boules.

Plutôt qu’un film, la photo de la partie de boules.

Le temps de rapatrier la moto au chalet, de parfaire les pansements et nous repartions pour le terrain de boules. Depuis que nous nous retrouvons chaque année pour ce week-end « Talibans », jamais, je dis bien jamais, nous n’avons raté « La Partie de Boules ». Alors ce n’est pas une petite gamelle qui allait nous freiner, d’autant plus que la douleur nous était tout à fait supportable.

Nous ne jouions pas depuis plus de deux, trois litres que nous vîmes une ambulance de pompiers se garer en bordure du terrain de jeu. Bouteilles et verres étant exposés sur le banc, nous nous doutions bien qu’ils ne venaient pas nous informer des conséquences de la déshydratation chez les représentants du troisième âge, mais de quoi alors ? Une tournée de routine ? Non !

La pompière s’adressant à notre blessé lui demanda s’il était bien « L’Homme à la moto », auquel cas, elle souhaitait qu’il la rejoigne dans l’ambulance.

Dans la chute le genou droit avait aussi dégusté et apportait à sa démarche une touche nous faisant immanquablement penser à Boris Karloff dans Frankenstein, la Belle lui évitant le lynchage et par sa seule voix ramenant La Créature dans son univers. « Venez Monsieur! Venez ! Suivez-moi !» Seul manquait le crin-crin du violon piaillard en fond sonore.

Relâché après la visite de contrôle, Jacques réintégra son équipe afin d’y prendre sa part active dans la défaite. La dame du feu m’appela discrètement afin de me communiquer le diagnostic. Rien à signaler d’alarmant mais elle me conseilla de lui porter attention car les propos qu’il avait tenus étaient pour le moins étranges, à tel point qu’elle avait supposé un instant l’absence de port du casque.

Une fois dans le camion, après qu’il lui eut décliné son état-civil, il avait cherché un stylo et demandé où se trouvait l’album qu’elle souhaitait qu’il lui dédicaçât puis l’avait chaleureusement remerciée, subjugué qu’il était de rencontrer une admiratrice qui connut jusqu’à ses date et lieu de naissance. Il lui avait dit tout le plaisir qu’il avait à chaque fois de rencontrer son lectorat où que ce soit, qu’il était particulièrement touché, en l’occurrence que ce soit dans ce village, gardien de ses plus beaux souvenirs d’enfance.

Les démangeaisons de la cicatrisation, l’escagassant au plus haut point, ont poussé notre ami à se grafigner méthodiquement la couenne malgré l’interdiction que lui en a été faite, cette tâche blanche se développant au détriment de ce halage qui sied tant au bleu de ses yeux. Quotidiennement photographié sous le même angle il en résulte le projet d’un flipbook tiré à neuf exemplaires, autant que de participants, album souvenir de l’édition 2015 que bien des dermatologues souhaitant illustrer l’incidence de l’alcoolisme dans le monde des maladies de peau seraient prêts à s’arracher à prix d’or.

Arbois et nous aussi.

24 mai 2016

Inutile de vous faire l’article, vous connaissez tous notre professionnalisme et surtout notre déontologie et ses critères d’exigence outranciers. Déjà peu allergiques à la flatterie, il suffisait de peu pour s’offrir nos bonnes grâces, nous avons décidé d’ajouter la veulerie à notre palette des sentiments. C’est donc sans aucun état d’âme, alors que je n’y suis jamais allé, que je vais vous vanter les qualités de ce charmant village du Jura qu’est Arbois.

Arbois, le village préféré des Français.

Arbois, le village préféré des Français.

Édouard je ne le connais pas non plus, mais il n’en est pas de même de ses chocolats et quand on parle à mon estomac avec autant de talent, je ne peux douter que tout ce que me raconte une telle personne, ne peut qu’être vrai et surtout digne d’intérêt. Donc voilà, vous allez suivre le lien ci-dessous et vous laisser séduire par le Jura puis voter pour Arbois comme nous l’a demandé si poliment Edouard Hirsinger.

http://www.france2.fr/emissions/le-village-prefere-des-francais/arbois-region-franche-comte-bourgogne_485135

Mimi, Fifi & Glouglou – Océan de sagesse

18 mai 2016

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France – Brésil, les 16 et 17 Mai à Paris.

12 mai 2016

Bien avant l’annonce tant attendue de la liste ce soir par Didier Deschamps des heureux élus, Glougueule vous communique dès maintenant celle du match retour France – Brésil des 16 et 17 mai à Paris. Nos amis Brésiliens renommés pour la qualité de leur jeu ont sélectionné Lizete Vicari, Marina Dos Santos, Marco Daniele, Eduardo Zenker et Pedro Hermeto. Ce dernier ayant déjà éclaboussé de tout son talent de très chaudes fins de soirées aussi bien dans la capitale qu’en Loire. Quant aux Français, leur sélectionneur Philippe Herbert a porté son dévolu sur des valeurs sûres de notre championnat avec Pierre Overnoy comme gardien des valeurs, Pierre Breton en défense centrale, avec Pierrot ce n’est pas le joueur ET le ballon qui passent, c’est OU, à l’image de Ryan Giggs à qui il a emprunté la coupe de cheveux.

Deux jours de folie pour les amateurs de beaux jus.

Deux jours de folie pour les amateurs de beaux jus.

Autre défenseur avec Sébastien Bobinet sur le côté droit, certainement le seul choix contestable de l’entraineur, pour qui connait le frêle sportif et piètre pongiste. Espérons que pour une fois il saura hisser son niveau de jeu. Au centre pour diriger les opérations, Marcel Richaud, n’en doutons pas il saura grâce à son calme apporter toute la confiance nécessaire à ses attaquants de pointe, les deux célèbres flèches que les plus grands clubs nous envient, Jean Foillard et Philippe Valette qui retrouveront, à coup sûr, sur le terrain la complicité qui les unit dans la vie. Gageons que nous avons là une fière équipe, à ce petit bémol près évoqué plus haut. La partie se déroulera en deux temps. Tout d’abord le lundi 16 mai au Restaurant le Chateaubriand à partir de 14h et retour le lendemain 17 au Divvino à 12h. Vous pourrez suivre en temps réel ces deux rencontres sur notre site à condition d’être abonné bien sûr.

Ouane mort taïme Eugène * : Le Very Nice Petit Salon des Vignerons Glougueule

5 mai 2016

Dernière ligne droite, derniers préparatifs, les affiches sont imprimées, les dessins de Zoé sont encadrés et rangés dans deux sacs et n’attendent plus que de se pendre aux cimaises. Mimi hésite encore entre ses dernières sculptures en résine et ses « Frileuses » en bronze de quatre mètres et une tonne. Coco a sélectionné ses fauteuils, tables et chaises les plus confortables pour recevoir les séants de Jacques Ferrandez, Michel Tolmer et votre serviteur afin que notre séance de dédicaces se passe au mieux. Les Éditions de L’Épure et Rue de Sèvres ont prévu plusieurs camions de livres et l’immense foule de nos admirateurs devrait être satisfaite. Ils seront donc vingt-un vignerons à participer à notre premier Very Nice Petit Salon Glougueule ce lundi 9 mai à Nice dans les locaux du restaurant Mr Caramel, à partir de 11h.

Première édition juste avant le Festival de Cannes. Glougueule le site en avance, mais sur quoi ???

Première édition juste avant le Festival de Cannes. Glougueule le site en avance, en avance mais sur quoi ???

Ils ne seront que vingt-un car la place nous aurait manqué, nous avons dû nous limiter. Il y en a tant dont nous nous régalons de leurs vins et que nous n’avons même pas sollicités, nous espérons qu’ils ne nous en tiendrons pas rigueur. A lundi donc.

* Les culturés du bulbe auront saisi le subtil rapprochement fait, tout en nuance, avec le mythique morceau des « Flamands Roses » : « Careful with that axe, Eugène ».

Mmouais!!!

3 mai 2016

bouse

Si Sévéro, c’est costaud.

25 avril 2016

On n’a pas tous les jours l’occasion de se hausser du col dans les dégustations en ville, je peux même avouer que mon niveau, proche de celui de mon camarade de jeu, frise l’indigence. Ce n’est peut-être pas un hasard si nous avons associé nos incompétences pour créer Glougueule. Si vous êtes un tant soit peu observateur vous remarquerez que jamais nous ne nous autorisons l’émission d’un avis quelconque sur une cuvée, aussi bonne soit-elle. Des âmes charitables pensent que ce phénomène est en grande partie dû à notre éducation judéo-chrétienne et que les nombreux enseignements qui nous furent prodigués dans les recoins des sacristies, outre leur caractère initiatique, n’y seraient pas pour rien. Que nenni! Rien à attendre de notre humanité, de notre magnanimité, pas de mansuétude, aucune grandeur d’âme, si nous avions le pouvoir, intraitables nous serions. Topor rêvait d’un destin dictatorial uniquement basé sur le plaisir de faire imprimer des timbres à l’effigie de son postérieur et avoir ainsi la possibilité de se le faire lécher quotidiennement par ses sujets. Ah! Monsieur Topor comme vous manquez ici bas. Non, nous c’est uniquement par lâcheté que nous sommes miséricordieux, de notre clémence, nulle trace par le passé, rien à en attendre.

Monsieur William

Monsieur William

Donc vous dire le bonheur que j’ai eu l’autre soir au Sévero est difficilement exprimable avec des mots qui ne seraient pas considérés comme déplacés, voire injurieux envers mes amis présents autour de la table. Il était question d’une bouteille dans une chaussette présentée par William, le maître du lieu. Un couple de Clodoaldiens, Alain et Pedro, experts Brésiliens, mon partenaire de double et votre serviteur pour atteindre la demi-douzaine. Pourquoi ce soir-là la connexion s’est-elle faite entre mon neurone agonisant et ma papille ??? Toujours est-il qu’après immersion de mon appendice, la goutte hésitante qui pendait au bout me lança des signaux appuyés pour m’indiquer qu’une fois par le passé mon odorat avait rencontré des molécules identiques. Un éclair me secoua l’échine, mes yeux se révulsèrent et la bave aux lèvres, de ma bouche infernale sortirent ces quelques mots portés par une haleine putride venue du fond de mon être « C’est un Chablis de chez De Moor! » puis exténué autant qu’hirsute je revins à la raison « Une fois j’ai goûté ça, c’était au Bistral. D’ailleurs Toto c’était avec toi, y avait Arnaud et Poutrelle! » Seul écho à ma supposition, venant d’outre atlantique « Cela m’étonnerait beaucoup que ce soit un Chablis! » La Clodoaldienne dont la moitié de la bouteille avait transité par son œsophage supputa que nous avions affaire à un vin blanc de type français et qu’il serait judicieux de héler sa sœur, la présente étant défunte. Les instants qui suivirent sont à ranger parmi les plus délectables, car je sentais confusément au fond de moi que malgré l’avis doctoral énoncé par le Carioca, ce que j’avais dit n’était pas complétement stupide. William s’approcha de la table et après que nous lui eussions demandé en chœur de nous révéler la vérité, j’entendis ces quelques mots, que depuis je me repasse en boucle, « C’est la cuvée Bel-Air et Clardy 2013 de chez De Moor! » Ah P…unaise! Comme c’est bon d’être un petit génie de la dégustation à l’aveugle. Malgré le ton comminatoire et l’insistance appuyée que je mis pour qu’ils se prosternassent devant moi mes camarades de table ne saisirent point l’opportunité de m’élever au rang d’idole, s’en tenant à une moue vaguement reconnaissante à la limite de la condescendance. Mais de tout temps l’exception a tardé à être reconnue par les gens du commun. Vous verrez, peut-être, qu’un jour vous aussi après beaucoup de travail vous pourrez atteindre, même de façon fugace, mon niveau. Ceci dit en toute humilité, bien sûr.