Articles avec le tag ‘michel tolmer’

Mimi, Fifi & Glouglou à Bordeaux

jeudi 19 décembre2013

Signature à la librairie Mollat à BordeauxAvis aux amateurs de cabernet-sauvignon et de gags sans sulfites : la librairie Mollat à Bordeaux organise une signature vendredi 20 décembre à partir de 17h. Mimi, Fifi & Glouglou vont enfin boire du vrai vin !

Librairie Mollat 15, rue Vital Carles 33080 Bordeaux

Mimi, Fifi & Glouglou aujourd’hui en librairie

mardi 22 octobre2013

Les aventures de Mimi, Fifi & Glouglou enfin sur papier ! 96 pages pour apprendre tout ce qu’il ne faut pas savoir en dégustation. Un album sans sulfites, sans pesticides, mais avec une petite poire de Cazottes à la fin.

Couverture MFG-RVB

 » A l’heure où des émissions comme Cash Investigation, Envoyé Spécial, Zone Interdite fleurissent sur nos écrans, il serait bon de rappeler à tous ces surfeurs brillantinés, installés de fraiche date sur la vague de l’investigation, qu’il y a bien longtemps, Sabine Bucquet des Editions de l’Epure avait missionné Michel Tolmer pour une enquête en immersion totale dans le monde du vin.
Malheureusement, le responsable du département « Enquêtes Sensibles », par un jour de tempête, a chaviré la boîte qui renfermait les fiches des agents en mission. Ce n’est qu’à l’occasion du dernier grand ménage de printemps que celle de l’enquêteur Tolmer Michel a été retrouvée sous la corbeille des « dossiers urgents ». Coupé de sa base, en parfait soldat, celui-ci avait poursuivi sa mission.
Vous avez entre les mains la synthèse de plus de 20 ans d’enquête, Michel s’étant attaché plus particulièrement à l’art de la dégustation. Multipliant les expériences afin de conforter son jugement, sachant qu’en ce domaine règnent les plus beaux escrocs dans tout l’Empire de Bacchus.  »

Phil Keno, Villié-Morgon Herald

Les dessus de Table. La Galerie du Miam

mardi 16 avril2013

Il ne suffit pas de stocker la matière, multiplier les repas, en amonceler les photos, encore faut-il avoir du goût, et franchement ce n’était pas gagné. (suite…)

Mon beau voyage en Banyuls par une fin d’après midi d’août.

jeudi 8 novembre2012

Il ne suffit pas d’élever ses enfants en les perfusant au Tex Avery et aux Monty Python, en les gavant avec du W.C. Fields, en leur bourrant le crane de Gotlib et de Lefred-Thouron, encore faut-il leur rappeler de temps à autre que le dabe a toujours des idées pour égayer ses vieux jours. C’est pourquoi je peux dire avec une belle dose de forfanterie que cette journée du 1er Août fut très agréable. La découverte inopinée d’une enveloppe vide du service des impôts m’inspira tout de suite pour la mise en bouche. Une page Word, je cadre en haut à droite l’adresse de la victime et dessous, hors-champ de la fenêtre, en lettres capitales format maxi un petit message personnel. Je glisserai négligemment la missive dans la boite à lettres en rentrant.

Puis un texto anodin qui se voulait taquin me fournit la matière pour élaborer mon plat principal. Un certain M.T., de Paris XIV, faisait étalage d’un futur repas, dans un certain restaurant que nous affectionnons particulièrement et il me laissait entendre que l’impossibilité dans laquelle je me trouvais de l’y rejoindre ajouterait, sans nul doute, une dimension orgasmique à sa future extase gastronomique.

Un bon plan même s’il a échoué par le passé peut être réutilisé. Ça, j’en étais persuadé, si ma précédente tentative avait failli c’était par l’humain, non par la stratégie. Cette fois, je connaissais un homme dans la place, un allié occasionnel certes, mais dont l’étincelle dans l’œil  est comme une assurance tous risques. J’avais la certitude que mon stratagème fonctionnerait. C’est pourquoi une fois rentré du travail, ma douche prise, je me suis installé sous la tonnelle où traînent encore quelques effluves de jasmin, j’ai ouvert un Banyuls 2008 mise tardive du tandem Campadieu-Cantié du Domaine de la Tour Vieille et dans cette fin d’après-midi harassante, je me suis mis à boire lentement mais sûrement cette merveille qui a tôt fait de vous mettre le rouge aux joues. Je baignais délicieusement dans cette langueur d’un début d’ivresse quand j’entendis le résultat du passage à la boite à lettres. De la maison me parvenaient les injures que proférait Lucile, ma fille, à la vue du courrier du trésor public et leur témoignait par avance toute son affection : « Mais qu’est-ce qu’il me veulent encore? Ces enf…! ». Quelques secondes plus tard, je bénéficiai du même traitement : « Oh! le fourbe! Papa il faudra qu’un jour tu payes pour ça! » Il est regrettable que les enfants ne mesurent pas la part d’amour paternel et de tendresse profonde qui réside dans le mot « sucker » au beau milieu d’une page blanche. Pour me faire pardonner je lui ai servi un verre et tous les deux nous avons siroté accompagnés par les cigales.

Quant à notre ami Michel Tolmer, c’est un SMS nocturne qui m’a donné le résultat des courses : »Bravo fum…! T’a réuçi ton cou. Faux dire que j’ai était particulièrement naïffe » Hé oui! Michel ce fut cette fois trop facile. Quand M.T. et ses amis sont arrivés après une bonne heure de cocotte-minute à La Chassagnette, consigne avait été donnée par Michel Mialhe, directeur de salle, à la réceptionniste pour les accueillir chaleureusement mais leur signaler que la réservation était pour le 2 août et non le premier et que : « Vraiment désolé, mais le restaurant est complet!…… »……

Michel Mialhe dut intervenir, les Tolmer’s friends avaient enfilé la cagoule, dressé la croix de bois et, ne pouvant s’attabler, s’apprêtaient à le lyncher. Quel manque de savoir vivre, confondre dîner et amuse-bouche.

Le Club des Zincs fait du bateau

mardi 9 octobre2012

« Didont PQ, tu bosses demain? » …. »Eeeeuh! Non… Pourquoi? » … » Ça te dirait une petite balade en bateau du côté de Porquerolles? ». Cette sollicitude me touchait, cela me faisait plaisir que Mimi ait tout de suite pensé à moi pour aller boire en mer, mais il y avait dans l’intonation un surplus de velours qui me titillait. » Bon! Écoute… Il faudrait que tu viennes avec une carafe et…. six verres. On dit demain 11 h à la capitainerie du port du Lavandou. » Je le soupçonnais à raison; Mimi m’avait déjà fait le coup de la stoppeuse. Je trouvai Mimi derrière la capitainerie et derrière la capitainerie je trouvai un célèbre peintre de la capitale, un architecte haut de gamme et deux vignerons bordelais et bourgueillois.

Le Club des Zincs avait loué ce bateau, parfait pour la voile, mais complétement inadapté à la dégustation en mer. La veille, la table de camping, exténuée, s’était effondrée, entrainant verres, carafe et vieille cuvée de Selosse. D’où l’appel???

En quelques mots, un de ces loups de mer m’expliqua que l’absence de vent ne nous permettrait pas d’entreprendre cette grande course au large envisagée mais que nous jetterions l’ancre dans une crique toute proche en attendant une météo plus favorable à la pratique sportive de la voile. C’est donc au moteur, sous le plomb de ce terrible cagnard varois que nous sommes allés nous tanquer face au Fort de Brégançon.

Les bruits provenant de la cale me chuchotaient qu’une autre activité sportive avait été prévue. Sans qu’aucun ordre ait été donné, dans un bel ensemble, chacun trouva naturellement sa place et sa tâche. Table, planche à découper, saucissons, poutargue, couteaux, tire-bouchon, cigares, coupe-cigares, chalumeau. Je compris que l’heure était venue pour moi d’entrer modestement en scène, en sortant carafe et verres. Ebloui, j’avais face à moi une des formations les plus renommées qui existent. Que ce soit en formation ou en solo, chacun avait laissé son empreinte. Dans tout Paris, bon nombre de lieux de la nuit gardent encore les traces de ce quintet mythique.

Ce furent deux jours de rêve pour un modeste amateur comme moi. J’en profitai pour bien étudier leur technique, décomposer leurs gestes. A ce niveau de perfection, le don et l’inné ne suffisent plus, seul le travail permet d’atteindre ces sommets. Le temps et les circonstances ne les autorisent plus à se produire aussi souvent dans la capitale, mais si vous avez l’occasion d’assister à une de leurs sessions, foncez, c’est un spectacle rare, émouvant et d’une immense beauté formelle.

Mimi, profession mannequin

lundi 10 septembre2012

Un jour vient le temps du désamour. Alors, plus rien ne compte, on est prêt à tout pour tourner la page. On ne recule devant aucune bassesse.

Il s’en est fallu de peu ce matin-là. Cinq minutes, cinq petites minutes et la face de la mode en eût été changée à tout jamais. Il eût suffi que Karl ne prenne pas ce dernier café-calva pour se donner du courage avant de reprendre la route, pendant que Mimi attendait, tête basse, dans la mercedes. Sans ces cinq minutes, l’accident n’aurait pas eu lieu, Mimi se serait inéluctablement acheminé vers un lugubre destin.

Mais on ne se sépare pas si facilement de son mannequin emblématique, toutes ces années, ces défilés, ces moments de gloire.

1976 et cette collection intitulée : « Taille Unique », caractéristique principale : les mensurations requises 90-100-90.  « La Ligne Tonneau ».

1981 : Mimi qui menait en parallèle sa carrière de sculpteur, proposa à Karl le thème de l’emmaillotement. Les doigts éclatés habillés de bandelettes sanguinolentes inspirèrent Karl. « La mariée accidentée » fut incontestablement le clou de cette collection.

Et puis l’arrivée de l’éblouissante Inès de la Fressange, sa jeunesse, sa fraicheur et lentement, insidieusement Karl en vint à envisager la séparation.

Toujours est-il que par ce froid matin de janvier, lorsque vers 8h, Karl, parfumé au calva, percuta l’arrière de ma voiture, il était sur la route de la maison de retraite. Mimi, le nez éclaté, essayait tant bien que mal de contenir le flux sanguin, pendant que la Walkyrie lui braillait « Achhh! Mimi! Zaitu qué zai imbozible de vaire bartir du zang zur du guir blanc! Mimi ! ché déviens vou akozdédoi!  « . Touché par le désarroi du mannequin, je proposais mon aide. « Achh! Foubouvais pien en vaire zeguefoufoudrez, léméner à labattoir ou à la maizon de redraite! Bais tanzekala foutefrez brévoir eine tétomagement! »

C’est donc au poids et contre quelques billets de 100 que je sauvais Mimi d’une fin triste et longue comme un jour sans vin.

Depuis cet épisode, Monsieur Tolmer et moi-même le soignons, il a repris goût à la vie, son poil est à nouveau brillant et soyeux. Ah! il faut le voir gambader dans les caves la crinière au vent, marquant du pied les barriques où il décèle la moindre trace de volatile et de s’en délecter. Quand dans ses beaux yeux innocents, vous lisez cette joie de vivre, vous vous dites que votre passage sur terre n’aura pas été vain. Alléluia au très haut des cieux, Mimi est parmi nous!

Trois hommes en Collioure

mardi 21 août2012

De Collioure, après une heure de petites routes en lacets et un franchissement de frontière, même pas clandestin, nous étions en Espagne. C’est en file indienne que nous avons longé les murs des maisons basses d’Espolla, évitant au maximum la brûlure de ce soleil infernal. Habitué des lieux, Vincent entra le premier et entama la conversation en catalan avec le patron dont le ticheurte, déformé par les abdominaux, racontait la vie de ce printemps 2012. A peine installés dans la salle climatisée, la bouteille de rouge frais arriva en guise d’apéro. Ici pas de carte, pas de menu, il s’agit d’un restaurant de campagne, cantine des ouvriers du coin. Tomates, salade verte et un cortège de charcuteries locales, saucisson, boutifar, andouille,…. Pas loin derrière, une platée de délicieux petits escargots puis une tortilla accompagnées de la deuxième bouteille. L’ambiance sonore du lieu allait croissant à mesure que les bouteilles de la dizaine de table se vidaient. Tout le monde n’en était pas au même point. Visiblement les quelques gouttes de café que nos camionneurs de voisins ajoutaient à leur whisky leur échauffaient les oreilles, les obligeant à hausser le ton après chaque tasse. Pour nous ce furent de délicieux rognons de porc et une troisième bouteille. Mimi ayant réussi à conserver sa chemise intacte se lança le défi du jour en attaquant, par la face sud, un pied de porc à main nue et sans serviette. Moi je me suis rué sur un poêlon dans lequel des filets de morue avaient mijoté lentement accompagnés de tomates, oignons et olives noires. Le souvenir de ce plat reste très intense, les saveurs étaient fantastiques, l’ensemble avait pris tout son temps pour réduire et délivrer tous ses arômes et comme je sais me contraindre pour garder mon allure de jeune homme, j’en repris deux fois. Ce qui fait trois, je crois. Et quatre pour les bouteilles de rouge. La suite prévoyait une entrecôte et le patron regretta que Vincent ne l’ait pas prévenu car il nous aurait cuisiné une paella dont il a le secret. Repus je me trainais jusqu’à la caisse pour régler la note. Tout en marmonnant, le patron griffonna sur la fiche le montant : 102€.

102€ pour six, rien à redire, vraiment je ne peux pas dire que l’ibère ait été rude.

Restaurant ca la Manela – Plaça del Carmen – 17753 Espolla

Quand Reix attaque………..

dimanche 26 février2012

Hasard du calendrier, récemment Total et Glougueule annonçaient le même jour leur résultat 2011. Une grosse dizaine de milliards d’euros pour notre ami Trist’oeuf de Marjorie, Glougueule, quant à lui reste muet, s’interdisant de dévoiler ses bénéfices. Leader mondial du ticheurte vraiment très très drôle, notre mentalité de tueurs nous pousse à ne laisser aucun espoir à la concurrence, donc silence. Juste un renseignement pour vous donner un ordre d’idée de l’ampleur du phénomène Glougueule : Jacques Ferrandez a convoqué le charcutier niçois Pons, gardien de la tradition pied-noir et lui a fait prendre les mesures de son atelier afin qu’il le décorât de chapelets de boutifar et soubressade. Hervé Baru a changé le saphir de son Teppaz et s’est offert deux boites de gomina. Lefred-Thouron et Lindingre, arrivés en cours d’année ont, quant à eux, indiqué d’ores et déjà qu’ils reprendraient la même chose.

Envisager le marché d’après-demain, voilà notre devise. C’est pourquoi avec Michel Tolmer, spécialiste maison de la finance sur le long terme nous avons lancé une grande campagne de recrutement, objectif numéro un : Philippe Vuillemin. Chanel, il y a quelques années, s’était adjoint la collaboration de Vanessa Paradis, considérant le supplément d’âme que cet artiste apporterait à la déjà célébrissime société. Même réflexion, même démarche, même espoir. Qui mieux que Philippe Vuillemin pourrait à l’heure actuelle représenter Glougueule à l’international? Rendez-vous fut donc pris au Jeu de Quilles de Benoit Reix pour un petit-déjeuner de travail. Les négociations s’ouvrirent sur un Beaujolais blanc 2009 de Philippe Valette accompagné de lamelles de parmesan à différents stades d’affinage. Une fois à table, juste sous le comptoir afin de rester à portée de main du patron et surtout dans la zone de test, nous avons discuté des grands principes de notre future collaboration avec Les Florines de Jean-François Ganevat sur un velouté de châtaignes, pour le contrat type zone France un Morgon 2009 de Guy Breton avec quelque chose de très très bon aussi. Quant à l’international, Benoit nous a cloué la langue avec une fricassée de ris de veau, petits légumes et truffes arrosée par une Pinoterie 2010 du Domaine Prieuré-Roch. En fin de séance Benoit, Guillaume et Julien se sont assis à notre table afin de formaliser les résultats obtenus au cours de cette séance de travail acharnée. Leur aide nous fut précieuse. Au moment de nous séparer, Philippe nous a confié qu’il avait mangé là son plus meilleur petit-déjeuner.

Le Jeu de Quilles – 45 Rue Boulard _ 75014 Paris – Tél : 01 53 90 76 22

Un coup de Bistral.

mardi 14 février2012

Par ces temps de grands froids nous étions mon camarade Tolmer et moi-même en quête d’un lieu parisien accueillant et sincère. Un peu de chaleur humaine, une cuisine généreuse, un bon coup à boire et nous serions les plus heureux des hommes. Nous nous sommes ainsi retrouvés Rue Lemercier chez Alex, patron du Bistral dont seule l’enseigne se conjugue au singulier pour le reste envisagez le pluriel. Le hasard est parfois taquin qui avait fait venir à la même heure Arnaud Bradol des Fines Gueules. Stratégiquement cette configuration de départ laissait entrevoir beaucoup de possibilités, tout restait envisageable et ce, jusqu’au dernier moment, juste avant l’extrême-onction. Avec l’âge je sais que je devrais m’assagir, devenir raisonnable mais lorsque j’ai vu cette poêlée de crevettes grises noyées dans le beurre avec quelques brins de persil hachés pour tout linceul, mon côté normand est revenu au galop. Bientôt quarante ans d’exil volontaire au soleil, j’ai adopté la civilisation de l’olive et avec, tous les jeux qui tournent autour mais là, l’appel était trop fort. J’ai repiqué immédiatement, une intraveineuse, décharge fulgurante d’un cholestérol de première qualité, du Bordier pur. Non coupé, pour une reprise le risque était grand mais la structure anti-adhésive de mes artères à base de saindoux a résisté. Les yeux vitreux et le sourire béat nous en avons repris une deuxième et puis une troisième. Après quinze ans d’abstinence il ne me restait plus qu’à reprendre le tabac pour emprunter le raccourci qui me permettrait de ne pas avoir à attendre mes 60 ans révolus pour partir en retraite. Une douce quiétude m’envahissait, ne manquaient qu’un feu de cheminée et quelques poutres apparentes pour me transporter cinquante ans plus tôt dans la ferme de mes grands-parents au fin fond du Calvados. Alex, homme généreux exauça mes deux vœux, palliant le feu de bois par un combustible moins solide mais tout aussi efficace, alimentant notre chaudière régulièrement de superbes bûches. Quant aux poutres apparentes la livraison se fit en fin du repas. Un convoi exceptionnel, un modèle flamboyant gainé de rouge, une super-structure digne d’encaisser des contraintes extrêmes, du biton armé de premier choix. Visiblement un homme de savoir, ce qui ne nous étonna en rien, Alex ayant toujours su choisir ses fournisseurs au sommet de leur art. Vers 18h nous dûmes les quitter à regret pour affronter la froidure et les embruns de comptoir qui nous attendaient à la Quincave.

Le Bistral  –  82 Rue Lemercier  –  75017 Paris  –  Tel : 01 44 85 91 99

Mystère de la nature : le vinipare

jeudi 24 novembre2011

Au cours des épisodes précédents, nous nous étions posé déjà pas mal de questions auxquelles nous avions pris soin de ne pas répondre complètement quant aux mystères que laisse entrevoir Michel TOLMER, et avions tenté de découvrir le secret de son éternelle jeunesse. J’ai eu la chance, l’été dernier, d’assister à une de ses phases de migration estivale que peu de scientifiques ont pu suivre. (Ne les avez-vous jamais entendu affirmer : « P….! TOLMER faut le suivre! »)

Je vous ferai grâce de toute la période d’approche, dont la durée extrêmement variable pourrait vous mettre les nerfs à vif. Il est important, lors des jours précédents, de déposer aux abords de son antre, nid, caverne, le lieu étant de nature indéfinissable,  toutes sortes d’objets qui, par leur présence, sauront attirer son attention et surtout vous permettre de vous fondre dans le paysage. Tout ceci pour vous dire que je suis en mesure aujourd’hui de vous révéler l’origine véritable de Michel TOLMER.

Contrairement à ce que certains ont avancé, il ne vient pas d’une autre planète, comme pourraient le laisser envisager son rythme cardiaque et sa tension incroyablement basse (2 selon une étude commanditée par l’agence L.D.P. menée jeudi dernier sur plusieurs échantillons). Non ! Le Michel TOLMER est en réalité vinipare. Il semblerait que l’embryon, après incubation en foudre de 24 mois, fasse place à un être à la nature incertaine qu’il m’a été impossible de cerner avec précision, d’ailleurs le seul cliché exploitable que vous trouverez ci-joint vous confirmera l’immense incertitude qui m’habite. Il se pourrait que la présence dans son milieu naturel de nombreuses levures favorise un processus de régénérescence des cellules.

Seule photo, à ce jour, du Tolmer au cours de son cycle de renaissance, réincarnation.