Archive pour la catégorie ‘Philippe Quesnot’

Une Blonde sans faux-col

Jeudi 11 mars2010

Raphaël m’avait transmis le lien en me demandant d’y jeter un œil et si je connaissais. Arrivé sur place je tombais sur une blonde muette, plutôt mignonne,  « Qu’est-ce que c’est-il encore que cette gonzesse qui veut nous causer vin, on a déjà la AUGEREAU, alors ……. ? » De plus la dame voulait m’entretenir du Mâcon-Chaintré de Philippe VALETTE. La prétentieuse, elle voulait m’en remontrer sur VALETTE, vraiment elle manquait pas d’air la blondasse. Y’en a j’dirais pas mais VALETTE, là si y’en a un où que je suis sous perfusion permanente c’est bien Philippe VALETTE. Question saxophone j’ai un SELMER Mark VI de 1969, côté Mâcon c’est VALETTE, je peux en jouer les yeux fermés, pas d’erreur possible je connais sa gamme sur le bout des papilles. A reculons presque, je demande au mulot d’envoyer la musique. Ça commence par quelques notes très entrainantes associées à un défilé de bouteilles aux couleurs flashy, le tout avec une qualité d’images exceptionnelle. Ça commence mal. La blonde que j’ai en face de moi et qui me dévore littéralement du regard s’appelle AURELIA, elle s’anime soudainement et là je dois dire que d’entrée elle m’a scotché, c’est vif et précis, drôle, elle ne nous prend pas les neurones en otage avec des termes techniques lénifiants et pompeux, c’est simple, tout le monde comprend. Elle a compris, tout compris. A tel point que son blog « busurleweb » a reçu le Wine Blog Trophy 2010 au Salon des Vins de Loire à Angers fin janvier. Comme le disait Mimi l’autre jeudi « Bbbrrr vraiment c’est dur à dire, mais il faut le reconnaitre c’est bien…….pour une fille,….. blonde de surcroit ! » Hormis le côté machiste de notre mannequin vedette, je partage sa pensée.

Bravo AURELIA et bonne chance !

Mon méat coule pas.

Samedi 6 mars2010

Parfois, l’ardeur que l’on met dans une discussion pour imposer ses vues est démesurée. L’ambiance, les personnes, le sujet, le lieu, tout concourt à l’excès. J’étais, il y a peu, nuitamment invité chez mon fiancé « officiel », je ne sais si c’est la présence d’une plus ancienne, une certaine Régis de Dijon, ou l’excellent « Verre des Poètes » d’Emile Hérédia que j’avais bu, toujours est-il que je me sentais comme Jean-Baptiste BOTUL, prêt à disserter de tout et surtout de rien avec n’importe quel BHL de bastringue. Pour me venger de la présence de cette autre

just'à l'ombre

j’amenai la conversation sur « Saint Auban », sujet sensible s’il en est. Outre le païen charitable tel que le décrit ce sacré vieux « Bède le Vénérable », son biographe, Saint Auban est un petit village des Alpes Maritimes qui voit sévir sur ses terres montagnisantes la famille FERRANDEZ depuis un demi-siècle. Au début FERRANDEZ Père fut le bienvenu dans le quartier, il acheta ce fichu terrain situé plein nord à l’ombre d’un bout de colline humide. Humide n’est peut-être pas le terme exact pour définir cet amalgame tourbeux et glaiseux gorgé d’eau glaciale, mais bon. Après vint l’idée d’y construire un chalet, donc. Vu la configuration des lieux, il a dû quelque peu hésiter entre maison et bateau. La maison l’emporta. Quoique… Enfin le résultat est un sage compromis, à savoir un lieu convivial fait de bois qui laisse passer le vent et de fenêtres qui laissent pénétrer le froid; où rien ne peut se flatuler sans être entendu de la communauté présente.

La tribu ferrandezienne reste très attachée à ce lieu, témoin d’un passé heureux où les vacances scolaires rythmaient ces joyeuses transhumances entre Nice et St Auban. Le père, amateur de belles américaines, sortait la Cadillac dans laquelle s’entassaient les quatre frères et sœurs et c’était parti pour deux heures de voyage à jamais gravées. C’était hier. Jacques je te demande pardon pour avoir par jalousie maladive et maladroite proféré des injures envers votre maison. On ne touche pas à l’enfance ou alors discrètement. Je tiens à faire ici, publiquement mon Mea Culpa.

Pendant

Surtout que moi aussi je me sens lié à ce lieu. Car St Auban c’est aussi un lieu de prière, de recueillement où nous allons chaque année nous ressourcer, puiser au fond de nous même cette spiritualité qui nourrit notre quotidien. Cette retraite nous la pratiquons au printemps quand l’agneau de lait, las de vivre loin des lumières de la ville qu’il sait ne jamais pouvoir rejoindre, de dépit nous offre son petit corps suave.

Afin d’élever nos âmes et nos pensées plus près de Dieu, nous pratiquons la mise en relation avec l’Être Suprême dite « d’Inconscience Horizontale ». Les incrédules et autres ignares assimilent souvent ces instants à la sieste. Erreur de novice, nous communions. Et que faut-il pour communier ?  Du vin. Du vin et un tout petit peu de pain. Notre Ordre étant de nature partageuse, chaque année des frères d’autres congrégations nous rejoignent dans la prière, Grégoire de Fronsac, Pierre de Restigné, Yannick de Lille, Michel de Toulon. Nous avons même eu, fait unique à ce jour, une prêtresse de la Vallée du Rhône qui, sous un habile déguisement, assista à nos célébrations sans être démasquée (depuis nous vérifions la nature de nos hôtes).

séance de méditation collective

Ces échanges entre membres de communautés différentes sont fédérateurs et tendent à nous élargir le cercle. Notre mouvement irréversible est en marche. Pour où ? Pour quoi ? Nul ne sait mais nous y allons en chantant, tels les premiers chrétiens dans l’arène, « Il est des nÔÔôôôôtres !  » Il en est ainsi chaque année à l’annonce du printemps, les six fondateurs de cette célébration ont un léger sursaut, signe de la sortie d’hiver, puis un vague frétillement qui ira  jusqu’aux convulsions frénétiques à la veille du grand moment. En ce début mars je ressens les signes annonciateurs et vais entamer une période de jeûne salvatrice.

Merci Frère Jacques !

Quincavivialité

Samedi 27 février2010

Miracle! Des traces de vie ont été observées récemment dans le VIème arrondissement parisien, ce territoire que l’on pensait devenu un désert humain. Une expédition récente aux confins de la rue Brea en apporte la preuve irréfutable.

Tout commence il y a peu, quand votre serviteur reçoit un appel d’un viticulteur tourangeau,  célèbre pour sa capacité à tirer du cabernet franc des accents mozartiens :  « Toto, on se retrouve chez Fred ce soir pour l’apéro.  -Ah non, impossible, je suis débordé de boulot. Bon, quelle heure? »

Un quart d’heure plus tard, je pousse la porte de la Quincave,  et le taulier m’accueille en me serrant tendrement dans ses bras (deux vertèbres démises). Un verre de pétillant sarthois (et re-sarthois tant qu’il y en a) de Monsieur Jean-pierre Robinot atterrit dans ma main, m’assurant d’emblée une parfaite ouverture des chakras. Du coup, je pose sur mon environnement un regard plein de confiance, et que vois-je? Une cave, certes, toute tapissée et rayonnée de bouteilles aussi aguicheuses les unes que les autres (Fred, ne l’oublions pas, est un pionnier des vins naturels), mais au milieu de cet espace pourtant confiné, notre homme, lassé de ne jamais savoir où poser son verre, a installé ce qu’il faut bien appeler un bar, entouré de tabourets  sur lesquels sont posés des fesses, dont les propriétaires sont venus, après une journée de dur labeur, échanger, rigoler, boire des coups.

FRED A RÉINVENTÉ LE BAR A VINS!!! Eurekave! Alleluiave! Ah, il est fort, le bougre, il fallait le faire! Dans un Montparnasse dispensateur de clichés frelatés de la bohème modiglianienne, aux brasseries aussi appétissantes que le salon d’accueil d’un funerarium, voilà qu’on peut se pointer dans une cave, choisir une bouteille, la faire ouvrir pour un modique droit de bouchon et payer un coup à ses voisins. AUXQUELS VOUS AVEZ LE DROIT DE PARLER!!! Attention cependant! Fred est déjà bien connu de nos services. Cet individu peut désorganiser un emploi du temps aussi sûrement que Coach Raymond le jeu de l’équipe de France. Ne venez pas vous plaindre si vous tombez dans le maelstrom spatio-temporel. Il existe autour du 17 rue Brea un phénomène de physique gravitationnelle sur lequel calent les plus grands spécialistes des trous noirs. Einstein, reviens nous expliquer pourquoi chez Fred, la porte marche mieux dans un sens que dans l’autre!

Pour un suivi rigoureux de l’information dans le journalisme d’investigation.

Jeudi 11 février2010

Trop souvent, nous le constatons au quotidien, le spectateur reste sans nouvelles de tel ou tel personnage découvert au détour d’un reportage. La durée ne fait rien à l’affaire, il suffit parfois de quelques instants pour créer ce  sentiment chaleureux et  profond,  qui nous liera désormais à cet être. Quand, il y a quelques mois, nous avons exploré l’appendice de Michel TOLMER, (que nous appellerons M.T., afin de préserver son anonymat)Copie de paris loire 290, nous avons rapidement été contactés par un astronome de l’Observatoire de Nice qui, emporté aux confins du système solaire par ses observations, était interloqué par les étranges similitudes qu’il constatait entre l’objet de nos recherches et des siennes. Nous avons dû lui transmettre une photo de la protubérance tolmérienne sous un angle plus large afin de le dissuader d’être face à une supercherie, à un cliché piraté de Mars. Tout doute a disparu dés lors que nous lui avons prouvé que contrairement à Mars il y avait de la vie sur la M.T.’s proéminence. Un examen attentif de la nature du terrain nous a convaincu immédiatement de l’exceptionnel potentiel d’un tel terroir. La vie y régnait sans aucune contrainte. Avec un cépage adapté, nous pourrions légitimement fonder de grands espoirs quant à l’obtention d’un vin exceptionnel. Toujours à l’ombre d’un parasol ou d’une tonnelle, la fraicheur serait assurée. Aucune chimie ne l’ayant détérioré de sa présence  nous avions devant nous l’exemple d’un système bio-dynamique équilibré vivant en parfaite autarcie. Michel TOLMER en a plein le nez.Espérons que nos demandes conjointes auprès de l’INAO, pour sa reconnaissance en A.O.C. et de l’UNESCO, en vue de son classement au patrimoine mondial de l’humanité, auront une issue favorable.

BESSON on aime, Julien celui qui ingurgite, pas Eric celui qui expulse ***

Mardi 19 janvier2010

emporté par la houleIl y en a qui pensent que les amitiés de comptoir ne mènent nulle part, ne sont que faux semblants, accointances ultimes de solitaires à la dérive, ne servent qu’à mettre en scène nos infinis désespoirs et nos vides affectifs, à exposer impudiquement nos manques profonds. Le zinc pour dernière escale avant d’affronter le Styx et faire provision de liquidités pour en payer la traversée. Eh bien non, pas du tout! La preuve en est, tout dernièrement était réunie en un lieu public de perdition niçois une bonne partie de l’aristocratie buvologue locale en l’honneur du départ pour la capitale de Julien BESSON.

Que dire de Julien BESSON, qui n’ait jamais été dit,….? « jJjuUulien!… JuUUuulien!.. Humm!.. JULIEN est le prototype même du jeune sommelier que nous aimerions rencontrer plus souvent, une bonne technique de base, un fort pouvoir d’improvisation et ce solide bon sens qui, lors de séances à fort pouvoir déconnatoire, le ramène toujours à bon port. « Les fondamentaux! Ne jamais oublier les fondamentaux! » devient son leitmotiv dans ces instants de turbulence. »

art of dégustation part ouaneLorsqu’il est arrivé à La Part des Anges, peu auraient misé une gourde sur son dossard; chétif , l’œil terne, le poil triste. Seul un maquignon de la trempe d’Olivier LABARDE était capable de sentir sous cette fébrile carcasse l’immense potentiel. Olivier a mis en place un protocole adapté art of dégustation part touavec séances quotidiennes de remise à niveau progressives, le matin uniquement les blancs, petite transition avec quelques rosés tendres, les rouges sont abordés uniquement l’après-midi avec les vins de garde en toute fin de journée. Grâce à ce régime strict, Julien a vite retrouvé de sa superbe, les performances ont tout de suite été là, elles se sontart of dégustation part tri enchainées redonnant le sourire à tous les actionnaires de la tontine. Sur le marché des transferts le BESSON a soudainement pris une grosse cote. Paris lui tendait les bras, attendre plus c’était rater le pactole : l’heure d’encaisser les dividendes a sonné. Il doit rejoindre d’ores et déjà l’écurie de Cyrille BORDARIER au « Verre Volé ». Gageons que le nouveau coach de notre Julien saura en tirer le meilleur parti. Car bien dirigé le BESSON atteindra aisément les sommets de la Bistrologie.

Longue et brillante carrière à toi Julien, montre à nos amis parisiens que l’école bistrotière du Sud porte en toi ses plus belles valeurs. Olivier exprime toute sa détresseEt n’oublie jamais « Tu ne boiras jamais seul ! » reste gravé en lettres d’or

au frontispice de notre stade.

Photos de Bruno SCAVO

*** Ce titre magnifique m’a été offert par Monsieur TOLMER Michel.

- 8 lettres!….. – pas mieux!….- QV de nos L…- Aarf ! Aarf !

Jeudi 24 décembre2009

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le-Chat

Toutes les techniques étant bonnes pour assouvir leurs infâmes pulsions, une bande de dangereux vinophiles profiterait des agapes de fin d’année pour sévir. Tout parés de blanc et de rouge, les immondes personnages auraient utilisé le physique débonnaire de quelques vignerons pour nous gruger. Approchant l’enfant, ils séduisent la mère et boivent le vin du père. Vigilance! Vigilance! crie-je.

Ami Glougophile, sauras-tu reconnaître derrière ces Pères Noël nos amis vignerons et les nommer?

Le premier d’entre vous qui trouvera bénéficiera de notre estime durant l’année 2010.

PEPINO el Longo

Jeudi 17 décembre2009

a toppia 330

Quand « M.C.PEPINO » ne chante pas son immense amour à notre Mère la Terre et surtout à ses produits liquides dérivés, il officie à Monaco comme sommelier au sein de l’Hôtel de Paris.

Si Fabrice a trés bien compris que les cuvées nature neutralisent le Chicungunia d’une seule main, il a aussi assimilé que l’été, l’altitude apporterait la fraicheur qui fait souvent défaut aux vignes du sud, et l’hiver par ses grands froids lui épargnerait quelques traitements anti-bestiolesquejeconnaispasleursnoms.

Peut-être aussi qu’il a choisi ce terrain d’un hectare à Braux dans les Alpes de Haute Provencebraux 1 pas uniquement sur des critères hyper-sophistiqués d’oenologue qui réfléchitbraux 2 mais, tout simplement, parce qu’il était à lui, ce qui nous confirmerait que le lascard possède de la réflexion, en plus du terrain.braux 3

Fabrice PEPINO a créé son vignoble à son image, peu de surface et beaucoup d’altitude, ce qui nous donne 500 pieds de syrah plantés tous les 0.70m, 1.30m entre les rangsbraux 04 08 09 braux 11 10 09surbraux 01 11 09. 4 ares à 1000 mètres. Calculez le futur rendement sachant que les vignes ont été plantées en avril 2009 et qu’il s’agit d’une sélection massale.

Vous avez cinq minutes.

Bien que Fabrice m’ait longtemps appelé « Monsieur », ce qui, pour la première fois, m’a fait mesurer cette fichue différence d’âge et la courte distance qui me rapproche chaque jour un peu plus du grand saut dans les Vignes du Seigneur, je lui souhaite bonne chance et réserve d’ores et déjà 6 bouteilles et 1 magnum de ce futur 1er Grand Cru de Braux.

braux 15 12 09

Photos de Fabrice PEPINO

………Carnet de Vigne………………………….Numbère Tou……………;

Vendredi 4 décembre2009

Je me doutais bien que l’on n’y couperait pas. Pour la première édition, dans l’impossibilité de nous défiler, nous nous étions contentés de reprendre mot pour mot sa quatrième de couverture ou bien la présentation qu’en avait faite un illustre journaliste dont tout le monde a oublié le nom, enfin je ne sais plus et puis cela n’a pas trop d’importance. Bon toujours est-il que Mademoiselle Sylvie AUGEREAU a sorti son deuxième « aux puces », depuis le temps qu’elle prétexte sa rédaction pour ne commettre aucune ligne dans Glougueule alors que son contrat stipule bien qu’elle est tenue de produire au moins deux articles par an. M’enfin !!! Puisqu’il faut y aller et surtout parce que j’ai perdu le tirage au sort qui désignait celui qui, de Michel TOLMER ou moi-même, devait s’y coller, voilà, donc !

carnet de vigne 2 708

Plus beau que le premier et nettement moins bien que le prochain, notre amie chère, Sylvie AUGEREAU vient de nous gratifier de la deuxième édition de son, déjà célèbre, « Carnet de Vigne ». Beaucoup l’attendaient. C’est sous des hourrah joyeux qu’elle fut acclamée par le comité de Glougueule au grand complet, les yeux embués de larmes confraternelles. Ce guide c’est comme qui dirait Noël avant l’heure, le cœur se comble de bonheur, la joie touche plus particulièrement à notre paroxysme, nos âmes à l’unisson chantent la mélodie du bonheur éternel, les petits n’oiseaux chantent en faisant « cui-cui », les contrôleurs fiscaux en deviennent aimables, Nicolas notre ami. Pour ceux qui se demandent si après l’exceptionnel niveau atteint par la version I, il est encore possible de progresser. Sans l’ombre d’une faribole je l’affirme haut et fort : la bougresse est costaude. La finesse dans l’approche des vins et des vignerons, le subtilement drôle et la délicatesse rédactionnelle, ça c’est Sylvie et c’est pas d’la ripopée. Il est simplement regrettable qu’il soit sorti si tard dans la saison littéraire car, sans aucun doute, il aurait décroché quelque chose de largement mérité.


augereau carnet vigne378

Bon là je pense que c’est bon, ça suffit ?……… hé ! Michel ! C’est bon là ? …..Hheeeeein ? ……Ben, t’aurais pu le dire, je m’aurais pas embêté comme ça !……Ouais, ben ch’t'frais dire qu’la prochaine  fois c’est toi qui t’y colleras,……… P…!   y’a pas d’raison qu’y est qu’moi qui dérouille !…….. Hé ! Il est beau, lui le Pintadore……..Ouais, ben tu vas voir c’que moi j’en fais de ton pinceau! ……..

Le Secret du Pot au Feu

Dimanche 15 novembre2009

Le secret du pot au feu réside dans la savante composition des viandes qui le constituent. Elles devront être trois, ni deux, ni quatre. Trois est le nombre parfait. pot au feu 006De la joue, de la queue et surtout de la troisième qui donnera toute la saveur. On préférera un ensemble tendre et gélatineux et donc sera délaissé le plat de côte, si souvent recommandé, à tort. Mais tout le succès reposera sur le choix des liquides que l’on aura retenus pour accompagner cet en-cas.

Adeptes fervents et pratiquants intègres, voire intégristes aux yeux de certains, nous avions la chance d’avoir parmi nous hier soir deux solides magnums représentant Messieurs METRAS et THEVENET. (Je profite de cette occasion pour regretter publiquement la propension du second nommé à distribuer auprès d’un public non averti mais extrêmement féminin ses dernières bouteilles de 1990, alors que le comité central de Glougueule est prêt à toutes les vilenies possibles pour obtenir, ne serait-ce, qu’un ou deux cols.) pot au feu 018Le 2003 de Jean-Paul T., dit Monsieur Polpo, avait des notes florales et délicates. Le 2004 d’Yvon METRAS, dit Monsieur L’Avion, plus puissant, long et rond mit un peu de temps à s’ouvrir mais nous régala tout autant. Ma fiancée en fit une parfaite synthèse :  » Derrière tous ces arômes, je ressens comme des notes joyeuses et légèrement enivrantes, mon bel et unique Amour, obsession permanente de ma vie, toi qui illumines chaque seconde de mon existence, O oui ! toi ! toi je te veux, tout de suite, sois mien maintenant, RRrrrhhâaaa ! Lovely !…..*** »pot au feu 011 s’ensuivent quelques considérations sur les différences évidentes qui existent entre les terroirs des appellations Fleurie et Morgon.

De même que les immigrants, parvenus en contrées hostiles, se hâtent de stocker d’importantes provisions de nourritures et bois pour passer l’hiver, chaque année je prends soin de rentrer de belles quantités de gamay afin qu’Elle m’aime toujours au printemps.

*** Expression empruntée à Monsieur Marcel GOTLIB, en hommage à HITCHCOCK.

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Lundi 2 novembre2009

La vague de succès qui chaque jour déferle sur GLOUGUEULE, nous ravit. La presse internationale ne s’y est pas trompée, le New York Times a su éviter le surdosage et s’est abstenu de tout titre ronflant à la Une. Idem pour le Times et Die Welt. En France, les grands quotidiens ont gardé la même ligne rédactionnelle sinon nous étions submergés. Merci donc à vous, journalistes de toute obédience pour votre coopération passive. C’est donc en petit comité que nous célébrons aujourd’hui notre cent millième abonné, qui n’est pour nous qu’une adresse internet. Qui es-tu bel inconnu ou nue ? Fais-toi connaitre car tu as gagné un magnifique Ticheurte d’une valeur de 27 000€. Veinard ou narde ! S’ils le souhaitent les 99 999 perdants peuvent lui adresser un chaleureux message de félicitations à l’adresse suivante :

eric@aubonmanger.frglougueule H orange (1)

P.S. : Nous rappelons que le Dictionnaire des Injures est une oeuvre de Robert EDOUARD, éditée chez 10/18