Archive pour la catégorie ‘Coups de glougueule’

Tous Cousin!

Mardi 4 octobre2011

Je parie que vous connaissez tous Olivier Cousin, vigneron angevin à Martigné-Briand dans le Maine-et-Loire ! Désolée, les mentions géographiques sont censurées parce qu’Olivier s’est auto-déclassé en Vin de Table et qu’on a pas le droit d’y afficher d’où vient le raisin. Disons seulement qu’il mûrit généreusement sous la position GPS longitude -0,42834000 – latitude 47,23584000, qu’il n’a jamais connu de pesticide et que ses chevaux s’en gavent.

Bravo et merci : nous avons dépassé les 1 200 signatures!!!!

mais, svp, n’oubliez pas d’indiquer vos nom-prénom-profession et localité (avec code postal)

Pitié!!!!
Sylvie A
(pour les vignerons, nous indiquons une vague appellation….)

L’histoire du domaine a quelques générations derrière elle. Celle d’Olivier s’écrit avec son grand-père qui, au sortir de la guerre, refuse d’écouler les stocks chimiques de l’armée sur le nouvel ennemi mauvaise herbe. « Les désherbants ont fait du Layon la rivière la plus polluée du Maine-et-Loire. Avant on pouvait se laver dans la rivière, maintenant il faut se laver si on tombe dedans. » Les chenins ne font pas des chats et Olivier a gentiment suivi sa voie, sans jamais fermer la porte à ceux qui marchaient dans le bon sens agricole. Entre 1990 et 2000, une exploitation (exploiter, ça aussi c’est un sacré verbe…) viticole sur quatre a disparu en France, au détriment des petites et moyennes bien entendu (source Agreste 2010). « En 1980, nous étions 120 vignerons, 800 vendangeurs et  5 bistrots pour 800 hectares de vignes à Martigné Briand. Aujourd’hui, nous sommes 40 exploitants agricoles, 2 cultivateurs, 40 vendangeurs et 2 bistrots pour 850 hectares de vignes à Martigné pas briand! » Les vendanges manuelles sont de moins en moins pratiquées mais de plus en plus contrôlées. Olivier en a encore fait les frais l’an dernier…

Voilà où le feuilleton bucolique s’enraye : notre Charles Ingles (il met souvent les mêmes chemises à carreaux et va sans cesse couper du bois pour réchauffer ses beaux enfants) est devenu l’objet de moultes persécutions administratives et autres descentes des fraudes. L’emmerdeur est dans le collimateur… Voilà 20 ans, Olivier et quelques irréductibles décident de ne plus cotiser pour l’interprofession sensée défendre et promouvoir la viticulture ligérienne, « aux antipodes » de la sienne. Seul, il assumera 15 ans de procès. « C’était ma mission de foutre le bordel. J’ai perdu hier : mon compte a été bloqué par huissier. » Les Bordelais, groupés et solidement avocatisés, viennent d’entamer une procédure contre ces mêmes « Cotisations Volontaires Obligatoires » (vous avez bien lu). Mais le petit cheval est resté cible facile dans le mauvais temps…

En 2003, alors que le raisin n’en peut plus de soleil, on autorise la chaptalisation et l’acidification en AOC Anjou. Olivier se cabre. En 2005, millésime solaire également, il arrête l’AOC pour se confiner en Vin de Table, « le seul qu’on ait pas le droit de chaptaliser ! » Mais aussi celui qui ne tolère aucune indication géographique sur l’étiquette… Beaucoup de grands vignerons en Anjou s’y sont résolus mais la plupart ne sont pas d’ici (Mark Angeli, Richard Leroy…) Olivier y est né. Son raisin y grandit et l’envie de le dire aussi. Alors il glisse un discret « vigneron angevin » sur quelques étiquettes, tamponnent certaines « Anjou » et marquent ses cartons d’un « Anjou Olivier Cousin » aux initiales rouges (AOC). Parce qu’il est « fier d’être angevin. ». Et ce qui devait arriver… La Répression des Fraudes sonne, constate, photographie, préconise 30 000 Euros d’amende et en conclue qu’il « fait du tort à son appellation. »

Taratata. Olivier Cousin fait du bien à son appellation. Il n’en a pas besoin pour vendre son vin jusqu’au Japon. Et c’est une gloire pour cette région dans la peine (le prix du rosé au négoce est celui d’il y a 30 ans) qu’il en propage le nom. Mieux, le bien qu’il fait à l’extérieur se voit à l’intérieur : ici, Olivier Cousin est le papa de beaucoup de jeunes vignerons. C’est chez lui qu’on se réfugie quand on a des soucis. Il les abreuve de bons conseils, les nourrit souvent et leur distribue parfois ses vignes. Et c’est encore lui qui enseigne le cheval de trait à tous et le montre à la télévision. Une sacrée belle image pour la région…

C’est pourquoi nous vous proposons de signer cette lettre au procureur, en nous envoyant vos noms-prénoms-professions-localisation.

Lettre au procureur

Nous, vignerons, journalistes, cavistes, importateurs et amateurs de vins affirmons notre soutien à Olivier Cousin.

Nous nous indignons qu’on l’accuse de nuire à son appellation.

Olivier Cousin incarne une des plus belles images angevines. Sa médiatisation en est témoin. Ses pratiques culturales respectent son terroir. Le vin qui en émane le traduit sans aucune interférence et propage l’identité angevine dans le monde entier.

Mieux, Olivier Cousin est un des acteurs principaux du renouveau du vignoble : il soutien activement et physiquement les jeunes installations.

Enfin, il est à l’origine de la révolution du cheval de trait dans toute la Loire.

Nous, vignerons, journalistes, cavistes, importateurs et amateurs de vins, apportons notre appui solidaire à Olivier Cousin et dénonçons les persécutions dont il est l’objet.

Ambrose BIERCE

Mercredi 6 mai2009

Dans son « Dictionnaire du Diable » fin XIXeme Ambrose nous confiaitbierce-ambrose4662

Je ne sais pourquoi j’aime tant Monsieur BIERCE

Têtes de L’Art

Vendredi 17 avril2009

Le Flying WinemakerLe vigneron volant avait la tête dans les nuages. La journèe avait été longue et les occasions nombreuses. A la manière brusque et enjouée dont il trinquait j’avais compris qu’il y avait surchauffe. Dans le brouhaha de la trentaine de personnes discutant, chantant, buvant, il s’approcha de moi et me dit : « Tu sais votre livre, eh bien j’ai compris que c’était vraiment de l’art. Smoking Ponpon C’est lorsque Ponpon me l’a dit que j’ai compris. Jusque là je ne m’en rendais pas compte, c’était juste un livre de photos. Mais la manière dont Ponpon m’en a parlé, ça m’a éclairé, ça m’a paru évident, je l’ai vu différemment. Voilà je voulais te le dire ! » Les louanges m’allèrent droit au foie. Un petite larme de bière me perla au coin de l’oeil. P….. si je m’attendais à ça. Et voilà qu’en plus le Ponpon y balance des compliments dans notre dos. On ne peut plus se fier à personne.

à propos du propos de Michel TOLMER

Lundi 17 novembre2008

Celui-ci a tenu à rectifier la phrase que je lui avais attribuée, à tort. Il fallait lire :  » Ce film, il faudra que tout le monde sera allé le voir ! ». Nos fidèles lecteurs aux cerveaux gavés de neurhônes auront modifiés d’eux-mêmes.

Un film de Jean-Paul JAUD

Dimanche 9 novembre2008

NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT.

Michel TOLMER nous a dit :  » Ce film il faudrait que tout le monde l’aura vu ! « .

Et nous, quand Michel nous dit quelque chose, on le fait. Alors allez jeter un œil rapidement, grâce au lien ci-dessous, afin de l’aider à être largement diffusé  lors de sa prochaine sortie en salle.(le nombre de visites étant retenu comme un critère)

www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

Coup de Glougueule : Dominique Derain porte le pet.

Vendredi 19 septembre2008

LE VIN : du savoir-faire à l’arbitraire …ou secousse de 20 sur les chais des riches terres…

Nous sommes des paysans qui par la connaissance et l’expérience de nos pères et grands pères arrivent sur les rivages du monde. Nous avons laissé nos vaches, nos poules, notre cochon et nos céréales pour nous consacrer uniquement à la culture de la vigne.

Le vin qui nous abreuvait hier est maintenant vendu dans le monde entier. Son originalité en fait un produit toujours exceptionnel et très atypique, ce qui a éveillé et éveille encore la curiosité hors de nos frontières. Cet esprit même de plaisir reste notre force que la vigne puise dans nos finages, sur les pentes de nos coteaux au climat si particulier.

C’est cette subtile alchimie qui différencie le vin d’autres produits agricoles. C’est dans cette attitude que nous réussissons à donner le goût de l’aventure aux professionnels du vin ainsi qu’aux néophytes. Aujourd’hui, gardons bien cela en mémoire pour agir dans la compréhension des mystères du vin.

Le marketing n’est qu’une finalité de notre travail et non le début. Préservons les différences, les nuances, la pureté.
Que voulons-nous d’autre ? Que cherchons-nous à vouloir couper la branche sur laquelle nous sommes ? (Lire la suite…)